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22 septembre 2007

Colloque "Où en est la Parité électorale ?"

Colloque "Où en est la Parité électorale ?" – Montpellier 5/6 octobre 2007  - A échéance des premiers mandats « post-paritaires », les pratiques et les règles du jeu ont-elles évolué ?

organisé avec le soutien de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité du Languedoc-Roussillon, l'association Arc Latin ; le CEPEL-CNRS (Montpellier I), le CERTOP-CNRS (Toulouse II) ; la mission égalité femmes-hommes, parité CNRS; l'université Montpellier I, le Conseil Général du Gard, la Mairie de Montpellier, l'association des maires de France, le Centre de formation des Maires et élus locaux, le Collectif-rencontres d’actions citoyennes, le Réseau Féministe « Ruptures »

Montpellier, 5-6 octobre 2007  - Université de Montpellier I – Faculté de Droit  -Amphi C  - 39 rue de l’Université – 34000 Montpellier

Programme joint. Colloque_parite_051007_1_.pdf

18 septembre 2007

Rachida

J’ai écrit à Rachida Dati.

            Pour lui dire que je partageais avec elle le sentiment que les femmes doivent être promues  et que son souhait de nommer 5 magistrates à l’occasion de l’important mouvement de procureurs généraux qu’elle prépare à la fin du mois de septembre était un bon début.

            Pour lui dire aussi, que des progrès tout aussi importants resteraient cependant à faire.

            Selon des chiffres officiels, seulement 4 femmes occupent la fonction de Première présidente de Cour d'Appel  en France où l’on dénombre 35 Cours. Et j’observe que les mouvements proposés par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) au printemps dernier n’ont rien changé de ce côté-là.

            Aussi, j’ai demandé à Rachida Dati d’user de son pouvoir de nomination propre pour faire avancer les choses et agir davantage sur les postes à la discrétion de son seul ministère qui sont relativement nombreux : tous les directeurs d’administration, les directeurs des écoles (ENM, ENG, ENAP), le poste d’inspecteur général et de secrétaire général du ministère, de procureur général de la Cour de cassation, sans compter sur tous les avocats généraux ainsi que tous les postes du parquet.

            Ce n’est pas simplement de « l’épicerie »,  mais la nécessité fondamentale que les femmes soient aussi présentes et entendues au plus haut niveau de la hiérarchie.

17 septembre 2007

Jospin, l’occasion manquée ?

« Libération » nous livre ce matin des extraits « au vitriol » du dernier ouvrage de Lionel Jospin que je n’ai pas lu, puisqu’il n’est pas officiellement paru, mais qui me donne l’opportunité de vous dire ce que je pense, ce que je crois.

            D’abord, que l’idée d’un premier secrétaire de transition au PS –entre le Congrès de 2008 et la désignation du candidat à la présidence de la République en 2010, soit 2 ans avant l’échéance publique politique -, n’est pas une bonne idée. Je l’ai écrit à François Hollande. Partir l’année prochaine pour revenir deux ans plus tard me semble difficile en regard des remous que ce que ce retour peut provoquer dans le Parti. Et mon sentiment est que si François Hollande veut être candidat, il en a le droit et l’étoffe  –bon  orateur, bon débateur ; il a aussi excellé … dans la tactique !- . Seulement,  pour la « paix civile » -au PS-, il faut qu’il le dise. Lorsque nous avons gagné, en 1981 avec François Mitterrand, puis en 1997 avec Lionel Jospin, il n’y avait qu’une tête, le patron du parti et le candidat ne faisant qu’un. C’est logique et c’est la règle dans les démocraties européennes.

            Ensuite - et le livre de Claude Allègre a validé mon hypothèse-, c’est que si Lionel Jospin avait déclaré sa candidature à l’automne 2005, le PS aurait  fini par l’accepter. En novembre de la même année, Lionel Jospin était venu à Montpellier pour signer l’ouvrage qu’il venait de faire paraître. La queue, sur plusieurs rangs débordait de 100 mètres de la librairie Sauramps  sur la dalle du Triangle. Et je puis vous assurer que  cette file d’attente était bien réelle, je le dis au cas où quelques grincheux pourraient penser qu’elle avait été artificiellement crée par des militants socialistes. Sur le nombre, nous étions quatre socialistes, outre mon époux et moi-même, André Vézinhet le président du Conseil général et sa femme. Premier signe.

            Second signe, la salle de la conférence qui suivait la signature était bondée … là aussi avec de vrais gens, et le climat qui régnait ce soir là au Corum était chargé d’attente et de promesses.  Mais Lionel Jospin, brillant dans son propos,  n’a rien dit de ses intentions. Même pas en privé lorsque je le lui ai demandé,  il a fait celui qui ne pouvait entendre.

            C’est bien dommage ! Comme il est bien dommage que les socialistes n’aient pas admis que son « retrait de la politique » le soir du 22 avril était commandé par la tradition qui fait qu’en politique, le leader battu s’en remets au verdict des urnes … et s’en va. C’est du moins ce qui se passe dans les démocraties européennes et qui fait que par exemple le soir du référendum sur la proposition de traité européen, le chef de l’Etat, Jacques Chirac aurait du, normalement se retirer.

            Alors, Lionel Jospin peut-il revenir aujourd’hui ?

              

           

           

           

           

14 septembre 2007

L’écume des choses (2)

La Cour d’Appel de Montpellier a relaxé hier Georges Frêche en réfutant l’accusation d’injure raciale qui lui avait valu en première instance une forte amende … assortie de sanctions lourdes du Parti socialiste allant jusqu’à l’exclure de ses rangs.
La balle est donc désormais dans le camp de François Hollande. Je soumets à sa réflexion mon billet du 25 janvier 2007, « L’écume des choses ».

25 janvier 2007

 

L'écume des choses

 

L’homme (ou la femme) politique vaut ce que valent ses actes. Ce que vaut Georges Frêche s’incarne depuis trente ans dans ses œuvres. Le rayonnement européen, international de Montpellier en témoigne. Comme en témoignent déjà les premiers résultats de la politique qu’il conduit au service du Languedoc-Roussillon. Une politique dont l’ampleur est sans précédent. Le reste appartient à l’écume des choses, souvent amplifiées par l’air des temps médiatiques. Les procès qui sont faits à Georges Frêche, à partir de certains propos tenus à l’emporte-pièce, ne sauraient ni invalider son exceptionnel bilan ni flétrir l’estime que je lui porte. Et que je lui garde, sans complaisance, parce que les actes et les oeuvres de cet homme sont porteurs de vérités contraires aux caricatures qui en sont faites

 


08 septembre 2007

Du temps au temps

J’ai mal dormi.

Claude Allègre termine par ces mots « laissons du temps au temps », le livre d’entretien qu’il a consacré au journaliste Dominique de Montvalon*, qui lui demande : « (…), vous allez y participer à cette « ouverture » ?

J’en déduis que c’est inéluctable ; Claude Allègre précise qu’aujourd’hui, il « aide  discrètement (Sarkozy) dans mon domaine de compétence lorsqu’il le lui demande ».

Eh bien, franchement, cela me gêne. Parce que, quoiqu’il s’en défende, Claude Allègre, scientifique de grande renommée, est aussi un homme politique que le Parti socialiste a particulièrement bien servi … La Fédération de l’Hérault en sait quelque chose ; l’homme a des attaches dans le nord du département : candidat élu (et invalidé) aux municipales à Lodève, tête de liste aux élections régionales de 1992, 6 ans conseiller régional et président du groupe socialiste, député au Parlement européen, plusieurs fois ministre …

Mon problème, c’est que pour moi « l’ouverture », comme cela, cela ne passe pas. Parce que si  Sarkozy était allé voir -  comme  de Gaulle avait rencontré Guy Mollet (chef de la SFIO), en 1958 – , Hollande,  on aurait pu admettre le ralliement de Claude Allègre –et des autres-  à Sarkozy si celui-ci le lui avait demandé. Même si Mendès et Mitterrand avaient à l’époque refusé à de Gaulle d’en être.

Sur ce, Claude Allègre ne dit pas que des inepties, loin de là, dans ses entretiens. Il brosse un portrait de Jospin … étonnant, parfois émouvant, quelquefois peu reconnaissant ;  il étrille « Ségolène » mais avertit qu’elle  « elle les aura tous (les socialistes), parce qu’elle veut être chef » ; règle quelques comptes avec quelques « camarades » qui pour être franc le méritent bien ;  bref, on ne s’ennuie pas. Même si on s’étouffe ! Souvent d’indignation !

* La défaite en chantant, Claude Allègre, conversations avec Dominique de Montvalon – Plon Fayard, août 2007.