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29 novembre 2015

François Hollande sur tous les fronts pour défendre notre modèle social et républicain

Tribune publiée le Dimanche 29 Novembre 2015 (Marianne) par Dominique Villemot, Avocat, président d'honneur de l'association Démocratie 2012 et auteur de La gauche qui gouverne (Privat).

 

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François Hollande lors de la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de Paris, le 27 novembre. NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Dire que la France n’est pas une nation comme les autres n’est pas faire preuve de chauvinisme ni de nationalisme. La République est un concept typiquement français qui se caractérise par un attachement à des valeurs communes : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. S’y ajoute une solidarité nationale envers les moins favorisés, via un système fiscal et social le plus redistributif de tous les pays. Historiquement c’est la gauche qui a fait progresser l’idée de République au XIXème siècle, et de solidarité sociale au XXème. 

Ce modèle est aujourd’hui menacé.  

La mondialisation financière menace notre système de solidarité car notre pays a été mal préparé à affronter ce défi. Pendant que Gerhard Schröder profitait de la croissance du début des années 2000 pour effectuer en Allemagne les réformes indispensables, la droite a laissé notre compétitivité se détériorer. Dès 2012 François Hollande a dû engager la baisse du coût du travail et du déficit budgétaire dans un environnement économique très difficile. Cela a demandé des efforts importants aux Français. Les résultats apparaissent : la croissance repart, le déficit du commerce extérieur se réduit, le chômage se stabilise et les impôts baissent pour les moins favorisés. Mais cela n’empêche pas la droite de proposer maintenant de remettre en cause notre système social, on le voit déjà dans les programmes de ses candidats aux élections régionales (baisses des aides sociales, remise en cause de la gratuité des livres scolaires pour tous). 

La deuxième menace vient bien entendu du terrorisme islamiste qui s’attaque à nos valeurs fondamentales, comme l’égalité ou la laïcité. Là aussi notre pays a été mal préparé à affronter ces attaques. La droite avait en effet affiché un discours sécuritaire, tout en diminuant les moyens de nos services de sécurité (suppression de 10.000 emplois dans la police et la gendarmerie). Dès 2012 François Hollande a recréé des emplois dans les forces de sécurité, a fait voter deux lois antiterroristes (en 2012 et en 2014) et engagé nos forces armées dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Après les attentats de janvier, il a fait adopter une loi sur le renseignement et fait intervenir nos forces aériennes contre Daech en Syrie. Après les attentats de novembre, il a décrété l’état d’urgence, accéléré les créations d’emplois dans les forces de sécurité, intensifié la lutte contre Daech et est intervenu au niveau européen pour renforcer les contrôles aux frontières. 

La troisième menace vient de l’intérieur, du national-populisme, de ceux qui veulent remettre en cause les règles du Vivre ensemble, qui veulent identifier ceux qui ne sont pas comme les autres (comme à Béziers en recensant les enfants selon la religion qu’ils sont supposés pratiquer du fait de leur nom), qui stigmatisent les pauvres, qui prônent le repli sur soi, la sortie de l’euro…Déjà dans les années 1930 ces forces-là ont tenté de remettre en cause le modèle républicain. Qui ne voit que c’est justement ce que les terroristes cherchent : que nous nous divisions, que nous abandonnions nos valeurs ? 

En refaisant de la France un grand pays sur le plan économique et militaire, en redonnant aux Français la fierté de leur drapeau, en appelant à l’unité nationale, François Hollande montre à ceux qui seraient tentés par le retour en arrière que notre pays sait, comme il l’a toujours su le faire dans les moments difficiles, trouver au fond de lui-même l’énergie du sursaut.

 

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