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14 juin 2017

Disparité dans la parité au 2e tour des législatives

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A l’issue du 1er tour des élections législatives, L'Observatoire régional de la parité d'Occitanie a évalué la place faite aux femmes pour le 2e tour dans les 49 circonscriptions de la Région Occitanie Pyrénées/Méditerranée. Il a passé au crible la proportion de femmes restées en lice à l'issue du premier tour, formation politique par formation politique et département par département.

Globalement, la proportion de femmes candidates au 2e tour régresse d'un point par rapport au premier (41,2 % contre 42,2 %).

Ce résultat préjuge que les femmes n'ont pas forcement bénéficié d'investitures de mauvaise qualité, même si on constate qu'elles ont davantage de difficultés que les hommes à se qualifier, sauf en Ariège, dans le Gard, dans les Hautes-Pyrénées et dans le Tarn-et-Garonne.  

Départements : les Hautes-Pyrénées en tête, l’Aveyron en queue  

Les disparités entre départements demeurent criantes : 75 % de femmes candidates dans les Hautes-Pyrénées, 58 % dans le Gard, 50 % dans l'Ariège et le Tarn-et-Garonne, pour 16,7 % en l'Aveyron et 25 % dans le Gers. Ce fossé semble dû au degré de volonté des fédérations politiques départementales de placer de nombreuses femmes en pôle position.

L'analyse comparative de la proportion d'hommes et de femmes qui passent le filtre du premier tour permet d’identifier les départements les plus favorables aux femmes : les Hautes-Pyrénées, le Gard, l'Ariège et le Tarn-et-Garonne.  

Partis : les Radicaux de gauche premiers, Les Républicains derniers  

Au palmarès des partis, les Radicaux de gauche confirment leur avance du premier tour avec 2 candidates sur 2 restant en compétition. Ils sont suivis du MODEM (66 %) et de la France Insoumise (54,5 %). Les autres partis se situent en dessous du seuil de la parité. Les Républicains sont à la traîne (14,3%), précédés par les socialistes (33,3 %) et le FN (37,5 %).  

Confirmation à La République en Marche, déperdition au P.S.  

Les candidates présentées par La République en Marche ! au 1er tour se retrouvent toutes au 2e tour (40,9 % de femmes dans les deux cas). En Marche ! fait jeu égal avec les Radicaux de gauche, mais l'emporte avec 18 femmes (contre 2 pour les Radicaux) en position d’être élues le 18 juin. Ce bon résultat semble davantage lié au puissant effet d'entraînement de l'élection du Président de la République, avec le très fort résultat obtenu le 11 juin en France (près de 33 % des suffrages), qu'à des choix stratégiques visant à accorder aux femmes des circonscriptions dans lesquelles elles auraient des chances de gagner.

A l'inverse, pour le P.S., fortement en recul, on constate une déperdition de près de 20 % de femmes entre les deux tours. C'est certainement le prix du « dégagisme », dont ont été victimes ses très nombreux sortant-e-s élu-e-s en 2012, et de son très mauvais résultat électoral de dimanche. Le Tarn-et-Garonne, où deux sortantes sont qualifiées - Valérie Rabault (PS) et Sylvia Pinel (RDG) - fait figure d'exception.

 

Disparité dans la parité au 2e tour des législatives

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A l’issue du 1er tour des élections législatives, L'Observatoire régional de la parité d'Occitanie a évalué la place faite aux femmes pour le 2e tour dans les 49 circonscriptions de la Région Occitanie Pyrénées/Méditerranée. Il a passé au crible la proportion de femmes restées en lice à l'issue du premier tour, formation politique par formation politique et département par département.

Globalement, la proportion de femmes candidates au 2e tour régresse d'un point par rapport au premier (41,2 % contre 42,2 %).

Ce résultat préjuge que les femmes n'ont pas forcement bénéficié d'investitures de mauvaise qualité, même si on constate qu'elles ont davantage de difficultés que les hommes à se qualifier, sauf en Ariège, dans le Gard, dans les Hautes-Pyrénées et dans le Tarn-et-Garonne.  

Départements : les Hautes-Pyrénées en tête, l’Aveyron en queue  

Les disparités entre départements demeurent criantes : 75 % de femmes candidates dans les Hautes-Pyrénées, 58 % dans le Gard, 50 % dans l'Ariège et le Tarn-et-Garonne, pour 16,7 % en l'Aveyron et 25 % dans le Gers. Ce fossé semble dû au degré de volonté des fédérations politiques départementales de placer de nombreuses femmes en pôle position.

L'analyse comparative de la proportion d'hommes et de femmes qui passent le filtre du premier tour permet d’identifier les départements les plus favorables aux femmes : les Hautes-Pyrénées, le Gard, l'Ariège et le Tarn-et-Garonne.  

Partis : les Radicaux de gauche premiers, Les Républicains derniers  

Au palmarès des partis, les Radicaux de gauche confirment leur avance du premier tour avec 2 candidates sur 2 restant en compétition. Ils sont suivis du MODEM (66 %) et de la France Insoumise (54,5 %). Les autres partis se situent en dessous du seuil de la parité. Les Républicains sont à la traîne (14,3%), précédés par les socialistes (33,3 %) et le FN (37,5 %).  

Confirmation à La République en Marche, déperdition au P.S.  

Les candidates présentées par La République en Marche ! au 1er tour se retrouvent toutes au 2e tour (40,9 % de femmes dans les deux cas). En Marche ! fait jeu égal avec les Radicaux de gauche, mais l'emporte avec 18 femmes (contre 2 pour les Radicaux) en position d’être élues le 18 juin. Ce bon résultat semble davantage lié au puissant effet d'entraînement de l'élection du Président de la République, avec le très fort résultat obtenu le 11 juin en France (près de 33 % des suffrages), qu'à des choix stratégiques visant à accorder aux femmes des circonscriptions dans lesquelles elles auraient des chances de gagner.

A l'inverse, pour le P.S., fortement en recul, on constate une déperdition de près de 20 % de femmes entre les deux tours. C'est certainement le prix du « dégagisme », dont ont été victimes ses très nombreux sortant-e-s élu-e-s en 2012, et de son très mauvais résultat électoral de dimanche. Le Tarn-et-Garonne, où deux sortantes sont qualifiées - Valérie Rabault (PS) et Sylvia Pinel (RDG) - fait figure d'exception.

 

11 juin 2017

Législatives : qui respecte la parité?

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Occitanie : 275 candidates face au défi de la parité. Analyse : certains partis préfèrent toujours payer des pénalités qu'investir des femmes.

Midi -Libre, pages Région,  9 juin 2017. MidiLibre090617-Parite legislatives.pdf

 

31 mai 2017

La parité aux législatives : le palmarès en Occitanie

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Sur la base des données fournies par le Ministère de l'Intérieur, l'Observatoire régional de la parité d'Occitanie a évalué la parité pour le premier tour des prochaines élections législatives dans les 49 circonscriptions de la Région Occitanie /Pyrénées Méditerranée. Il a passé  au crible la place accordée aux femmes par chacune des formations  politiques identifiées par le Ministère de l'Intérieur,  département par département.

Globalement, la région Occitanie compte 42,2% de candidates, soit à peu près comme en France entière (42,4%).

 Départements : les P.O. en tête

Au palmarès des départements, les Pyrénées-Orientales sont en tête avec 48,1 % de candidates. On peut rapprocher cette performance de la présence de deux femmes politiques de premier plan, Hermeline Malherbe, sénatrice et présidente du Conseil départemental, et Ségolène Neuville, députée et ancienne ministre. La parité la plus faible se situe en Lozère et dans le Gers (33,33 % de candidates).

 Partis : PS, MODEM et France Insoumise au coude à coude

 Au palmarès des partis, les Radicaux de gauche l'emportent (100 % de candidates en Occitanie), mais ces candidatures ne concernent que 4 circonscriptions sur les 49 d'Occitanie.  Suivent, au coude à coude, le  Parti socialiste (50 %), le MODEM (50 %), puis La France Insoumise (49 %). Le Mouvement La République en Marche ne présente que 40,9 % de candidates, ce qui peut paraître décevant en raison de l'engagement du Président de la République de faire de l'égalité entre les femmes et les hommes une  "cause nationale". L’UDI (33,3%) ferme la marche. Le FN (46,9%) et Les Républicains (46,5 %) s’intercalent.

Le décompte des élues à l'issue du deuxième tour des législatives permettra de mesurer la parité effective.

Rappelons que la loi prévoit que les partis politiques qui ne présentent pas autant de candidates que de candidats font l'objet d'une retenue financière sur la dotation qu'ils sont susceptibles de recevoir de l'Etat au titre du financement de la vie politique. Cette législation ne porte que sur les candidatures et non sur les élues : elle est purement incitative.

Parité des candidatures femmes hommes dans les 13 départements Région Occitanie /Pyrénées Méditerranée

 

Dep

Circo

Cand

H

F

%F

9

2

22

12

10

45,5

11

3

40

23

17

42,5

12

3

28

18

10

35,7

30

6

84

46

38

45,2

31

10

141

77

64

45,4

32

2

27

18

9

33,3

34

9

132

80

52

39,4

46

2

21

12

9

42,9

48

1

12

8

4

33,3

65

2

26

15

11

42,3

66

4

52

27

25

48,1

81

3

41

26

15

36,6

82

2

25

14

11

44,0

Occitanie

49

651

376

275

42,2

Sources : Ministère de l’Intérieur, mai 2017

 

 

28 avril 2017

Lu dans "Les Nouvelles News " : La Présidente dont nous ne voulons pas

Éditorial : La présidente dont nous ne voulons pas

 

Une femme en passe de devenir présidente ? Les féministes en ont rêvé. Aux États-Unis Hillary Clinton, dès son investiture parlait d’un moment  « historique » parce que sa position envoyait un message « à toutes les petites filles qui rêvent plus grand : Oui, vous pouvez être tout ce que vous voulez, même présidente. » Les grandes dirigeantes donnent à voir de nouveaux modèles pour que les filles et les femmes élargissent le champ des possibles, pour elles et pour l’humanité. « L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain », écrivait Stendhal.

Le problème est que Marine Le Pen, la candidate du Front National, est bien loin de vouloir doubler les forces intellectuelles du genre humain. Bien au contraire. Et les féministes qui publient des tribunes appelant à « faire barrage à l’extrême droite » l’ont très bien expliqué. Non seulement le FN prend régulièrement position en faveur de mesures visant à renvoyer les femmes à la maison, mais la politique économique qu’il prône serait catastrophique pour les femmes. Sans parler de sa xénophobie décomplexée. Au Parlement européen, le FN n’a cessé de se distinguer par ses positions antiféministes, et quand ses lieutenants parlent féminisme, c’est exclusivement pour conspuer l’Islam et attiser la haine des immigré.e.s.

Combattre la démagogie par l’information

À quelques jours du deuxième tour de cette élection présidentielle il faut le marteler, le répéter, combattre par l’information la démagogie affichée par une Marine Le Pen tout sourire.

Il faut dire tout cela pour ne pas laisser les électeurs et électrices s’endormir. Les journalistes le soulignent-ils/elles suffisamment ? Et peuvent-ils/elles donner plus de poids à l’information en laissant pour une fois de côté une "neutralité journalistique" qui n'est qu'hypocrisie, en s'engageant personnellement pour des valeurs ? Non, a répondu la direction de CNews en suspendant d’antenne Audrey Pulvar parce qu'elle a signé une pétition de féministes anti-Front National dans le HuffPost.

Voilà un signe indiscutable de la banalisation du FN. En 2002 les journalistes prenaient clairement position contre le parti d’extrême droite sans être inquiété.e.s. Point positif, néanmoins, des déboires d'Audrey Pulvar : sa mise à l'écart a le mérite de faire connaître ce texte qu'elle a signé.

Pour la rédaction des Nouvelles NEWS, pétition ou pas, c'est une évidence : Marine Le Pen et le Front National ne doivent pas être au pouvoir en France. Il en va non seulement des droits des femmes, mais de l'ensemble des valeurs de la République. Il n'est nullement question de se départir de l'esprit critique indispensable à notre profession mais il serait hypocrite de ne pas l'affirmer clairement : dimanche 7 mai, sans hésitation, nous voterons Emmanuel Macron.