statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19 juin 2016

Femmes au pouvoir

Femmes au pouvoir.pngMerci à Alain Doudiès, ancien journaliste à Montpellier pour cette photo qui parle d'elle même! Conférence de presse sur le «plan Marshall pour l’emploi dans le BTP». Autour de Carole Delga, Présidente de la région LrMp, Syvia Pinel, Première Vice-présidente (en rouge), et de gauche à droite, Nadia Pellefigue, Agnès Langevine et Béatrice Négrier, Vice-présidentes.

Cinq femmes donc, pour le secteur du Bâtiment (BTP).  Une photo inimaginable il y a peu.

04 juin 2016

Première Assemblée régionale des femmes de LrMp, le 24 septembre 2016 à Colomiers (Haute-Garonne)

Le samedi 24 septembre 2016 sera une date importante pour l'Association que j'ai l'honneur de présider. Ce jour-là, à Colomiers (Haute-Garonne), à l'invitation de sa Maire, Karine Traval-Michelet (Photo 1), L'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon étendra ses compétences à l'ensemble des 13 départements de la Nouvelle Grande région LrMp dont elle prendra alors le Nom.anru-2016-05-13_bref.jpg

D'une part, le choix de la Ville de Colomiers (40 000 habitants), deuxième commune  de la Haute-Garonne après Toulouse, dirigée depuis 2014  par une femme maire est le symbole des avancées obtenues depuis 15 ans par les lois dites sur la parité. Et dès lors, un lieu emblématique pour procéder à cette transformation.

FullSizeRender.jpgD'autre part l'élection à moins de deux ans d'intervalle d'une deuxième femme issue du même département, Carole Delga, ancienne ministre, (Photo, au centre) à la tête de cette Nouvelle Grande région (6 millions d'habitants) commande l'adaptation de notre Association aux lois de Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe). La Présidente Delga sera ce  24 septembre à Colomiers,  à nos côtés pour porter ensemble notre Nouvelle Assemblée, nos nouvelles ambitions.  

L'organisation d'une  Table ronde présidée par Françoise Dumas, députée du Gard (Photo 3) mettant en avant la place des femmes dans la vie économique régionale,606202.jpg ainsi que la présentation, en présence d'une représentante du Ministère de l'Intérieur, d'une Etude (inédite) sur l'évaluation de la place des femmes dans les Intercommunalités de LrMp - étude réalisée en collaboration avec Aurélia Troupel, Maîtresse de Conférence du Département de Science politique de  l'Université de Montpellier 1 -, devraient nourrir notre réflexion et nos travaux, prévus de 10 heures à 15 heures (déjeuner organisé à la diligence de la Ville de Colomiers), avant la remise solennelle des insignes de Chevalier de l'Ordre national du Mérite à Muriel Cabrit, militante des Droits des femmes de (l'ancien) Midi-Pyrénées.

Cabrit traval.png

(Photo 4 : Muriel Cabrit et Karine Traval- Michelet, Maire de Colomiers)

Une invitation officielle, ainsi que le programme détaillé de la Journée  parviendra aux personnes intéressées dans les semaines à venir.

Dans l'attente, je souhaite que vous sauvegardiez la date du samedi 24 septembre 2016 à Colomiers (Haute-Garonne).

Votre participation nous est infininement précieuse.  

Par ailleurs, -si vous ne l'avez déjà fait -, le règlement de votre cotisation 2016 qui témoigne de votre soutien, demeure, parce qu'il nous apporte les moyens nécessaires, la condition du succès de cette manifestation.

Je vous engage donc à en effectuer le paiement au moyen du bulletin de cotisation 2016 joint.

Vous en remerciant très vivement. Bulletin de cotisation 2016.pdf

12:22 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2016

Une condition du Pacte républicain

Partant du principe que la parité dans les Ordres nationaux (Légion d'Honneur et Ordre national du Mérite) est une condition du Pacte républicain, le Réseau "Demain la parité", animé par Colette Kréder, ancienne Directrice de Polytechnique féminine, a évalué comment la dernière promotion de l'Ordre national du Mérite (le Décret signé du Président de la République, François Hollande est  paru au Journal Officiel du 15 mai 2016) a intégré cet objectif. L'étude fort bien faite passe au crible les nominations et les promotions ministère par ministère. Mérite 15 mai 2016 Demain La Parité.pdf

Globalement, 1170 Croix ont distingués 611 hommes et... 559 femmes, ce qui nous conduit à un taux de féminisation (honorable) de près de 48%.

Mais à y regarder de plus près, le différentiel portant sur 62 femmes en moins trouve son origine dans la promotion du  Ministère de la Défense dirigé par Jean-Yves Le Drian (108 hommes pour 17 femmes) qui accorde aux femmes 15,74 % des distinctions, un taux certes très bas en regard de la parité,  mais à rapprocher de la place que les  femmes occupent aujourd'hui dans les Armées : elles représentent en 2014, 15, 4% des effectifs soit deux fois plus qu'en 1995. Ainsi, aujourd'hui, l'Armée française est l'une des plus féminisées d'Europe.

Un réel effort de féminisation fait par les autres Ministères rattrape ce "retard"; les plus performants étant ceux des Outre -Mer (Mme Pau Langevin);  de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, de la Fonction Publique (M. Kanner), des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes (Mme Rossignol), de l'Economie, de l'Industrie, et du Numérique (M. Macron) de l'Aménagement du Territoire, de la ruralité et des Collectivités Territoriales (M. Baylet); de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social (Mme El Khomri), de la Justice (M. Urvoas); des Affaires Sociales et de la Santé (Mme Touraine); de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Récherche (Mme Vallaud Belkacem).

De son côté, l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité, se félicite de la nomination de trois de ses membres : Yvette Fabre (Ancienne maire d'Auriac, Aude) et Virginie Houadec (Conseillère pédagogique, Figeac, Lot) au grade de Chevalier; et Christine Pujol, Présidente du Groupe Hôtels-Cité, à Carcassonne et à Toulouse, au grade d'Officier.

21 mai 2016

10% et 13 lignes...

Les femmes journalistes du Club de la presse de Montpellier ont démontré que 71%  des postes de chefs (directeurs d'antenne, de publication, de rédacteur en chef, de chef d'agence...) étaient occupés par des hommes... Elles présentaient hier à Montpellier le résultat de deux ans de travail en jetant un éclairage cruel sur "les premiers rôles dans les médias" : les femmes figurent au premier plan d'information dans seulement 10% des cas.

Le quotidien régional de référence Midi-Libre en apporte ce matin la preuve par l'absurde.

La soirée de présentation de ces travaux qui a déplacé hier dans une salle du  Gaumont Multiplexe plus de 500 personnes, fait l'objet ce matin de 13 lignes en page Région, pas une de plus.

Scan ML 21 mai.jpg

Il est vrai que les organisatrices et leurs invité-e-s n'ont pas passé la soirée à mutuellement se congratuler ou à distribuer prix et récompense divers, mais à mettre le doigt sur une discrimination flagrante envers les femmes.

Il reste encore aux femmes journalistes à aller plus loin. C'est à dire à donner les raisons de fonds  de  leur nécessaire présence aux plus hauts postes de décision.

 

11 mai 2016

Misogynie et politique

Il y a quelques mois, à l’Assemblée nationale, un député caquetait en imitant le cri de la poule pendant qu’une de ses collègues intervenait en séance, d’autres brocardaient une femme ministre parce qu’elle avait revêtu ce jour-là une jolie robe fleurie, une sénatrice au micro était interpellée d’un grossier « qui c’est celle-là ? », et au tournant du siècle dernier encore, une femme députée qui se levait dans l’hémicycle était sans coup férir apostrophée d’un concert d’ignobles « à poil » !

Au même tournant du siècle, la Constitution a été modifiée. Le 6 juin 2000, une loi (votée par la Majorité de Lionel Jospin) a été adoptée pour mettre un terme à la domination masculine dans les assemblées élues. Et, si 15 ans après, l’actuel Gouvernement est bien paritaire, si l’égalité de représentation existe bien tant dans les Conseils municipaux, régionaux, départementaux que leurs exécutifs, force est de constater que les premières responsabilités exécutives restent verrouillées : aucune femme n’a jamais présidé l’Assemblée nationale, le Sénat ou la République et, aujourd’hui encore, 84% des maires sont des hommes ainsi que 90% de départements et 75% des présidents de régions métropolitaines.

Quant au Parlement, pourquoi se gêner encore puisque les hommes sont largement dominants (75% des élus) et le font bien sentir aux femmes, ne se privant outre de monopoliser la parole, de balancer quelques plaisanteries graveleuses du haut des bancs pendant les séances.

Seule la vraie parité mettra fin à cette dominance masculine dans l’espace politique, à condition que les partis en expriment clairement la volonté. La décision du Président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone qui a exigé moins de 5 heures après la publication des articles de presse concernant ses manquements, la démission du Vice-président Denis Baupin, est exemplaire. Comme d’ailleurs la dignité de l’épouse de ce dernier, Emmanuelle Cosse, femme politique et Ministre du Gouvernement de Manuel Vals.

Les investitures accordées par les partis pour les prochaines élections législatives prévues en mai 2017, feront figure de test. Par huit fois des femmes victimes d’agressions et de harcèlement sexuel viennent de dénoncer le Parlementaire EELV en question.

La loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes prévoit de retenir 75% du montant de  leur dotation publique aux partis et formations politiques qui ne présenteront pas autant de candidature de femmes que d’hommes aux élections législatives. Gageons, parce que la note de « l’imparité » va dès lors devenir salée, que les responsables politiques vont hésiter à s’acheter des « indulgences » comme ils le faisaient régulièrement en se limitant à payer les pénalités.

Gageons encore qu’au fur et à mesure de l’approche des élections présidentielles et législatives, les langues des femmes vont se délier… pour révéler d’autres histoires au grand public. Et par là même exiger des responsables qui choisissent les députées, non seulement une parité de candidature, mais une parité des élues.

A l’occasion des élections législatives de 2012, l’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité avait fourni sous forme d’un rapport très travaillé, un mode opératoire pour y parvenir. La méthode demeure valide aujourd’hui. 2011 Rapport Legislatives 2012 Janvier 2011.pdf