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01 février 2016

Jacqueline Sauvage

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Après l’annonce du Président de la République d’hier, François Hollande a accordé une grâce partielle à cette femme de 68 ans, Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent, je suis perplexe de lire dans la presse les réactions mitigées de certaines associations.

Loin de bouder notre plaisir, estimons au contraire que la décision présidentielle prise dimanche, avec gravité, avec humanité, avec sang-froid est rare et d’autant plus magnifique.

François Hollande avait fait des droits des femmes un axe important de campagne en 2012 et il s’y est tenu. Rappelons plusieurs lois du Quinquennat pour favoriser l’élection de femmes au sénat, pour instaurer la parité dans des conseils départementaux très réticents. Rappelons encore la Loi du 4 août 2014 sur l’égalité entre les femmes et les hommes, une loi sociale et sociétale qui ne vise pas l’égalité proclamée comme avant, mais l’égalité réelle avec entre autres des mesures pour les femmes victimes de violence, dont celle qui leur permet de rester au domicile conjugal…

Il faut prendre aujourd’hui la décision du Président de la République de se ranger (au risque de heurter une partie de la Magistrature) du côté des femmes, comme une immense opportunité politique offerte pour aller plus loin.

A elles, à leurs Associations, de proposer des solutions pertinentes (de meilleurs dispositifs de formation adaptés aux personnel de police, de justice, de santé destiné à prendre une fois pour toutes réellement au sérieux les plaintes des victimes), de saisir les parlementaires de la préparation de nouveaux textes concernant notamment l’introduction d’un « concept de légitime défense différée » dans le code pénal… ou pour changer la loi...Bref, la décision de François Hollande ouvre en quelque sorte aujourd’hui une situation identique à celle du Procès de Bobiny (1972) qui contribua fortement à l’évolution vers la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse en France.

12552339_1681907358751693_1301168475_n.jpgIl faut simplement ne pas se tromper de cible, et donner, comme l’ont fait les filles et les avocates de Mme Sauvage (photo ci-contre), simplement au Président de la République, l’envie de se ranger de notre côté. Soyez assuré qu’il nous écoutera.

 

 

31 janvier 2016

Appel à cotisation de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité

Depuis le vote de la première loi sur la parité du 6 juin 2000, l'Assemblée des femmes -Observatoire régional de la parité suit et évalue cette politique publique d'égale représentation des femmes et des hommes. L’Association s'appuie sur ces travaux afin de promouvoir et d'améliorer la participation des femmes dans les mandats et les fonctions, politiques, économiques et sociaux.

L'année 2015 a été marquée par deux grandes avancées :

- La Loi du 17 mai 2013 sur l'élection des conseillers départementaux a permis, en insufflant un formidable renouvellement dans les départements de traduire dans les faits l'élection d'autant de femmes que d'hommes dans leurs Assemblées. Au mois de mars 2015, 2000 nouvelles conseillères départementales ont été élues, en faisant bondir en un seul scrutin la représentation des femmes de 14% à 50%.

- La Loi du 7 août 2015, portant nouvelle organisation territoriale de la République qui a créé 13 nouvelles régions métropolitaines a instauré un immense changement en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Pour la première fois depuis l'existence des Régions en 1974, une femme, Carole Delga a été élue Présidente. C'est une situation inédite au coeur de ces  deux régions désormais réunies, et formées de 13 départements.

Nous avons en son temps salué cette "révolution".

Mais nous ne pouvons en rester là.

Dans les assemblées locales, des marges de progressions restent à réaliser en particulier dans conseils des intercommunalités et les municipalités de moins de 1000 habitants. De leur côté,  les femmes maires et les présidentes d'assemblées locales restent encore fortement minoritaires.

Ceci, sans parler de l'élection des députés et des sénateurs.  La féminisation  des candidatures est laissée à l'appréciation des partis et formations politiques simplement incités par la loi au respect de la parité de candidature.  Le résultat est là : globalement 25% de femmes siègent aujourd'hui au Parlement.

Pourquoi s'étonner alors que malgré un arsenal juridique très complet, des disparités salariales de 25% subsistent entre les hommes et les femmes? Et pourquoi cet arsenal est-il peu ou mal appliqué?

Nous ne sommes pas, vous le voyez, au bout du chemin. Alors, vous l'aurez compris, pour le poursuivre, nous avons besoin de vous, de votre contribution.

Bulletin de cotisation 2016.pdf

Geneviève Tapié

Présidente de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité

12 janvier 2016

Les banquières

Les femmes du Groupe BPCE (Banque populaire/Caisse d’épargne), ont décidé de réunir les forces de leur LesElles-GBPCE.jpgréseaux pour « accélérer l’agenda de la mixité » dans ce secteur bancaire. En créant sous forme d’association « Les Elles du Groupe BPCE », leur objectif est de fédérer les femmes du groupe.

A la barre de ce navire qui devra sans coup férir se frayer un chemin parmi les écueils et les récifs de la parité : deux banquières , Nicole ETCHEGOINBERRY(Photo 1 ) et Christine FABRESSE (Photo 2)  Présidente du directoire de la Caisse d'Epargne Languedoc- Roussillon.

 Nicole-Etchegoïnberry-vignette_jpg-765x510-1447079748.png

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Les deux m'ont fait l'amitié de me permettre, en me donnant la parole, d'inaugurer leur tout nouveau Blog.

En "chef de guerre", paraît-il !!!!

www.lesellesdebpce.fr

05 janvier 2016

La PrésidentE

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Si plus de 100 journalistes se pressaient hier matin à l’Hôtel de Région à Toulouse, pas un n’a trouvé utile de préciser que peu après l’heure de midi ce 4 janvier 2015, un tremblement de terre venait de secouer la nouvelle Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, emportant d’un seul souffle, bref, immense, les poussières de tant d'années de préjugés. Le nouveau Conseil régional Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées venait d’élire à sa Présidence une femme Carole Delga.

C’est plus une Révolution qu’un tremblement de terre qui nous a secoué, tant la chose, ici, est d’importance, tant le moment est historique : depuis l’élection des premières Assemblées régionales en avril 1974, jamais une femme n’avait accédé à cette fonction suprême, pas plus à Toulouse qu’à Montpellier ; y penser même en ces temps-là aurait relevé du ridicule, voire de de l’incongruité.

Mais en l’espace d’un an, soudain, les vents ont tournés. Ils sont, de contraires devenus favorables, tant Carole Delga en moins de onze mois a réussi deux énormes prouesses : celle d’obtenir (en février 2015) une investiture pour conduire le challenge des élections régionales au cœur d’un grand parti susceptible de l’emporter, le Parti socialiste ; celle d’arracher la victoire au Front national pour avoir su, avec compétence, intelligence, efficacité et efficience, créer les conditions politiques du rassemblement de la gauche, une affaire pourtant estimée en son temps  « bien compliquée… pour une femme … », pensez donc !!!!

Alors hier, pressés dans la tribune des invités personnels, aux côtés de Brigitte et Martin Malvy, nous étions, après le vote des conseillers, à l’instant du décompte des voix, quelques-uns à dénombrer, le cœur un peu battant, mentalement, méthodiquement et en silence, le défilé des bulletins « Carole Delga », jusqu’à l’instant suprême où la majorité absolue a été atteinte.

Alors, nous avons su qu’une Présidente était née ! Alors, lentement, calmement, elle s’est levée de son banc, sa frêle silhouette dressée vers le ciel et j’ai vu dans ses mains ouvertes toute la gloire d’une femme offerte au tonnerre des applaudissements. Nous étions tous, toutes, debout… galvanisés par les bravos, longtemps, longtemps, jusqu’à laisser place, doucement, à l’émotion et à la fierté.

Au nom de toutes les femmes !

 

 

04 décembre 2015

Appel a toutes les femmes !

Dans la Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, un sondage (IPSOS/SOPRA STERIA pour le Cevipof et « Le Monde ») donne le Front national en tête pour le premier tour des élections régionales des 6 et 13 décembre avec un score préoccupant de 34%.

J’en appelle à toutes les femmes !

L’inquiétude, l’effroi ou la peur ne justifient pas que les suffrages de 26, 8% d’entre elles se portent vers l’extrême droite dont les programmes se révèlent mortifères pour leurs droits personnels et fondamentaux : le Front national qui remet en cause le droit des femmes à disposer librement de soi recherche insidieusement à les priver de leur autonomie, de leur indépendance économique en les renvoyant dans leurs foyers.

Alors, réfléchissons aux enseignements de l’histoire !

C’est là, tout près de chez nous, qu’en Espagne, au fil des évènements historiques du XXe Siècle, la femme s’est vue tour à tour reconnaître puis nier tous ses droits. De 1931 à l’avènement de la Seconde République où les espagnoles obtenaient le droit de vote (13 ans avant la France)  à 1939 où l’extrême droite du Général Franco les replongeaient dans une situation d’infériorité juridique et sociale jusqu’à sa mort en 1975.

J’en appelle à toutes les citoyennes !

Défendre les droits des femmes, c’est un engagement de chaque instant et à tous les échelons de la vie politique, et ce combat pour l’égalité c’est le combat de la gauche et des esprits éclairés.

Et cet engagement aujourd’hui, pour moi, c’est, une femme, Carole Delga !