statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12 janvier 2016

Les banquières

Les femmes du Groupe BPCE (Banque populaire/Caisse d’épargne), ont décidé de réunir les forces de leur LesElles-GBPCE.jpgréseaux pour « accélérer l’agenda de la mixité » dans ce secteur bancaire. En créant sous forme d’association « Les Elles du Groupe BPCE », leur objectif est de fédérer les femmes du groupe.

A la barre de ce navire qui devra sans coup férir se frayer un chemin parmi les écueils et les récifs de la parité : deux banquières , Nicole ETCHEGOINBERRY(Photo 1 ) et Christine FABRESSE (Photo 2)  Présidente du directoire de la Caisse d'Epargne Languedoc- Roussillon.

 Nicole-Etchegoïnberry-vignette_jpg-765x510-1447079748.png

MS4_8443-2-200x300-1445419702.jpg

Les deux m'ont fait l'amitié de me permettre, en me donnant la parole, d'inaugurer leur tout nouveau Blog.

En "chef de guerre", paraît-il !!!!

www.lesellesdebpce.fr

05 janvier 2016

La PrésidentE

carole-delga-a-ete-elue-sans-surprise_1731731_667x333.jpg

Si plus de 100 journalistes se pressaient hier matin à l’Hôtel de Région à Toulouse, pas un n’a trouvé utile de préciser que peu après l’heure de midi ce 4 janvier 2015, un tremblement de terre venait de secouer la nouvelle Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, emportant d’un seul souffle, bref, immense, les poussières de tant d'années de préjugés. Le nouveau Conseil régional Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées venait d’élire à sa Présidence une femme Carole Delga.

C’est plus une Révolution qu’un tremblement de terre qui nous a secoué, tant la chose, ici, est d’importance, tant le moment est historique : depuis l’élection des premières Assemblées régionales en avril 1974, jamais une femme n’avait accédé à cette fonction suprême, pas plus à Toulouse qu’à Montpellier ; y penser même en ces temps-là aurait relevé du ridicule, voire de de l’incongruité.

Mais en l’espace d’un an, soudain, les vents ont tournés. Ils sont, de contraires devenus favorables, tant Carole Delga en moins de onze mois a réussi deux énormes prouesses : celle d’obtenir (en février 2015) une investiture pour conduire le challenge des élections régionales au cœur d’un grand parti susceptible de l’emporter, le Parti socialiste ; celle d’arracher la victoire au Front national pour avoir su, avec compétence, intelligence, efficacité et efficience, créer les conditions politiques du rassemblement de la gauche, une affaire pourtant estimée en son temps  « bien compliquée… pour une femme … », pensez donc !!!!

Alors hier, pressés dans la tribune des invités personnels, aux côtés de Brigitte et Martin Malvy, nous étions, après le vote des conseillers, à l’instant du décompte des voix, quelques-uns à dénombrer, le cœur un peu battant, mentalement, méthodiquement et en silence, le défilé des bulletins « Carole Delga », jusqu’à l’instant suprême où la majorité absolue a été atteinte.

Alors, nous avons su qu’une Présidente était née ! Alors, lentement, calmement, elle s’est levée de son banc, sa frêle silhouette dressée vers le ciel et j’ai vu dans ses mains ouvertes toute la gloire d’une femme offerte au tonnerre des applaudissements. Nous étions tous, toutes, debout… galvanisés par les bravos, longtemps, longtemps, jusqu’à laisser place, doucement, à l’émotion et à la fierté.

Au nom de toutes les femmes !

 

 

04 décembre 2015

Appel a toutes les femmes !

Dans la Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, un sondage (IPSOS/SOPRA STERIA pour le Cevipof et « Le Monde ») donne le Front national en tête pour le premier tour des élections régionales des 6 et 13 décembre avec un score préoccupant de 34%.

J’en appelle à toutes les femmes !

L’inquiétude, l’effroi ou la peur ne justifient pas que les suffrages de 26, 8% d’entre elles se portent vers l’extrême droite dont les programmes se révèlent mortifères pour leurs droits personnels et fondamentaux : le Front national qui remet en cause le droit des femmes à disposer librement de soi recherche insidieusement à les priver de leur autonomie, de leur indépendance économique en les renvoyant dans leurs foyers.

Alors, réfléchissons aux enseignements de l’histoire !

C’est là, tout près de chez nous, qu’en Espagne, au fil des évènements historiques du XXe Siècle, la femme s’est vue tour à tour reconnaître puis nier tous ses droits. De 1931 à l’avènement de la Seconde République où les espagnoles obtenaient le droit de vote (13 ans avant la France)  à 1939 où l’extrême droite du Général Franco les replongeaient dans une situation d’infériorité juridique et sociale jusqu’à sa mort en 1975.

J’en appelle à toutes les citoyennes !

Défendre les droits des femmes, c’est un engagement de chaque instant et à tous les échelons de la vie politique, et ce combat pour l’égalité c’est le combat de la gauche et des esprits éclairés.

Et cet engagement aujourd’hui, pour moi, c’est, une femme, Carole Delga !

 

 

01 décembre 2015

L'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité ... rend compte de ses travaux !

Compte rendu version courte.pdf

Compte rendu revue de presse.pdf

Le compte rendu intégral de l'Assemblée générale de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité, et de la Table ronde "La loi du 4 août 2014 sur l'égalité réelle entre les femmes et les hommes" qui a mesuré un an après, les avancées pour les femmes en présence du Rapporteur du projet de loi, le 479521949.jpgdéputé Sébastien Denaja (photo), est maintenant disponible (voir ci -dessus).

PHOTO GARRIGUES Delga Tapie 2 oct 2015.jpgL'ensemble de ces travaux qui ont eu lieu à Bram (Aude), à l'invitation de Claudie Méjean, maire, a été conclu par Carole Delga (photo), ancienne ministre et députée de la Haute-Garonne.

Candidate à la présidence de la future région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, Carole Delga a présenté pour la première fois ses orientations et ses convictions ("Les femmes doivent rester maître de leur destin"), pour les droits des femmes et l'égalité entre les femmes et les hommes.

Pour une nouvelle région, une nouvelle façon de voir.

29 novembre 2015

François Hollande sur tous les fronts pour défendre notre modèle social et républicain

Tribune publiée le Dimanche 29 Novembre 2015 (Marianne) par Dominique Villemot, Avocat, président d'honneur de l'association Démocratie 2012 et auteur de La gauche qui gouverne (Privat).

 

hollande.jpg

François Hollande lors de la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de Paris, le 27 novembre. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Dire que la France n’est pas une nation comme les autres n’est pas faire preuve de chauvinisme ni de nationalisme. La République est un concept typiquement français qui se caractérise par un attachement à des valeurs communes : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. S’y ajoute une solidarité nationale envers les moins favorisés, via un système fiscal et social le plus redistributif de tous les pays. Historiquement c’est la gauche qui a fait progresser l’idée de République au XIXème siècle, et de solidarité sociale au XXème. 

Ce modèle est aujourd’hui menacé.  

La mondialisation financière menace notre système de solidarité car notre pays a été mal préparé à affronter ce défi. Pendant que Gerhard Schröder profitait de la croissance du début des années 2000 pour effectuer en Allemagne les réformes indispensables, la droite a laissé notre compétitivité se détériorer. Dès 2012 François Hollande a dû engager la baisse du coût du travail et du déficit budgétaire dans un environnement économique très difficile. Cela a demandé des efforts importants aux Français. Les résultats apparaissent : la croissance repart, le déficit du commerce extérieur se réduit, le chômage se stabilise et les impôts baissent pour les moins favorisés. Mais cela n’empêche pas la droite de proposer maintenant de remettre en cause notre système social, on le voit déjà dans les programmes de ses candidats aux élections régionales (baisses des aides sociales, remise en cause de la gratuité des livres scolaires pour tous). 

La deuxième menace vient bien entendu du terrorisme islamiste qui s’attaque à nos valeurs fondamentales, comme l’égalité ou la laïcité. Là aussi notre pays a été mal préparé à affronter ces attaques. La droite avait en effet affiché un discours sécuritaire, tout en diminuant les moyens de nos services de sécurité (suppression de 10.000 emplois dans la police et la gendarmerie). Dès 2012 François Hollande a recréé des emplois dans les forces de sécurité, a fait voter deux lois antiterroristes (en 2012 et en 2014) et engagé nos forces armées dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Après les attentats de janvier, il a fait adopter une loi sur le renseignement et fait intervenir nos forces aériennes contre Daech en Syrie. Après les attentats de novembre, il a décrété l’état d’urgence, accéléré les créations d’emplois dans les forces de sécurité, intensifié la lutte contre Daech et est intervenu au niveau européen pour renforcer les contrôles aux frontières. 

La troisième menace vient de l’intérieur, du national-populisme, de ceux qui veulent remettre en cause les règles du Vivre ensemble, qui veulent identifier ceux qui ne sont pas comme les autres (comme à Béziers en recensant les enfants selon la religion qu’ils sont supposés pratiquer du fait de leur nom), qui stigmatisent les pauvres, qui prônent le repli sur soi, la sortie de l’euro…Déjà dans les années 1930 ces forces-là ont tenté de remettre en cause le modèle républicain. Qui ne voit que c’est justement ce que les terroristes cherchent : que nous nous divisions, que nous abandonnions nos valeurs ? 

En refaisant de la France un grand pays sur le plan économique et militaire, en redonnant aux Français la fierté de leur drapeau, en appelant à l’unité nationale, François Hollande montre à ceux qui seraient tentés par le retour en arrière que notre pays sait, comme il l’a toujours su le faire dans les moments difficiles, trouver au fond de lui-même l’énergie du sursaut.