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09 octobre 2014

Elections départementales

 

Le Conseil général de l’Hérault, actuellement composé de 49 membres, 44 hommes et 5 femmes,  est, comme l’ensemble des Assemblées départementales en France, renouvelable le 15 mars 2015 

L’application du scrutin binominal paritaire à deux tours prévu par la Loi du 17 mai 2013 sera la première nouveauté de ces élections. La deuxième  verra  cette institution initialement crée  en 1790, se transformer en un Conseil départemental doté de cantons élargis et d’autant de femmes que d’hommes parmi ses élus.

 Ainsi, l’Assemblée départementale de l’Hérault dénombrera désormais, 25 conseillères départementales et 25 conseillers départementaux.

La difficulté c’est que  d’ici les élections du 15 mars 2015,  19 élus sortants, devront laisser leur place à des femmes. D’ici là, les formations politiques auront à réfléchir aux modes opératoires les plus pertinents pour choisir lesquels, sous peine de voir fleurir les dissidences. Bref, des critères objectifs devront être arrêtés avant de procéder aux investitures.

L’âge des impétrant-e-s peut être un premier critère. L’ancienneté dans le mandat en est un autre plus politique. Le  site Internet du Conseil général de l’Hérault révèle au sein d’une importante majorité influencée par le Parti socialiste,  pas moins de 6 hommes élus entre  1976 et 1994. Ce qui au bas mot revient à une longévité dans la fonction comprise entre 48 et 20 ans et l’exercice de 8 à 3 ou 4 mandats de 6 ans.

L’esprit de la Loi du 17 mai 2013 sous tend, sans néanmoins l’exiger  une volonté  de renouvellement.

La plus ancienne des 5 sortantes a été élue pour la première fois en 1998. Parmi  les 4 autres, 3 suppléantes  ont accédé à la fonction au décès ou à la démission de leur titulaire en 2012 ; enfin la cinquième siège au département depuis 2002.

Une application stricte du principe de non cumul des mandats peut constituer un troisième critère. Soit par anticipation de la loi qui interdira dès 2017 l’exercice d’un mandat de parlementaire avec celui de membre d’un exécutif local, soit par l’introduction de règles intra-partisanes fondées sur le volontarisme des partis à promouvoir ce renouvellement. Toutes nuances confondues, les formations politiques y gagneraient l’occasion de rétablir du lien entre les français-e-s et leurs représentant-e-s.

La présence de 50% de femmes dans le prochain Conseil départemental va-elle, en tant que tel,  renforcer le poids politique de ce panel féminin ? Un corpus de recherche important a institué le seuil de 30% pour constituer une masse critique minimale apte à refléter le poids des femmes dans les assemblés. Rien ne permet d’exclure dès lors qu’une d’entre elles postule, une fois l’élection du printemps 2015 passée, à la présidence du Conseil départemental.

Depuis l’accession de la première femme, Marcelle Huc, conseillère générale de Caspestang à l’Assemblée départementale à la Libération  - le temps d’un seul mandat -,  l’hémicycle a dénombré  8 femmes en 70 ans : Mme Tailhades, Mme Santonja, Mme Baudouin, Mme Pétard, Mme Bousquet (elles ont en règle générale siégé pas plus de deux à la fois jusqu’en 2012), Mme Buffalon, Mme Vassas Mejri et Mme Dray-Fitoussi (depuis 2012).

Le projet de réforme territoriale prévoit la suppression des Conseils départementaux en 2020. Ce qui assigne un seul mandat à l’assemblée qui sera élue le 15 mars 2015. Dans ce contexte où la mise à l’écart de nombreux sortants risque de laisser des blessures au sein de la  formation majoritaire  proche du chef de l’Etat, l’idée de confier la transition à la Présidence sortante peut certainement faire son chemin…

 

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