statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23 octobre 2014

Dominique Villemot Président d’Honneur de Démocratie 2012, avocat fiscaliste et proche du chef de l’Etat, est aujourd'hui à Béziers

 

Photo Dominique Villemot.jpg

Dominique Villemot avec François Hollande à l'Elysée à la fin de 2013 

Invité de Geneviève Tapié et Antonio Fulleda, fondateurs du Groupe Local de Démocratie 2012,

Dominique Villemot, présentera son dernier ouvrage

« La gauche qui gouverne » (Editions Privat)*

et réaffirmera, au cours d’une réunion/débat  son soutien à la politique du Président de la République

le jeudi 23 octobre 2014

à 19 heures

à la Colonie Espagnole à Béziers

1, rue Vieille Citadelle (parking Jean Jaurès)

Dominique Villemot dédicacera son livre* à l’issu de la réunion.

Voir invitation : Invitation 23octobre 2014 PDF.pdf 

L’Assemblée des femmes  du LR et l’Association Béziers la Progressiste, s’associent à l’organisation de ce temps de Démocratie 2012,  crée le 24 février 2012 à Béziers  pour soutenir la candidature de François Hollande.

Inscriptions et participation de 5 euros (apéritif tapas) :

emc.tapie.genevieve@wanadoo.fr

fulleda.antonio@wanadoo.fr

La_gauche_qui_gouverne.jpg

 

**La Gauche qui Gouverne. Hollande, la République, la jeunesse, le progrès.

 Editions Privat. 190 pages, août 2014. 9, 80 euros

 

15 octobre 2014

Egalité

 

Le Haut Conseil à l’Egalité, un organisme placé auprès du Premier ministre lance une campagne pour mettre en lumière les inégalités plus criantes qui frappent les femmes en milieu rural.

 

A savoir, notamment en matière d’emploi et d’accès aux services publics *:

 

* 39 places de modes de garde pour 100 enfants sont disponibles en milieu rural, contre 50 au niveau national ;
* Près de 40% des femmes actives travaillent à temps partiel en milieu rural, soit 10 points de plus qu’au niveau national ;
* Plus de 60% des chômeur-se-s de – de 25 ans sont des femmes en milieu rural, (50/50 dans la France entière);
* 30 minutes en moyenne sont nécessaires pour se rendre à une maternité en milieu rural, contre 17 minutes en moyenne au niveau national.

 

 Sur la base de ce constat, le Haut Conseil a saisi le Premier ministre, afin d’inscrire la question relative aux inégalités entre les femmes et les hommes à l’ordre du jour des Assises de la ruralité et du Comité interministériel à l’égalité des territoires qui s’en suivra.

 

C’est aussi une question qui aurait pu être posée aux candidat-e-s aux élections sénatoriales du 28 septembre, les sénateurs se présentant généralement comme les défenseurs de la ruralité. Or, si la dimension « femme » a bien été abordée à l’occasion de ce récent scrutin, c’était généralement pour les éviter ; malgré le renforcement des lois sur la parité, moins de sénatrices ont été élues en 2014 (25%) qu’en 2001 (27%).

 

Les prochaines élections départementales du 15 mars 2015, offrent une séquence de rattrapage, d’autant plus que les adversaires de la suppression des futurs conseils départementaux inscrite à l’horizon 2020 dans le projet de réforme territoriale, avancent comme argument principal celui de la « proximité » du conseiller général dans les zones rurales qu’il faudrait protéger.

 

Je suggère donc aux futur-e-s candidat-e-s à cette élection - et bien entendu à leurs formations politiques -  de formuler des propositions de campagne pour inscrire dans leurs programmes des modes opératoires  concrets visant à gommer –dans le cadre de leurs compétences propres – les inégalités qui frappent davantage les femmes vivant en milieu rural, ainsi que démontré par le Haut Conseil à l’Egalité**.

 

Et je compte bien sur les femmes qui seront élues au sein des Assemblées départementales devenues, au terme de la Loi du 17 mai 2013,  strictement paritaires pour, non seulement faire prendre les engagements nécessaires,  mais aussi les faires respecter.

 

Elles le doivent bien à toutes celles et ceux qui auront imposé au politique la parité au Conseil départemental.

 

*

 

** Rapport EGAliTER « Combattre maintenant les inégalités sexuées, sociales et territoriales dans les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux fragilisés », remis le 19 juin dernier par le HCEfh à Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre en charge des Droits des femmes. Ce rapport analyse le croisement entre inégalités femmes-hommes, inégalités sociales et inégalités territoriales, formule 44 recommandations et propose des outils pratiques pour agir.

 

Egalité

 

Le Haut Conseil à l’Egalité, un organisme placé auprès du Premier ministre lance une campagne pour mettre en lumière les inégalités plus criantes qui frappent les femmes en milieu rural.

A savoir, notamment en matière d’emploi et d’accès aux services publics *:

* 39 places de modes de garde pour 100 enfants sont disponibles en milieu rural, contre 50 au niveau national ;
* Près de 40% des femmes actives travaillent à temps partiel en milieu rural, soit 10 points de plus qu’au niveau national ;
* Plus de 60% des chômeur-se-s de – de 25 ans sont des femmes en milieu rural, (50/50 dans la France entière);
* 30 minutes en moyenne sont nécessaires pour se rendre à une maternité en milieu rural, contre 17 minutes en moyenne au niveau national.

 Sur la base de ce constat, le Haut Conseil a saisi le Premier ministre, afin d’inscrire la question relative aux inégalités entre les femmes et les hommes à l’ordre du jour des Assises de la ruralité et du Comité interministériel à l’égalité des territoires qui s’en suivra.

C’est aussi une question qui aurait pu être posée aux candidat-e-s aux élections sénatoriales du 28 septembre, les sénateurs se présentant généralement comme les défenseurs de la ruralité. Or, si la dimension « femme » a bien été abordée à l’occasion de ce récent scrutin, c’était généralement pour les éviter ; malgré le renforcement des lois sur la parité, moins de sénatrices ont été élues en 2014 (25%) qu’en 2001 (27%).

Les prochaines élections départementales du 15 mars 2015, offrent une séquence de rattrapage, d’autant plus que les adversaires de la suppression des futurs conseils départementaux inscrite à l’horizon 2020 dans le projet de réforme territoriale, avancent comme argument principal celui de la « proximité » du conseiller général dans les zones rurales qu’il faudrait protéger.

Je suggère donc aux futur-e-s candidat-e-s à cette élection - et bien entendu à leurs formations politiques -  de formuler des propositions de campagne pour inscrire dans leurs programmes des modes opératoires  concrets visant à gommer –dans le cadre de leurs compétences propres – les inégalités qui frappent davantage les femmes vivant en milieu rural, ainsi que démontré par le Haut Conseil à l’Egalité**.

Et je compte bien sur les femmes qui seront élues au sein des Assemblées départementales devenues, au terme de la Loi du 17 mai 2013,  strictement paritaires pour, non seulement faire prendre les engagements nécessaires,  mais aussi les faires respecter.

Elles le doivent bien à toutes celles et ceux qui auront imposé au politique la parité au Conseil départemental.

 

*/ ** Rapport EGAliTER « Combattre maintenant les inégalités sexuées, sociales et territoriales dans les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux fragilisés », remis le 19 juin dernier par le HCEfh au ministère en charge des Droits des femmes. Ce rapport analyse le croisement entre inégalités femmes-hommes, inégalités sociales et inégalités territoriales, formule 44 recommandations et propose des outils pratiques pour agir.

 

09 octobre 2014

Elections départementales

 

Le Conseil général de l’Hérault, actuellement composé de 49 membres, 44 hommes et 5 femmes,  est, comme l’ensemble des Assemblées départementales en France, renouvelable le 15 mars 2015 

L’application du scrutin binominal paritaire à deux tours prévu par la Loi du 17 mai 2013 sera la première nouveauté de ces élections. La deuxième  verra  cette institution initialement crée  en 1790, se transformer en un Conseil départemental doté de cantons élargis et d’autant de femmes que d’hommes parmi ses élus.

 Ainsi, l’Assemblée départementale de l’Hérault dénombrera désormais, 25 conseillères départementales et 25 conseillers départementaux.

La difficulté c’est que  d’ici les élections du 15 mars 2015,  19 élus sortants, devront laisser leur place à des femmes. D’ici là, les formations politiques auront à réfléchir aux modes opératoires les plus pertinents pour choisir lesquels, sous peine de voir fleurir les dissidences. Bref, des critères objectifs devront être arrêtés avant de procéder aux investitures.

L’âge des impétrant-e-s peut être un premier critère. L’ancienneté dans le mandat en est un autre plus politique. Le  site Internet du Conseil général de l’Hérault révèle au sein d’une importante majorité influencée par le Parti socialiste,  pas moins de 6 hommes élus entre  1976 et 1994. Ce qui au bas mot revient à une longévité dans la fonction comprise entre 48 et 20 ans et l’exercice de 8 à 3 ou 4 mandats de 6 ans.

L’esprit de la Loi du 17 mai 2013 sous tend, sans néanmoins l’exiger  une volonté  de renouvellement.

La plus ancienne des 5 sortantes a été élue pour la première fois en 1998. Parmi  les 4 autres, 3 suppléantes  ont accédé à la fonction au décès ou à la démission de leur titulaire en 2012 ; enfin la cinquième siège au département depuis 2002.

Une application stricte du principe de non cumul des mandats peut constituer un troisième critère. Soit par anticipation de la loi qui interdira dès 2017 l’exercice d’un mandat de parlementaire avec celui de membre d’un exécutif local, soit par l’introduction de règles intra-partisanes fondées sur le volontarisme des partis à promouvoir ce renouvellement. Toutes nuances confondues, les formations politiques y gagneraient l’occasion de rétablir du lien entre les français-e-s et leurs représentant-e-s.

La présence de 50% de femmes dans le prochain Conseil départemental va-elle, en tant que tel,  renforcer le poids politique de ce panel féminin ? Un corpus de recherche important a institué le seuil de 30% pour constituer une masse critique minimale apte à refléter le poids des femmes dans les assemblés. Rien ne permet d’exclure dès lors qu’une d’entre elles postule, une fois l’élection du printemps 2015 passée, à la présidence du Conseil départemental.

Depuis l’accession de la première femme, Marcelle Huc, conseillère générale de Caspestang à l’Assemblée départementale à la Libération  - le temps d’un seul mandat -,  l’hémicycle a dénombré  8 femmes en 70 ans : Mme Tailhades, Mme Santonja, Mme Baudouin, Mme Pétard, Mme Bousquet (elles ont en règle générale siégé pas plus de deux à la fois jusqu’en 2012), Mme Buffalon, Mme Vassas Mejri et Mme Dray-Fitoussi (depuis 2012).

Le projet de réforme territoriale prévoit la suppression des Conseils départementaux en 2020. Ce qui assigne un seul mandat à l’assemblée qui sera élue le 15 mars 2015. Dans ce contexte où la mise à l’écart de nombreux sortants risque de laisser des blessures au sein de la  formation majoritaire  proche du chef de l’Etat, l’idée de confier la transition à la Présidence sortante peut certainement faire son chemin…

 

07 octobre 2014

Sénat : la parité freinée ?

 

Commentant les résultats des élections sénatoriales du 28 septembre, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), un organisme placé auprès du Premier ministre et présidé par Danièle Bousquet, estime que la progression de la parité est « freinée par les stratèges anti-parité » ; c’est tout à fait juste.  

Mais il « oublie » de dire clairement que si le pourcentage des femmes sénatrices a progressé de 22% en 2011 à 25 % aujourd’hui, il se situait à 27% à l’issu du renouvellement de 2001.

Le Haut Conseil aurait certainement gagné en clarté s’il avait consulté mon analyse, paru sur ce Blog le 30 septembre (voir ci-dessous)    ; et c’est un peu dommage !

Surtout pour les candidates qui sont restées devant la porte !

Les associations, elles ne se sont pas trompées. Pour les efFRONTé-e-s le sénat est « Haute Assemblée du Machisme », alors que Osez le féminisme pointe du doigt des « petits arrangements entre hommes ». Plus diplomate, Elles aussi souligne que « malgré l’application de la loi du 2 août 2013 avec dix-sept départements passant au scrutin de liste et un collège électoral plus proche de la parité, les résultats sont peu encourageants ». Et c’est peu de le dire !

Alors, la « parité freinée » ?

Non flinguée ! Massacrée !