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29 octobre 2016

La gauche la plus bête du monde

« Le chef de l’Etat n’est pas pire que ses prédécesseurs et son bilan n’est pas si négatif qu’on le proclame, pourvu que l’on lise attentivement ses confidences récentes ».

Comme Sylvia Ullmo, professeure honoraire de civilisation américaine, l’écrit dans Le Monde (daté dimanche 29- Lundi 30 octobre 2016), j’ai lu le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Journaliste au Monde) « Un président ne devrait pas dire cela … » (Stock). Et comme elle, j’en conclus que tous les compulseurs qui se sont ces derniers jours déchaînés contre François Hollande à coup de « réprobations et condamnations » n’ont pas lu ce texte (Trop long ? Trop fatigant ? ). Et surtout ne connaissent pas son contexte.

La preuve ?

Selon eux, Najat Vallaud –Belkacem se serait vexée de s’entendre dire qu’elle n’était pas une intellectuelle ? Jean-Marc Ayrault d’avoir été jugé trop soumis ? Quant au Président, il aurait lâché des paroles peu flatteuses sur les magistrats ?

La vérité est autre. Non seulement Sylvia Ullmo le démontre, mais je suis allée, page par page encore le vérifier.

Najat Vallaud-Belkacem ? François Hollande a bien dit que ce n’était pas « une intellectuelle », mais dans une phrase admirative : « C’est quelqu’un d’extrêmement déterminé » « Elle travaille, elle est claire, simple, solide ; rien ne l’arrête… elle me rappelle Ségolène dans les années 1980, avec plus de force… dans ce gouvernement, de sa génération, c’est elle qui a le plus de volonté » (pages 121 et 122). Le portrait est juste, je puis en témoigner.

Jean- Marc Ayrault dont François Hollande aurait parlé avec commisération ? Ecoutons le Président : « Les Français ne le connaissent pas… c’est très injuste. Il était un vrai premier ministre, pas un ministre soumis, d’apparence, de façade, collaborateur… ». Pas un François Fillon, en quelque sorte, précise l’auteure de l’article !

Et à son sens, l’art de tordre la parole, de la couper de son contexte pour mettre en exergue ce qui peut nuire au Président trouve son apogée dans « l’algarade contre les magistrats ».

Que penser du collège de magistrat qui s’opposa à une grâce présidentielle du Chef de l’Etat pour refuser la sortie de prison anticipée d’une femme ; Jacqueline Sauvage meurtrière d’un époux après 40 ans de violences subies ?

Mais ce n’est pas cela dont il s’agit.

Dans le moment que rapportent Davet et Lhomme, François Hollande défend sa ministre Christiane Taubira, malaimée des syndicats de magistrats, accusée par la droite d’avoir manigancé des poursuites contre Sarkozy. C’est une injustice énorme pour qui connait Christiane Taubira. Alors le Président s’enflamme : la justice est une « institution de lâcheté… tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… on n’aime pas la politique ». Car c’est bien ce que Hollande reproche aux magistrats, prétendre être « la justice même » sans se salir à « faire de la politique »…

L’article de Syvia Ullmo dresse aussi l’inventaire d’un tourbillon de critiques plus infondées les unes que les autres. La médiocrité ? Non, j’ai vu comme elle page par page se dessiner la portrait d’un homme « modestement exceptionnel (et exceptionnellement modeste) », profondément humain (et « l’affaire Jacqueline Sauvage » en témoigne), un homme qui disposant d’un éventail de pouvoir mis à sa disposition par la Constitution « n’a jamais voulu se venger ou poursuivre ceux qui l’insultaient ». Il y aurait eu pourtant à faire ! Mais il lui a manqué une qualité : celle essentielle à celui qui officie dans les hautes sphères politiques, la haine.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont établi au début de leur livre un bilan de la présidence hollande. Ce n’est pas rien : retour partiel à la retraite à 60 ans, emplois d’avenir, fin du délit de solidarité aux sans-papiers, crédit impôt recherche pour les PME, création de 1000 emplois annuels pour la gendarmerie et la police, mariage pour tous, sécurisation des parcours professionnels, mesures pour la moralisation de la vie publique et la généralisation de la parité –notamment dans les conseils départementaux et ce n’était pas une mince affaire face à des élus locaux peu enclins au changement-, CICE, pacte de responsabilité, sans parler de l’inflexion de « cette maudite courbe du chômage ».

Alors le destin de François Hollande – qui n’a pas manqué d’essuyer les attaques de son propre camp : les ministres insoumis, les frondeurs… - semble bien illustrer l’histoire de la gauche la plus bête du monde. Et si elle se prépare demain à voter pour la droite, elle ne faut surtout pas qu’elle oublie que la droite ne manquera pas d’administrer une politique de droite, tant et si bien que les réformes de la loi El Khomri apparaîtront alors comme insignifiantes…

27 octobre 2016

Le chômage baisse, c'est la faute à François Hollande !

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66.300 demandeurs d’emploi de moins au 30 septembre. Voici la plus forte baisse jamais enregistrée par Pôle Emploi sur un mois. Soulignons ce qu’il y a de plus positif dans ce résultat : le chômage des jeunes est aujourd’hui inférieur à son niveau de mai 2012 quand François Hollande a été élu président de la République avec la volonté de s’engager tout particulièrement en leur faveur. Et si le nombre de jeunes chômeurs baisse, ce n'est pas en raison des entrées en formation puisque le nombre des sorties de formation est égal au nombre des entrées.

Au-delà de ce chiffre du mois, le chômage baisse en moyenne depuis trois trimestres. Nous nous trouvons donc bien devant une tendance lourde et non devant une variation erratique comme en connait parfois la statistique mensuelle. Cette évolution est en totale cohérence avec les autres indicateurs économiques. La mesure du chômage par l’INSEE selon les critères du BIT affiche la même tendance.  L’évolution de l’emploi lui-même suit la même direction : depuis la fin de 2014, trimestre après trimestre, l’INSEE enregistre une création nette d’emplois que même les attentats terroristes avec leurs conséquences sur l’activité touristique n’ont pas interrompue.

Cette évolution est vertueuse : elle vient des ménages comme des entreprises. La demande des ménages est soutenue par l’augmentation des salaires, les baisses d’impôt et l’augmentation des prestations sociales. L’activité des entreprises est portée par les mesures prises pour restaurer leur compétitivité avec le Pacte de responsabilité et le Crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi. L’économie française va mieux et cette amélioration va se poursuivre.


Wenceslas BAUDRILLART
Membre du Bureau National du Mouvement Démocratie 2012,  D12.

25 octobre 2016

Entre ici, Olympe !

received_10206564357821050.jpgÀ l'Assemblée nationale, le 19 Octobre, le Président Claude Bartolone a dévoilé le buste d'Olympe de Gouges dans la salle des Quatre Colonnes. Ainsi, quand il se rendront dans l'hémicycle, les députés passeront entre Jean Jaurès et Olympe, ces deux figures natives de notre terroir mais assassiné pour l'un et décapitée pour l'autre à Paris. Et ce fut une cérémonie bien parisienne que cette inauguration qui avait commencé par l'apposition de plaques commémoratives sur les sièges de trois premières députées parmi les plus emblématiques : Rachel Lempereur, Marie -Claude Vaillant-Couturier et Marie-Madeleine Dienech et qui s'est achevée par des discours à l'hôtel de Lassay, sans que le nom de Montauban ne soit évoqué !

Cependant nous ne bouderons pas notre plaisir car le buste d'Olympe sera la première figure féminine à faire son entrée dans la maison symbole de la démocratie. Il y a des révolutionnaires, des législateurs, des écrivains ,des ministres, il y a des nymphes, des Mariannes mais pas de poétesses ni de grandes représentantes féminines. C'est donc l'auteure de la " Déclaration des droits de la femme " qui aura l'honneur de réparer cet oubli. Afin d'honorer cette mémoire, l'Assemblée nationale a fait réaliser un buste en assemblage de marbres des Pyrénées par deux artistes de talent qui ont remporté le concours : Jeanne Spehar et Fabrice  Gloux qui œuvre pour le Musée Grévin.

Cette cérémonie symbolique et émouvante s'est déroulée en présence de plusieurs parlementaires dont Valérie Rabault, députée du Tarn de Garonne, qui prépare la poursuite de l'édition des œuvres complètes d'Olympe aux Editions Cocagne, on notait la présence d' Yvette Roudy, l'ancienne Ministre des Droits de la femme de François Mitterrand, ainsi que les représentants de l'association des amis d'Olympe de Gouges .Il y avait aussi des collégiens du collège Olympe de Gouges de Puteaux ainsi que des lycéens d'un établissement de la région parisienne qui porte le nom de notre révolutionnaire, celle qui a déclaré que si les femmes montaient à l'échafaud elles avaient le droit de monter à la tribune. Désormais, elle siège dans l'antichambre en une place de choix.

 

Roland Garrigues

Vice-président de l’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité d’Occitanie/Pyrénées-Méditerranée

Ex député –maire de Montauban (Tarn et Garonne) 

Photo : Roland Garrigues, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie et Geneviève Tapié, Présidente de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité d'Occitanie/Pyrénées-Méditerranée (Bram, 2 octobre 2015).

22 octobre 2016

"Tapié"

Midi-Libre, 22 octobre 2016, brève en Page FRANCE.

 

Scan Midi-Libre 10 oct 2016.jpg

21 octobre 2016

Olympe de Gouges "statufiée" à l'Assemblée nationale

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C'est en présence de l'emblématique Vice-président de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité d'Occitanie/Pyrénées -Méditerranée, Roland Garrigues, ancien député maire de Montauban (Tarn et Garonne) -photo  : Roland Garrigues et Valérie Rabault à l'Assemblée nationale -  que le buste d'Olympe de Gouges, - née à Montauban en 1748 et certainement si ce n'est la  première des féministes, en tous cas le premier personnage historique féminin a faire son entrée dans la salle des Quatre-Colonnes - , a été installée ce dernier mercredi à l'Assemblée nationale.

Elle trône désormais,  225 ans après sa Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne,  en vis a vis de la sculpture de Jean-Jaurès. « Un clin d’œil à l’histoire en cette année du 225ème anniversaire de la déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne » a souligné  la députée socialiste du Tarn et Garonne Valérie Rabault.

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 Sur le piédestal de la statue d'Olympe de Gouges : sa Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne où elle explique que "l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements".

Parmi ses déclarations restées célèbres dans l'Histoire, " la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune".

Rappelons qu'Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793 pour avoir défié Robespierre et dénoncé l'arrestation des députés girondins.