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26 février 2011

Cantonales : le féminin de « candidat » est « suppléante » !

Pour Isabelle Germain, journaliste et fondatrice de Les Nouvelles NEWS, le féminin de candidat aux cantonales est « suppléante » ! Ecrit avec talent le 23 février 2011 :

 « Les 20 et 27 mars, les conseils généraux seront partiellement renouvelés. Très partiellement. Et pas avec des femmes. Aujourd’hui 87,7 % des élus sont des hommes. Certains départements affichent 25 % de femmes parmi leurs candidats… souvent dans des circonscriptions perdues d’avance ….. »

 http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/parite/947-cantonales-le-feminin-de-candidat-est-suppleante

17:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2011

Paru dans Le Monde daté d'aujourd'hui

Comment amener les partis politiques à respecter la parité

Une étude réalisée en Languedoc-Roussillon propose une méthode de féminisation

 

Depuis 1999 et la révision constitutionnelle qui a permis l'adoption de lois favorisant " l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux ", la féminisation de l'Assemblée nationale n'a que peu progressé : 10,8 % de femmes au Palais-Bourbon en 1997 - avant la " loi sur la parité " -, 12,1 % en 2002, 18,5 % en 2007. La France se situe au 64e rang mondial et au 19e rang des pays de l'Union européenne pour la présence des femmes à la chambre des députés.

En matière de parité, " laisser du temps au temps reste (presque) sans effet ", constate la sociologue Françoise Gaspard, une des pionnières de la parité politique (députée d'Eure-et-Loire de 1981 à 1988). Le principe de la parité est devenu effectif dans les scrutins proportionnels, où son application est contrainte. Mais, les scrutins uninominaux, tels que les législatives et les cantonales, restent un obstacle à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes.

Aux élections législatives, plus un parti a de chances de remporter des sièges, plus il s'affranchit de l'incitation à présenter des candidates, préférant s'acquitter de sanctions financières. Et quand la proportion de candidates augmente, le nombre d'élues, lui, reste à la traîne, les deux principaux partis - UMP et PS - s'ingéniant à réserver aux femmes les investitures difficiles. Au plan national, l'UMP a présenté 26,6 % de candidates mais ne compte que 14 % d'élues, le PS en a présenté 45,5 % pour 28 % d'élues.

L'Observatoire régional de la parité de Languedoc-Roussillon, animé par l'Assemblée des femmes, vient ainsi de réaliser un rapport, rédigé par Geneviève Tapié, destiné à nourrir la réflexion des partis politiques à l'heure des investitures pour les législatives de 2012.

La région ne s'illustre pas par le nombre de ses représentantes dans les Assemblées nationales : depuis 1944, elle a fourni 9 députées et 5 sénatrices. La distorsion entre " candidates " et " élues " aux législatives de 2007 y est flagrante : 44,4 % de candidatures féminines (41,6 % au niveau national), 9,5 % des élus (18,5 % au niveau national).

Comment inverser cette situation ? C'est en cela que l'étude de l'Observatoire est d'un précieux concours. Elle prend en compte les délimitations issues du redécoupage de 2009 et la création ou la disparition de circonscriptions. Sur les circonscriptions redécoupées, elle projette les résultats électoraux des législatives de 1997, 2002 et 2007. Et elle propose une méthode, s'inspirant du dispositif qu'avait mis au point le Parti travailliste britannique en 1993, pour imposer des femmes en nombre au Parlement.

Les circonscriptions sont alors classées en plusieurs catégories : nouveau siège à pourvoir ; siège détenu par un parti et dont le sortant ne se représente pas ; siège " béton " (gagné à toutes les élections), siège " sûr " (2 fois gagné avec 52,5 % des voix ou plus) ; siège " probable " (deux fois gagné avec moins de 52,5 %) ; siège " gagnable si " (1 fois gagné) ; siège " très difficile " (3 fois perdu). L'Observatoire propose alors d'appliquer un principe de féminisation des candidatures dans les circonscriptions créées et celles où leparti a le plus de chances de l'emporter.

Que la situation électorale de 2012 penche dans un sens ou dans l'autre, l'application de ce système garantirait une représentation considérablement renforcée des femmes à l'Assemblée. " Le degré de volonté politique sera déterminant ", reconnaît Mme Tapié.

Patrick Roger

 

AG 10 fevrier 2011 Rapport souscription.doc

13:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

17 février 2011

Primaires

AFFICHE CONF PRIMAIRE.jpgPour ceux et celles qui comme moi ne comprenent rien à ces primaires, le machin qui va "en toute démocratie" désigner le candidat ou la candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, une bonne raison d'en savoir plus est de répondre à l'invitation de Terra Nova, un club ( un think tank, pour les intitiés) qui organise une explication de texte à Montpellier le jeudi 24 février à 18 heures.

Rendez -vous pris à la Faculté de droit et de sciences économique, avec Olivier Ferrand, Président de Terra Nova France, et l'avocat Jean-Pierrre Mignard, membre de la Haute Autorité de surveillance des primaires socialistes. Même si cela manque cruellement pour l'instant de femmes, du très beau monde donc, et des débats animés par Simon de Charentenay, Président de Terra Nova Hérault.

Contact : simondecharentenay@yahoo.fr


07:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2011

Match nul

Dans le match qui va les opposer aux élections cantonales dans l’Hérault, le PS et l’UMP se sont déjà accordés sur un point. Sur 23 cantons renouvelables, le PS présente une candidate (Mme Pétard, sortante), l’UMP 2. Dans l’absolu, si ces 3 candidates devaient être  toutes élues, la future Assemblée départementale dénombrerait 6% de femmes au lieu de  4%  actuellement.

Il faudrait pour cela voir la terre héraultaise trembler. Tant la tâche des deux candidates de l’UMP sera rude.

Les missions qui leur ont été assignées sont, tout à la fois, de battre à Montpellier le réputé (indéboulonnable) président du Conseil général, André Vézinhet, et à Clermont l’Hérault le non moins bien arrimé maire, Alain Cazorla.

 Autorisons nous donc à balayer nos inquiétudes. Dans le club  formé par les 5 conseils généraux du Languedoc Roussillon, celui de l’Hérault est bien parti pour gagner le match. .

En conservant sa place de bon dernier, derrière l’Aude (17,1%), et  les Pyrénées-Orientales (16, 1%) dont le taux se représentation des femmes se hisse aujourd’hui  3 et 4 points du dessus du score national (13%).

 

 

 Dénombrement sexué des élus  dans les  5 conseils généraux  du Languedoc Roussillon – Mai 2010 

 Départements

élus

H

F

% F

CG Aude

35

29

6

17,1

CG Gard

46

43

3

6,5

CG Hérault

49

47

2

4,1

CG Lozère

25

23

2

8,0

CG P.O.

31

26

5

16,1

Total CG Languedoc Roussillon

186

168

18

9,7

09:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2011

Il faudra de la contrainte

"Il faudra de la contrainte", c'est ce qu'à déclaré Bruno Le Roux, député de Seine Saint Denis, à Patrick Nappez, venu l'interroger pour Midi-Libre, au cours de notre Assemblée générale qui présentait à l'Hôtel de Région jeudi 10 février la méthode proposée  par l'Observatoire régional de la parité du Languedoc Roussillon pour "Féminiser la représentation nationale", en vue des prochaines élections législatives de 1012. 

 AG 10 fevrier 2011 Midi-Libre 12 fev Le Roux.pdf

"C'est un travail nécessaire, qui va au fond des choses", a-t-il ajouté.

J'encourage donc tous les responsables politiques régionaux à se procurer ce document. AG 10 fevrier 2011 Rapport souscription.doc

En attendant le compte rendu des débats à venir.

10:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)