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12 mai 2009

Proximité

Cela m’agace toujours un peu, quand j’entend un (ou une d’ailleurs) élu justifier ses multiples mandats par un souci de « proximité », comme si un (ou une d’ailleurs encore) député dépourvu de mandat local serait coupé de ses électeurs s’il n’était en plus ni maire, ni conseiller municipal, ni conseiller général, ni président de telle ou telle Intercommunalité.

            Mon irritation grandit quand il s’agit du parlementaire européen élu d’une circonscription comptant comme la notre, celle du Sud-Ouest, 3 régions, 18 départements et qui siège en trois endroits, Bruxelles, Strasbourg et aussi Luxembourg même si ce lieu est aujourd’hui tombé en désuétude.     

            C’est ce que je me disais hier matin, au fond des montagnes d’Ariège en campagne avec les colistiers de la liste conduite par le socialiste Kader Arif. Et j’évaluais les chances qu’avait le fermier qui nous recevait avec beaucoup de gentillesse dans son exploitation, de revoir au cours de la prochaine législature l’un des 2 ou 3 députés qui seront élus  aux côtés de Kader Arif le 7 juin prochain.

            De deux choses l’une. Ou le parlementaire national ou européen remplit le mandat de « proximité » d’un  élu local ou il exerce avec ponctualité et diligence les fonctions de législateur que lui ont assignées ses électeurs. Dans ce cas, rien ne l’empêche de s’appuyer sur le réseau des élus locaux pour assurer, au travers d'eux le relais avec ses  mandants.

            Car, si une campagne « de proximité » trouve sa justification dans la recherche du suffrage des citoyens, c’est quand les politiques abandonnent le terrain à Bruxelles, que les « technocrates »  s’emparent du pouvoir.

Sauf si quelque Evelyne Gebhardt traîne par là. Possible, parce que qu'en Allemagne on ne cumule pas! (Voir "Evelyne Gebhardt, vous connaissez?", 9 mai 2009).