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11 janvier 2011

Capito, Michel ?

Michel qui m’interpelle ce matin « Bonne année Geneviève. Je trouve que les candidatures pour les cantonales partent bien… c'est vraiment inutile de faire voter un texte sur la parité. Enfin cela verra peut-être le jour plus tard », m’oblige à me pencher sur les investitures données par le parti socialiste héraultais dans ce département, parce que,  connaissant mon Michel, c’est de cela qu’il veut parler.

 Sur les 23  cantons qui y sont renouvelables au mois de mars prochain, 20 ont été attribués au Parti socialiste. Les 3 autres ont fait l’objet d'accords électoraux avec les Verts (2 cantons) et le Parti communiste (1 canton). Ce dernier a d’ores et déjà désigné un homme pour se succéder à lui-même à Murviel les Béziers. Gageons que les Verts, ils se disent « champion » de la parité, investiront à leur tour un homme et une femme dans ces deux cantons où en échange du  soutien du Parti socialiste, ils ont décidé de ne pas présenter de candidats contre deux poids lourds du Conseil général et de la Tutelle sous la férule de laquelle le PS héraultais est encore maintenu. Ailleurs, les candidats se débrouilleront.

Bref, c’est ici le sens de la « Rénovation » exprimé par les amis de Martine Aubry. Dans un parfait accord, tous confirment le « renouveau » de leur engagement dans le magistral coup de pied qu’ils donnent au passage à la parité : en gros, 8,69%  de candidates soutenues par la majorité départementale où se recrutent la plupart des élus ne devrait pas donner au final davantage de femmes à l’Assemble départementale que la proportion de 4,8% (2 sur 49) qui y siègent déja. C’est cela aujourd’hui, rénover !

Heureusement, comme le rappelle Michel, que la Direction nationale  du PS a fait voter, au cours de ces grandes consultations militantes qu’elle aime,  la parité, il y a quelques temps,  par une « écrasante majorité » de militants.

C’est juste. Mais ce que Michel oublie, c’est que fine mouche, la « Rénovation » héraultaise va me répliquer, que la loi du Parti contrarie la loi de la République. Et que question parité aux cantonales, la législation « contraint » les hommes (les titulaires) à se présenter avec une figurante (une femme) sous peine d’inéligibilité.

Fine mouche, aussi, le Président du Conseil général ne l’a pas oublié. Alors, sa majorité présente 21 hommes au poste de titulaires et 2 femmes ,dont au final, certainement une seule sera élue.

Et, prenant ainsi des risques vis-à-vis de la Loi de la République (il n’y a que 90 % de figurantes), la « Rénovation » ne pouvait au risque de se perdre, faire en même temps plaisir à Martine Aubry en appliquant dès ce scrutin la parité au PS, en tant que moteur de la démocratie.

Capito, Michel ?

 

 

 

 

 

 

 

 

10:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

04 janvier 2011

Quand même, Bonne année !

Pour vous souhaiter la bonne année, Manuel Valls* va vous supprimer vos RTT (Jour de repos attribué au salarié en compensation d'une durée du travail supérieure à 35 heures hebdomadaire). Et même si ce n’est pas vrai, Manuel Valls a trouvé comment se distinguer dans l’océan de ces inévitables « meilleurs » vœux, des plus sincères aux plus milieux qui nous sont de toutes part adressés. Bref, la fin des 35 heures, dans la presse ce matin on ne parle que de cela.

             Or, les Français l’expriment clairement : leur première préoccupation est celle de l’emploi. 

Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux, a indiqué clairement qu’il considérait que les subventions aux heures supplémentaires constituaient un élément positif de son bilan. Alors que le seuil des 10% de chômeurs a été dépassé, dépenser plus de 4 milliards d’euros pour favoriser les heures supplémentaires est un non sens économique car cette disposition est destructrice d’emplois au moment où la France connaît un tel niveau chômage.

Ainsi, proposer de supprimer les 35 heures, proposer de travailler 2 ou 3 heures supplémentaires par semaine, irait là encore à l’encontre de l’objectif de créations d’emplois et pénaliserait les salariés qui ne bénéficieraient plus de la majoration liée aux heures supplémentaires.

            Sans compter qu’ aucun syndicat n’a demandé ce type de renégociation et au sein même du patronat, les accords passés dans les entreprises conduisent à être plus que réservé sur le sujet. La CGPME elle-même a indiqué ne pas envisager de réouvrir le débat. 

La question de l’emploi est au cœur du projet que le PS et la Gauche devront porter en 2012 afin de permettre à une génération de vivre mieux que la précédente.

            En ce début d’année Manuel Valls mérite un beau carton rouge. Les primaires seront l’occasion de le lui décerner.

            Alors, quand même, Bonne année !

 

*Député maire socialiste d’Evry          

09:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

03 janvier 2011

Le don du ciel

Le Journal du Dimanche d’hier revient sur « Les 700 Légion d’Honneur du nouvel an », la promotion du 1er janvier a été publiée au Journal Officiel.

            Après l’affaire du ministre Eric Woerth, et sa décoration malencontreuse du financier de Liliane Bettencourt, l’article précise « chacun redoute la décoration malencontreuse ». Ainsi explique un conseiller du Président de la République, « nous faisons très attention ». Mais à cette première difficulté de passer au crible les listes de noms qui sont transmis par les administrations, « nous ne connaissons pas toujours le pedigree de tous les récipiendaires », s’en ajoute une seconde, la parité hommes-femmes exigée par le Président depuis près de 4 ans.

http:/www. legiondhonneur.fr (Parité initiative citoyenne. Lettre du Président de la République au Premier ministre en date du 11 juillet 2008).

            Une exigence présidentielle qu’un second de ses conseillers ne semble pas toujours avoir parfaitement intégrée : « Cela –la parité-, nous conduit à beaucoup d’injustice. Nous sommes obligés d’écarter des méritants car ils n’ont pas le bon sexe. Pour certaines femmes, cette obligation est un don du ciel ! ».

 

            Notre amie Claire Larmant, directrice des Douanes à Paris et Mme Gabrielle Deloncle, la toute nouvelle  Présidente de la Chambre de Commerce de Montpellier, les deux  viennent d’être nommées Chevalier au 1er janvier, apprécieront. Certainement.

 

 

08:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

30 décembre 2010

Le système de Moscou

Ce matin, le Blog de la Section socialiste de Béziers Centre, http://partisocialistebezierscentre.midiblogs.com, évoque « le triste Noël des socialistes de 1920 », le Congrès de Tours, avait le 29, consacré la scission de ses membres qui allait « donner naissance quelques mois plus tard, au parti communiste ». On sait comment Léon Blum, victorieux du Front populaire de 1936, avait alors décidé de garder la « Vieille maison ». On connaît la suite : les premiers congés payés, la limitation du temps de travail à 40 heures…

            Noël 2010 est bien triste aussi.

            Ainsi, Martine Aubry ne désarme pas. Celle qui ne manque jamais de rappeler le rôle très important qu’elle a joué au cabinet du Ministre du travail dans l’élaboration des Lois Auroux pour renforcer les droits syndicaux et ceux des salariés dans l’entreprise au lendemain de l’élection de François Mitterrand en 1981, celle qui, dans la continuité de l’œuvre sociale de Léon Blum a imposé en France la Loi sur les 35 heures, démontre qu’à l’inverse de son illustre prédécesseur, non seulement, elle viole les actes fondamentaux dont procède son action, mais harcèle les salariés.

            Histoire de lui gâcher les fêtes, vieille ficelle de déstabilisation employée par le patronat,  la permanente de la Fédération de l’Hérault du Parti socialiste vient de recevoir une « lettre de mise à pied » dont les motifs lui seront explicités en janvier, mais qui laisse préjuger non seulement de sa mise à l’écart de la « Vieille maison » héraultaise, mais d’un probable licenciement au motif qu’elle est, je l’ai déjà dit la femme de son sénateur de mari. (Le mari de la femme du sénateur, 30 novembre 2010).

            La dernière Convention du Parti socialiste préparatoire au programme de l’élection présidentielle portait sur « L’Egalité réelle ». Le droit des femmes y était entre autres abordés. Celui de leur égalité professionnelle avec les hommes aussi.

            La mise à pied et le licenciement présumés de Mme Dominique Navarro, puisqu’il s’agit d’elle, vont dans le sens de l’histoire du staff dirigé par Martine Aubry : on fait le contraire de ce que l’on dit !

 

Alors, rajoute le Blog du Parti socialiste de Béziers Centre sur son « Triste Noël », " nous vous disons que votre dictature n'est plus la dictature temporaire qui vous permettra d'aménager les derniers travaux d'édification de votre société. Elle est un système de gouvernement stable, presque régulier dans votre esprit, et à l'abri duquel vous voulez faire tout le travail. C'est cela, le système de Moscou ". (Léon Blum, Congrès de Tours, 1920).

 

10:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

28 décembre 2010

Le Président et les absents

J’ai vu hier à Montpellier, Le Président, de Yves Jeuland. C’est, techniquement de l’excellent cinéma, un travail de vrai professionnel dont souvent les images parlent d’elles même.

Mais il y a trois absents dans l’histoire.

Les femmes. Le réalisateur force –il la caricature ? Dans l’océan masculin des équipes qui entourent le candidat Georges Frêche, il en émerge trois : la dame qui transporte à  la Région les montagnes de parafeurs à signer, et deux qui époussettent la poussière, l’une dans l’hémicycle, l’autre sur le bureau présidentiel. Furtivement, on aperçoit dans une voiture à un moment le minois de Mme Jullian, candidate non inscrite en deuxième position sur la liste ; le spectateur n’échappe pas non plus au regard de Julie, en fille très aimante qui, de manière touchante semble veiller de près sur son président de papa.  

Bref, comme dans les vestiaires  ils sont partout entre eux, et même si Jeuland nous en dispense, l’air compassé du  Préfet Constantin, il fait partie autour de la table de la bande, nous laisse a penser que des petites blagues non montrables viennent néanmoins de fuser. Privilège de l’entre soi.

Les colistiers. Le film, comme les femmes, les projette dans une parfaite invisibilité. La différence, c’est que si aucune d’entre elles n’avait été jugée apte à figurer dans le staff, les colistiers, eux, on ne pouvait, c’est la règle électorale, les éviter. Ils étaient, outre Georges Frêche, 58, biffés cependant  de la « ligne » de campagne, par le club des stratèges qui suggère à un moment à leur « Président » que pour gagner, seule prévaut sa personnalité.  D’où, le parti d’emblé éliminé.

Le Parti. Il fait partie aussi, c’est donc un choix, des grands absents. Pour faire passer la pilule, le pot servi début janvier chez Georges Frêche aux hiérarques socialistes compte comme un grand moment : présentation du matériel de campagne en veux –tu en voilà, mais sans la Rose (précisons que nous nous situons en aval de la vague d’exclusion), le Sénateur Robert Navarro semble avaler son chapeau. Moi aussi.

Le reste suit, mais tout a été dit. Ce n’est du Frêche ni en mieux ni en pire. Mais ce n’est surtout pas de la politique, cet « art du possible », pour changer le cours des choses. Jeuland l’a dit, ce n’est pas cela qu’il voulait montrer. Soit !

C’était hier au Diagonal  au centre ville de Montpellier. Il y avait du monde, beaucoup. J’ai quitté la salle avant la fin d’un générique présenté comme si le film avait mis en scène une véritable fiction avec de vrais acteurs. Peut-être pour cacher mon trouble.

 

09:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)