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07 mars 2016

Analyse...

Pour la Journée internationale des droits des femmes, le Président de la République, François Hollande, a accordé un entretien exceptionnel au Magazine Elle, livrant à trois journalistes ses combats, ses désirs, sa vision de la place des femmes dans la société et dans la vie. Et selon le Journal du Dimanche du 6 mars, « la Président s’est montré sympathique, plutôt loquace et concentré ».

1326440lpw-1326451-article-jpg_2868094_652x284.jpgFrançois Hollande, je puis en témoigner a beaucoup réfléchi à ces questions.

En nomment Laurence Rossignol à la tête du nouveau ministère dédié, il savait qu’il ouvrait la porte du Gouvernement à une véritable féministe engagée avec conviction et courage depuis longtemps. Et c’est bien Laurence Rossignol qui a proposé à François Hollande alors Premier secrétaire du Parti socialiste, la formule « Etre socialiste, c’est être féministe » lorsqu’il a voulu définir il y a une dizaine d’année ce que signifiait être « être socialiste ». Nous étions alors parti de l’idée exprimée en son temps par Léon Blum « Etre socialiste, c’est vouloir l’égalité », pour assoir le principe qu’être socialiste, c’était aussi vouloir l’égalité entre les femmes et les hommes. Et que par conséquent, il allait se soit qu’être être socialiste c’était être féministe. Et c’est vrai que cela ne s’était pas fait tout seul ! Seul l’engagement et le soutien sans faille de François Hollande avait permis d’arriver à nos fin, et si le principe, pourquoi ne pas l’avouer est quelque fois encore écorné au PS, il demeure inscrit dans le marbre de ses statuts, et valide bien l’idée d’un Président de la République « féministe, et toujours socialiste ».

Sinon comment aurait-il pu être sensible à la détresse des milliers de femmes battues, incarnées il y a quelques semaines par le drame de Mme Jacqueline Sauvage, qu’il a partiellement graciée de sa peine pour avoir assassiné un époux dont elle ses filles subissaient les violences depuis plus de 40 ans ? Le Président de la République s’interroge aujourd’hui sur le silence criminel « des entourages, des administrations (qui savaient) mais préféraient taire des signalements pour éviter de briser un couple, pour préserver l’avenir des enfants, ou pour ne pas s’immiscer dans le choix d’une femme… ». Et, tranche-il, « ces silences ne sont pas tolérables ! »

2015-09-24 15.50.22.jpgSinon, pourquoi, au cours de la rencontre organisée à l’Elysée le 8 mars 2015 par Marisol Touraine, aurait –il bouleversé un protocole bien huilé (et dès lors quelque peu désorienté), pour tendre délibérément pendant trois quart d’heures son propre micro à cette centaine de femmes qui étaient venues de tous les territoires, invitées à parler … de leur réussite ? Pour les écouter. Pour apprendre peut-être ce qu’on ne lui avait pas dit ? Que toutes « avaient vécu le harcèlement », que certaines « craignaient de prendre le métro, le RER ». Que d’autres « évoquaient la souffrance qui consistait à subir des propositions déplacées, qui sont autant d’insultes ». Un plan d’action contre ce fléau a été ordonné. Il est désormais prêt.

277383782.jpgEt pourquoi quelques esprits chagrins n’accorderait-ils pas le bénéfice du doute au Président de la République au chapitre du partage des tâches dans la famille ?

Un temps, François Hollande et Ségolène Royal, la mère de leurs quatre enfants, habitaient rue de Rennes à Paris. Alors si vous aviez voulu le rencontrer, je vous aurais conseillé de vous promener dans le quartier. Vous l’auriez, sans coup férir croisé, certainement au Monoprix voisin faisant ses courses, ou remorquant dans la rue l’un ou l’autre de ses enfant….

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