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26 novembre 2016

Conseil d'administration

Le nouveau Conseil d'administration de l'Assemblée des femmes d'Occitanie -Observatoire régional de la parité élu le 24 septembre à Colomiers (Haute-Garonne), s'est réuni à Carcassonne (Aude) le 18 septembre 2016 en présence de Tamara Rivel Vice-présidente du Conseil départemental de l'Aude.

Il a désigné un nouveau bureau intégrant des équilibres paritaires femmes -hommes et des équilibres de représentation territoriale :

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Photo 1 : de gauche à droite, Marie-Jo Paliès (Aveyron), François Escalé (Haute-Garonne), Françoise Brunel (Gard), Michèle Berthe Monnier (Hérault), Roland Garrigues (Tarn et Garonne)

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Photo 2 : de gauche à droite, Tamara Rivel, Jacques Montagné (Conseil départemental de l'Aude), Monique Barbe (Aude), Magali Lacube (Ariège), Marie-Josée Aparicio (Aude), Marie-Jo Paliès (Aveyron), François Escalé (Haute-Garonne) 

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Photo 3 : Christine Pujol, Présidente du Groupe Cité-Hôtels, Carcassonne, Conseillère régionale d'Occitanie et Claude Courrière, ancienne maire de Montolieu (Aude)

Le nouveau Bureau :

Présidente : Geneviève Tapié (Hérault)

Vice-président : Roland Garrigues (Tarn et Garonne)

Secrétaire générale : Monique Barbe (Aude)

Secrétaire général adjoint : François Escalé (Haute-Garonne)

Trésorière : Michèle Berthe Monnier (Hérault)

Trésorier adjoint : François Gimenez (Aude)

Revue de presse :

MIdi Libre-151116.pdf

La Dépêche Grand SUD 19 novembre 2016.pdf

Midi Libre-Region 21 nov. 2016.pdf

Midi-Libre Carcassonne 23 novembre 2016.pdf

L'Indépendant Carcassonne 23 novembre 2016.pdf

 

25 novembre 2016

Le cadeau

C'est aujourd"hui la Journée contre les violences faites aux femmes. Partout dans le pays des initiatives sont prises pour lutter contre ce fléau qui gangrène notre société. Le Ministère des Droits des femmes vient le lancer un nouveau plan d'action.

Mais en même temps, la Justice nous fait le cadeau de refuser la liberté à une femme, battue, violentée durant pendant 46 ans par un mari qu'elle a fini, dans un geste fou, par assassiner. La Cour d'Appel de Paris vient de rejeter en quelque sorte la grâce présidentielle de janvier qui aurait dû conduire Jacqueline Sauvage, puisqu'il s'agit d'elle, à accéder à une liberté conditionnelle.

La cadeau est-il fait aux milliers de  femmes mortes sous les coups?  A l'instar de Marie Trintignant sous ceux d'un (célèbre) compagnon prestement libéré trois ans après les fait? Ou encore au Président de la République François Hollande?

Pour avoir exprimé dans un très beau livre ce "Qu'un président ne devrait pas dire..." ?

21 novembre 2016

Femmes maires d'Occitanie

Marie-Pierre Pons.pngC'est Hussein Bourgi, Conseiller régional d'Occitanie qui l'annonce avec fierté : le Département de l'Hérault comptera désormais une femme -maire de plus  : Mairie-Pierre Pons (Photo), Conseillère départementale de l'Hérault, a emporté hier l'élection municipale partielle organisée à Cessenon (Hérault) à la suite du décès récent du Maire élu en mars 2014.

Selon les analyses effectuées par l'Observatoire régional de parité, animé par l'Assemblée des femmes d'Occitanie, Femmes maires élues 2014.pdf , Marie-Pierre Pons sera la 49 eme femme- maire de ce département qui en dénombrait 14% à l'issue du dernier renouvellement municipal.

Pour mémoire, la France entière compte aujourd'hui 16% de femmes -maires;  15,51% d'entre elles siègent en Occitanie, dont 16, 73 dans l'ancien Midi-Pyrénées et 13, 2% dans l'ancien Languedoc-Roussillon.

De larges marges de progression vers la parité existent encore !

L'Assemblée des femmes -Observatoire régional de la parité d'Occitanie adresse à Marie-Pierre Pons ses vœux de plein succès.  

20 novembre 2016

65 artistes derrière François Hollande

65 artistes, sportifs, chercheurs, entrepreneurs..  dont  entre autres personnalités de premier plan, Catherine Deneuve, Benjamin Biolay et Juliette Binoche , ont signé un soutien franc à François Hollande dans un texte " Stop au Hollande Bashing" paru aujourd"hui dans le Journal du Dimanche.

ils soulignent la stature d'homme d'Etat incarnée par le Président lors des "épouvantables tragédies que notre pays a traversées", dressent notamment (à côté du non-cumul des mandats, un principe à rappeler aux impétrants à l'investiture des partis pour les élections législatives),  un  bilan important du quinquennat, dont "le renforcement de l'égalité professionnelle entre femmes et hommes, l'extension de la parité dans les conseils départementaux, le remboursement complet de l'IVG et de la contraception, une meilleure protection des femmes contre le harcèlement sexuel"... en particulier.

Face à la déformation de tout cela, face au procès quotidien instruit à charge "par des injures et des mensonges ignobles", je joins ma parole à celle des 65 signataires, leur pour affirmer avec eux que François Hollande a droit au respect comme tout citoyens, et comme Président de la République.

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Le Journal du Dimanche, 20 novembre 2016

29 octobre 2016

La gauche la plus bête du monde

« Le chef de l’Etat n’est pas pire que ses prédécesseurs et son bilan n’est pas si négatif qu’on le proclame, pourvu que l’on lise attentivement ses confidences récentes ».

Comme Sylvia Ullmo, professeure honoraire de civilisation américaine, l’écrit dans Le Monde (daté dimanche 29- Lundi 30 octobre 2016), j’ai lu le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Journaliste au Monde) « Un président ne devrait pas dire cela … » (Stock). Et comme elle, j’en conclus que tous les compulseurs qui se sont ces derniers jours déchaînés contre François Hollande à coup de « réprobations et condamnations » n’ont pas lu ce texte (Trop long ? Trop fatigant ? ). Et surtout ne connaissent pas son contexte.

La preuve ?

Selon eux, Najat Vallaud –Belkacem se serait vexée de s’entendre dire qu’elle n’était pas une intellectuelle ? Jean-Marc Ayrault d’avoir été jugé trop soumis ? Quant au Président, il aurait lâché des paroles peu flatteuses sur les magistrats ?

La vérité est autre. Non seulement Sylvia Ullmo le démontre, mais je suis allée, page par page encore le vérifier.

Najat Vallaud-Belkacem ? François Hollande a bien dit que ce n’était pas « une intellectuelle », mais dans une phrase admirative : « C’est quelqu’un d’extrêmement déterminé » « Elle travaille, elle est claire, simple, solide ; rien ne l’arrête… elle me rappelle Ségolène dans les années 1980, avec plus de force… dans ce gouvernement, de sa génération, c’est elle qui a le plus de volonté » (pages 121 et 122). Le portrait est juste, je puis en témoigner.

Jean- Marc Ayrault dont François Hollande aurait parlé avec commisération ? Ecoutons le Président : « Les Français ne le connaissent pas… c’est très injuste. Il était un vrai premier ministre, pas un ministre soumis, d’apparence, de façade, collaborateur… ». Pas un François Fillon, en quelque sorte, précise l’auteure de l’article !

Et à son sens, l’art de tordre la parole, de la couper de son contexte pour mettre en exergue ce qui peut nuire au Président trouve son apogée dans « l’algarade contre les magistrats ».

Que penser du collège de magistrat qui s’opposa à une grâce présidentielle du Chef de l’Etat pour refuser la sortie de prison anticipée d’une femme ; Jacqueline Sauvage meurtrière d’un époux après 40 ans de violences subies ?

Mais ce n’est pas cela dont il s’agit.

Dans le moment que rapportent Davet et Lhomme, François Hollande défend sa ministre Christiane Taubira, malaimée des syndicats de magistrats, accusée par la droite d’avoir manigancé des poursuites contre Sarkozy. C’est une injustice énorme pour qui connait Christiane Taubira. Alors le Président s’enflamme : la justice est une « institution de lâcheté… tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… on n’aime pas la politique ». Car c’est bien ce que Hollande reproche aux magistrats, prétendre être « la justice même » sans se salir à « faire de la politique »…

L’article de Syvia Ullmo dresse aussi l’inventaire d’un tourbillon de critiques plus infondées les unes que les autres. La médiocrité ? Non, j’ai vu comme elle page par page se dessiner la portrait d’un homme « modestement exceptionnel (et exceptionnellement modeste) », profondément humain (et « l’affaire Jacqueline Sauvage » en témoigne), un homme qui disposant d’un éventail de pouvoir mis à sa disposition par la Constitution « n’a jamais voulu se venger ou poursuivre ceux qui l’insultaient ». Il y aurait eu pourtant à faire ! Mais il lui a manqué une qualité : celle essentielle à celui qui officie dans les hautes sphères politiques, la haine.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont établi au début de leur livre un bilan de la présidence hollande. Ce n’est pas rien : retour partiel à la retraite à 60 ans, emplois d’avenir, fin du délit de solidarité aux sans-papiers, crédit impôt recherche pour les PME, création de 1000 emplois annuels pour la gendarmerie et la police, mariage pour tous, sécurisation des parcours professionnels, mesures pour la moralisation de la vie publique et la généralisation de la parité –notamment dans les conseils départementaux et ce n’était pas une mince affaire face à des élus locaux peu enclins au changement-, CICE, pacte de responsabilité, sans parler de l’inflexion de « cette maudite courbe du chômage ».

Alors le destin de François Hollande – qui n’a pas manqué d’essuyer les attaques de son propre camp : les ministres insoumis, les frondeurs… - semble bien illustrer l’histoire de la gauche la plus bête du monde. Et si elle se prépare demain à voter pour la droite, elle ne faut surtout pas qu’elle oublie que la droite ne manquera pas d’administrer une politique de droite, tant et si bien que les réformes de la loi El Khomri apparaîtront alors comme insignifiantes…