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16 novembre 2014

Mérite

Dans le Finistère le 2 septembre 2014, dans le Gard le 24 octobre puis dans l’Hérault le 25, trois militantes féministes ont reçu les insignes de l’Ordre national du Mérite au cours de cérémonies, chaque fois empreintes de solennité, de dignité, mais aussi d’amitié et de grande convivialité.

 Floriane Guedon, à Plomeur (Finistère) était ce jour-là non seulement entourée du maire, mais la députée Annick Le Loch et la sénatrice Maryvonne Blondin avaient, pour la circonstance fait le déplacement. 

Floriane Gyedon 2 sept 2014 députée et sénatrice félicitations. 2.jpg

Floriane Gyedon 2 sept 2014 députée et sénatrice félicitations.jpg

 Photo 1 et 2  : Floriane Guedon applaudie par Annick Le Loch, députée (à ma gauche), Maryvonne Blondin, sénatrice et Monique Barbe, SG de l'Assemblée des femmes du LR. 

Floriane Geudon 2 sept 2014 éloge de la récipiendaire.jpg

Photo 3  : l'éloge !

Floriane Guedon 2 sept 2014 accueil Mme le Maire.jpg

 Photo 4  : l'ancienne maire de Plomeur, émue ...  par l'histoire de cette  audoise « réfugiée » en Bretagne :   

             Le 5 juin 1936, Léon Blum, vainqueur du Front populaire entre à Matignon. 

            Quelques  semaines à peine avant que vous n’ouvriez, pour la première fois les yeux à Coursan, dans l’Aude, au cœur même de la circonscription électorale du vainqueur du Front Populaire ;  c’est Narbonne qui a offert à  Léon Blum ce siège de député qui lui permettra de se hisser à la Présidence du Conseil des ministres. 

 A une encablure de Coursan et de Narbonne, - à Cuxac d’Aude précisément -   , c’est un militant désintéressé, Eugène Montel, citons le, qui, en 1929, s’est effacé pour laisser la place au leader national de la SFIO défait à Paris par le Parti communiste aux élections législatives de 1928. Le Parti communiste n’avait pas pardonné à Léon Blum son rôle capital au Congrès de Tour (1920) et sa formule historique : « Pendant que vous irez courir l’aventure, il faudra que quelqu’un garde la vielle maison ». Et lui a opposé Jacques Duclos aux élections générales de 1928.  

Quand vous venez au monde dans ce quartier de La Barque à Coursan, les premiers cris que vous entendez, des cris de joie, sont certainement ceux des militants qui fêtent le Front populaire ; peut-être aussi le bonheur des premiers congés payés qui se précipiteront à bicyclette à la mer quelques jours plus tard… CV Floriane Guédon discours 2 septembre 2014.docx

 

              Françoise Brunel avait choisi Saint-Chaptes, son village natal pour recevoir ses insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite ; tout le « gratin » politique gardois était là où représenté. (Photos à venir).  Ils n’ont pas échappé, l’occasion était trop belle, et je l’ai saisie à une large évocation de l’histoire politique des femmes.  

Voici, chère Françoise,  une idée qui est née avec le Général de Gaulle. Il a dit que la Deuxième Guerre Mondiale était une Guerre de 30 ans. La suite de la Première, c’est évident.

             Alors, Françoise,  as-tu eu vent de cette idée ?

En tous cas, tu débarques sur terre 30 ans  après la Première, après que les Alliés viennent terminer  la  Seconde. Alors tu arrives,  là, comme une fleur, ou presque, un jour de septembre, donc en pleine vendanges ;  c’est dans les vignes, le berceau de ta famille, un vrai  crime de lèse vigneron …. 

C’était en 1944, 30 ans après l’assassinat à Sarajevo de cet Archiduc François –Ferdinand d’Autriche et de son épouse en août 1914, qui fait basculer l’Europe  dans la guerre.

 De Vevey, en Suisse où il est en vacances, Romain Rolland dira  que « cette guerre est la plus grande catastrophe de l’histoire depuis des siècles, la ruine de nos espoirs les plus saints de la fraternité humaine ».  

Aujourd’hui, en 2014,  nous célébrons la même année, deux commémorations d’une importance exceptionnelle pour notre pays : le Centenaire de la Première Guerre mondiale et 70e  anniversaire de la Libération de la France. CV Françoise Brunel discours 24 octobre 2014.pdf

 

C’est à Sète où elle réside que Odette Amanton avait organisé une cérémonie, plus intime mais non moins chaleureuse. Monsieur le Maire étant représenté, le député Sébastien Denaja est arrivé, lui, avec un bouquet pour la récipiendaire…  

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Photo 5 : Odette Amanton, Geneviève Tapié, Danièle Gasparoux, ex adjointe au maire de Balaruc les Bains

 

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  Photo 6 : Le "Club" (sic) des femmes et ... des hommes décorées aux côtés des élus.

 

Priorité à l’embauche des hommes 

            Vous êtes, Odette,  née et vous avez grandi à Saint Jean Soleymieux.  

            C’est le berceau de famille, près de Saint Etienne dans la Loire. La lignée de vos ancêtres, les  Pelardi avec un i  ont émigré d’Italie avant de  perdre le i pour un y quand ils ont traversé la frontière pour aller travailler en Suisse ; ils se sont établis par la suite dans l’Ain.  

            La Guerre de 1914  qui appelle votre grand-père au Front, fera de son fils une pupille de la Nation.  

            Les Pelardy, ils étaient, de génération en génération,  cordonniers ; le dernier fût celui-ci, votre père, avec qui enfant, vous allez passer beaucoup de temps, dans l’atelier ou sur les marchés. C’est lui qui vous apprendra à lire.   

            Vous auriez pu peut-être devenir « cordonnière » et incarner ainsi une 6eme génération d’artisans.  

            Mais non !  A vos 18 ans, vous rêvez de rentrer dans la Banque. Mais lorsque vous vous présentez à l’entretien d’embauche à Saint-Etienne,  - en 1962 les premiers puits du Bassin houiller  fermaient -, on vous explique que la situation économique est grave, alors on donne la priorité à l’embauche des hommes… CV Odette Amanton discours 25 octobre 2014.pdf

 

Photo 7 : le toast amical de Sébastien Denaja, député

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