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25 août 2015

Une fête de la rose à l’ancienne

 

Lu dans Les Nouvelles NEWS -  24 août 2015 

L’événement politique du week-end mettait en vedette Montebourg et Varoufakis… et leurs compagnes dans le décor.

13377786235_f4125f6db8_o.jpgÉternel masculin… Première agitation politique marquant le début de la fin des vacances : la fête de la rose le dimanche 23 août à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), fief d’Arnaud Montebourg. L’an dernier la fête avait été un prélude à l’éviction de trois ministres du gouvernement, Arnaud Montebourg, Aurélie Filipetti et Benoît Hamon devenus très critiques envers le gouvernement dont ils faisaient partie. Aurélie Filippetti était alors une ministre s’opposant à la politique de son gouvernement. Elle expliquait dans une lettre à François Hollande et Manuel Valls publiée dans Le Monde qu’elle revendiquait ses idéaux de gauche et préférait « la loyauté à ses idéaux ». A l’époque, elle était une femme politique responsable.

2015, changement de décor, Arnaud Montebourg reçoit Yanis Varoufakis, qui a démissionné du gouvernement grec après le référendum du 6 juillet. Les journalistes arrivent en meute à Frangy-en-Bresse et les deux hommes sont mis en vedette dans toute la presse avec avalanche de superlatifs musclés : Le Figaro voit par exemple « deux rock stars contre l’austérité », Le Monde, « deux révoltés de la politique européenne », Les Echos « Deux trublions anti-austérité » ; pour Le Parisien « Montebourg partage la vedette avec Varoufakis » etc…

Aurélie Filippetti, toujours députée de Moselle, apparaît dans cet événement, mais cette année, elle n’est plus présentée comme une ministre rebelle mais comme la compagne enceinte qui suit le trublion, révolté, rock star… Les gazettes parlent rapidement d’elle et de l’épouse de l’ex-ministre grec. Le couple français aurait été invité dans la résidence de vacance du couple grec. Et bien entendu les journaux people photographient le ventre de la future maman. Les hommes sont à la manœuvre politique, les femmes les accompagnent. Difficile de montrer de nouveaux rôles modèles en politique .

 

Réformer la fiscalité : un chantier de longue haleine

AVT_Remy-Pech_9334.jpgVoici une chronique signée de Rémy Pech (Professeur émérite à l’Université de Toulouse-le Mirail) publiée par le Journal d’information du Parti Socialiste de la Haute-Garonne, « L’Avenir », juillet 2015, à laquelle j’ai trouvé un grand intérêt :  

«  Me cal anar pagar la talhas (je dois aller payer les tailles). Ainsi disait, sans trop répoutéguer mon papé de Vinassan avant d’enfourcher son vélo bleu pour se rendre à la perception de Fleury porter quelques billets bleus pour solder la feuille (également bleue) lui signifiant le montant de la contribution foncière. J’ai donc entendu proférer dans mon enfance, le nom de l’impôt royal perçu jusqu’en 1789 et bien au-delà sous d’autres formes. N’est-ce pas une preuve du poids physique  et mental de la fiscalité sur nos paysans ? J’appris ensuite à l’école, que la question fiscale avait déstabilisé la monarchie, incapable d’obtenir des élites privilégiées le moindre effort alors que des ministres réformateurs tels Brienne, Calonne et surtout Necker tentaient de de leur imposer. Acculé à convoquer les Etats généraux du royaume, Louis XVI devait bientôt accepter la transformation en assemblée constituante de cette antique institution. Dès juillet 89, les paysans prirent les devants en imposant à leurs seigneurs l’abandon des impôts féodaux qui les pressuraient encore. En août, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen stipulait dans son article 13 : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». Ainsi était affirmé le principe d’équité et de justice devant l’impôt . Par ailleurs, l’impôt sur la consommation, à priori inégalitaire, était supprimé pour quelques années, mais Napoléon se hâta de le rétablir pour financer ses guerres de conquête. 

Le ministre des finances du Directoire, le carcassonnais Ramel, fit passer en l’An VII une première réforme sur les quatre contributions : la foncière, sur les terres, la mobilière sur les habitations, la patente sur les boutiques et les ateliers, et l’improbable impôt sur les portes et les fenêtres qui plongea dans l’obscurité tant de demeures, des plus humbles au plus cossues ! 

Ces « quatre vieilles » furent tôt dénoncées comme injustes et difficiles à recouvrer sur des citoyens toujours réticents. Du moins ont elles imposé l’établissement d’un cadastre décidé en 1807 mais seulement généralisé cinquante ans plus tard. Mais la mise à jour irrégulière des bases fiscales entachait le système. 

Malgré ces imperfections, tous les régimes, jusqu’en 1914, ont vécu sur ces mesures remontant à la Révolution et à l’Empire, entretenant un sentiment d’injustice fiscale. Aussi, Gambetta mit dès 1869 au programme radical, l’impôt progressif sur le revenu. C’est seulement en 1914 qu’il fut adopté, après une lutte incessante où s’illustrèrent le grand bourgeois radical et réformateur Joseph Caillaux, le ministre Louis-Jean Malvy et notre cher Jean Jaurès, soucieux d’amorcer par cette réforme une marche à l’égalité qui est la pierre angulaire de tout socialisme. 

Aujourd’hui, en en dépit des fraudes et des évasions fiscales particulièrement insupportables en temps de crise générale, l’impôt sur le revenu est encore une ressource de référence, même s’il est dépassé en terme de recettes fiscales par les impôts indirects dont la TVA  et la CSG sont les plus efficaces … et les plus socialement injustes. 

La réforme fiscale est donc enfin à l’ordre du jour et ne nous étonnons pas que le prélèvement à la source, qui substitue au système déclaratif la transparence des revenus, suscite des cris d’orfraie des privilégiés de la fortune. Espérons au moins que les forces de progrès trouveront en la matière une raison majeure de se regrouper pour préparer ensemble l’avenir du pays et affronter les échéances électorales futures. L’histoire nous enseigne certes la difficulté de toute réforme fiscale, mais aussi la nécessité d’appuyer le processus législatifs par une volonté populaire ardente et tenace. Ainsi l’impôt pourra se dépouiller de son image désagréable pour revêtir la fonction d’instrument de la justice et de la solidarité ».

 

06 août 2015

Rencontres d’été de Démocratie 2012, les 25 et 26 juillet

 

Le mouvement Démocratie 2012 qui soutient François Hollande, a organisé ses rencontres d’été les 25 et 26 juillet 2015 à Carnas dans le Gard. 

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 Trente cinq délégués (Photo 1 ) étaient présents autour de Jean-Marie Cambacérès (soit 10 de plus que l’année dernière) représentant de nombreux territoires : le Gard, bien sûr, mais aussi la Lozère, l’Hérault, l’Aude, l’Ardèche, l’Allier ou encore les Bouches du Rhône, la Haute Garonne, le Rhône, la région Parisienne et la Bretagne. Plus de 50 personnes étaient présentes au dîner-républicain le 25 au soir et une douzaine de délégués poursuivirent ces rencontres le 26 en visitant les Salins du Midi à Aigues-Mortes. Plusieurs membres du conseil d’administration et du comité stratégique étaient présents, notamment : Jean-Marie Cambacérès, Jean-Marie Aoust, Jean-Louis Aupicon, Dominique Blanc, Wenceslas Baudrillart, Philippe Ledan, Roland Magnaudet et Geneviève Tapié.

Les délégués de D12 se félicitèrent tout d’abord de l’action du président de la République dans plusieurs domaines notamment la crise grecque, alors que les trois leaders de droite (Sarkozy, Fillon et Juppé) se ridiculisaient, chacun à leur façon.
Ensuite, l’assemblée générale statutaire de Démocratie 2012, adopta les bilans moral et financier 2014, ainsi que le budget et le programme d’actions 2015. L’assemblée générale a procédé ensuite au renouvellement de ses instances (Conseil d’administration, bureau, Comité stratégique et Comité représentatif de régions) et a réélu à l’unanimité Jean-Marie Cambacérès comme président.

Les délégués discutèrent ensuite sur cinq questions : le Vivre Ensemble, l’environnement, l’économie sociale, l’Europe et la jeunesse et adoptèrent quelques propositions en la matière, par exemple :
- Créer une Conférence nationale permanente du Vivre ensemble,

- Lancer un appel citoyen au monde entier à ne pas dépasser dans les bureaux et habitations, 21° de température en été et 19° en hiver,

- Sécuriser les activités solidaires en créant un fonds de garantie des activités solidaires labélisées.

- Rédiger un cours commun d’instruction civique européenne pour les collèges et lycées de tous les pays de l’Union.

- Renforcer le Groupe Jeunes de D12 dans les régions.

L’Assemblée générale amenda alors sur plusieurs points le projet de D12 du 25 février « Pour une nouvelle étape » et adopta formellement la « Plate-forme de D12 » et une trentaine de propositions nouvelles pour les deux ans à venir et les années suivantes.

En conclusion, Démocratie 2012 renouvela sa confiance à François Hollande et lui renouvela son appel pour une nouvelle candidature en 2017.

Le 28 juillet 2015.

Jean-Marie Cambacérès

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