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30 septembre 2014

Elections sénatoriales : moins de femmes élues en 2014 qu’en 2001

Suite à la modification le 8 juillet 1999 des articles 3 et 4 de la Constitution de 1958, le parlement a adopté la loi du 6 juin 2000. Cette première loi sur la parité contraint notamment les partis politiques à présenter un nombre égal d’hommes et de femmes lors des scrutins de liste.

 

Dans la foulée, une loi promulguée le 10 juillet 2000 dit que dans les départements élisanttrois sénateurs ou plus, le mode de scrutin sera la proportionnelle avec alternance des femmes et des hommes. La proportionnelle ne s’appliquait jusque-là que dans les départements élisant cinq sénateurs ou plus.

 

La majorité issue des élections législatives de 2002 modifie la loi relative au Sénat le 30 juillet 2003. La proportionnelle ne s’appliquera désormais que dans les départements élisant 4 sénateurs ou plus (soit la moitié des départements contre  deux tiers avec la loi précédente).

 

En 2001, à l’issue du renouvellement portant sur le tiers sortant de sénateurs, on a compté 27% de femmes parmi les élus. Ce résultat pu paraître décevant même si le pourcentage de femmes dans l’hémicycle passe alors de 5,3% en1998 à 10,59%. Il s’explique par un nombre relativement peu élevé de départements de cette série concerné par la proportionnelle et surtout par la multiplication de listes (faussement) dissidentes : des candidats de même tendance, plutôt que de respecter la parité, présentent deux listes, chacune conduite par un homme. En outre la part des candidates dans les départements soumis au scrutin uninominal demeure faible.

 

Ce contournement de la  loi se reproduira aux élections suivantes, amplifié par le nombre plus élevé qu’en 2001 de départements élisant les sénateurs au scrutin uninominal majoritaire toujours défavorable aux femmes.

 

Au lendemain du renouvellement de 2008, le Sénat dans son entier a été concerné par l’obligation de parité (dans la moitié des départements en 2001 et seulement dans un tiers des départements en 2004 et 2008). Le pourcentage de femmes est alors de 23,32%. Il a légèrement reculé en 2011 (22,23%) malgré l'ajout de cinq sièges lors de ce dernier renouvellement.

 

La loi du 3 août 2013 relative à l'élection des sénateurs qui permet de revenir aux dispositions de la loi initiale du 10 juillet 2000 prévoyait de faire accéder  un nombre plus important de femmes au mandat de sénateur, en faisant élire au  renouvellement de 2014, 73, 3% des sénateurs au scrutin de liste proportionnel.

 

Un calcul mathématique (la moitié des élus à un près) permettait de déboucher sur l’élection de 36% de sénatrices et une progression de près de 15% de la représentation des femmes au Sénat par rapport à 2011.

 

Désormais, et à l’issu du  renouvellement du 28 septembre 2014, 86 femmes sur un total de 344 sénateurs siègent dans la Haute assemblée, soit, 25%.

C’est-à-dire moins qu’en 2001.

 

18 septembre 2014

Le bonheur...

Quand vous arrivez pour la première fois de Montpellier à La Tieule, près de La Canourgue en Lozère,  la première chose qui vous vient à l’esprit, c’est un poème de Paul Fort, Le Bonheur, qui commence ainsi : « Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer. ». C’est pour cela que vous y revenez !

 

Et quand vous franchissez le seuil des Saveurs d’Autre Foie, la ferme des Aulas, vous plongez, d’en haut du perron d’entrée, dans le film d’Étienne Chatiliez, Le Bonheur est dans le pré.

Alors, vos yeux qui cherchent  Eddy Mitchell dans le paysage s’arrêtent sur ceux de Jean-Claude Aulas. Vous n’allez pas être déçue !  Au déjeuner, vous lui accorderez sans hésiter comme à Eddy Mitchell pour Le Bonheur est dans le pré, ce César du meilleur second rôle, catégorie, « Foie gras au torchon mi- cuit » ! Un bonheur qu’il ne faut pas laisser filer ! (...) CV Dominique Aulas Discours 5 juillet 2014.pdf

 

Ce bonheur, c'était ce  25 juillet, pour la remise des insignes de Chevalier de l'Ordre national du Mérite, à Dominique Aulas, conseillère municipale de La Tieule, 104 habitants.

 

Photo 1 : Une partie de l'assistance, sur le parvis de la Mairie

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Photo 2 : Moment solennel,  pour Dominique entourée de Marien Pouget, ancien maire de Banassac (Lozère) et de la jeune adjointe au maire Crystel Castan; sous l'œil attentif de l'une de ses filles.

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Photo 3 : Le bonheur...

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Photo 5 : ... dans le pré

 

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17 septembre 2014

Les mouchoirs

 

Dans l’Hérault, 3647 grands électeurs (députés, sénateurs, conseillers généraux, conseillers régionaux, délégués des conseils municipaux) éliront 4 sénateurs dont 2 sénatrices le 28 septembre prochain.

Cela, c’est sur le papier.

La Loi du 3 août 2013 a fixé que dans les départements élisant 3 sénateurs et plus (c’est le cas dans l’Hérault et le Gard, qui font partie de la moitié renouvelable), le scrutin de liste proportionnel à un tour, répond à un objectif de parité légale : les listes doivent être composées d’une femme et d’un homme (ou d’un homme et d’une femme) par alternance…

La loi du 3 août 2013 dispose aussi que les listes des déléguées des conseils municipaux répondent désormais au principe de parité alternée.

Il y a dans l’Hérault  environ 42% de femmes parmi les grands électeurs. C’est-à-dire un pourcentage suffisant pour que les femmes puissent réellement peser sur les résultats du scrutin, rappelons qu’un seuil de 30%  est  nécessaire pour constituer une masse critique minimale pour refléter le poids des femmes dans la société… et par là même au sein d’un corpus électoral.

 Toujours dans l’Hérault, 72 candidat-e-s répartis sur 12 listes vont se disputer les 4 postes disponibles.

La multiplicité des listes au sein des deux formations politiques à droite et à gauche, c’est-à-dire, soyons claire, au PS, à l’UMP (et, par des listes dissidentes situées dans leur environnement immédiat) complique un peu les choses, et porte les germes de l’assassinat de la parité.

En 2008, au précédent renouvellement, l’UMP, avait de manière réglo, élu un sénateur (M. Couderc) et une sénatrice (Mme Bruguière).

Le PS, avait, par un artifice dont je n’ai jamais été dupe, envoyé deux hommes au Sénat, en laissant chaque fois la deuxième de liste à la porte de la Haute Assemblée : M. Navarro conduisait la liste officielle du PS, M. Tropéano, à la tête d’une « fausse » liste dissidente – partage des voix oblige ! -, l’avaient tous deux emportés.

Sauf votre « serviteure » qui avait dénoncé cette stratégie de contournement de la parité, personne ou presque, ne s'en était ému. 

Or l’histoire se répète aujourd’hui.

Avec en prime, à cause d’un inévitable  émiettement des voix sur les  12 listes, le risque de voir chuter l’unique sénatrice sortante (UMP).

J’en appelle donc au groupe des 42% de  femmes grandes électrices. A la responsabilité des grands partis et à celle du Parti socialiste majoritaire qui a voté, avec enthousiasme, la Loi du 3 août pour l’élection des sénateurs tant à l’Assemblée qu’au Sénat.

Je ne suis toujours pas dupe. Le cynisme en politique existe. Mais si Mme Dolorès Roqué, deuxième sur la liste investie par le PS de M. Cabanel reste devant la porte, alors, je considérerais, comme vient de me l’écrire mon amie Micaela Navarro Garzon, Présidente du PSOE (Partido Socialista Obrero Espagnol)  qu’un jour « les femmes décideront de retirer l’échelle sur laquelle les hommes s’agrippent pour grimper vers l’édifice du pouvoir ».             

Une révolution se prépare le 15 mars 2015 : l’élection des Conseils départementaux  selon le scrutin bi-nominal paritaire (une femme et un homme élus à égalité de droit dans chaque canton), va déboucher sur des Assemblées strictement composées de la moitié de femmes. Bien au-delà du seuil critique de 30%. Et alors je crois bien que les vocations de « Présidentes » vont fleurir.

Alors, encore,  il sera trop tard pour sortir les mouchoirs.

 

16 septembre 2014

Retour de "La Cité"

 En attendant le compte rendu, en cours de rédaction par Line Fromental, voici quelques retours de l'Hôtel de la Cité où Christine Pujol accueillait jeudi 11 septembre, notre Assemblée générale.

Salle comble, assistance studieuse, des femmes et des hommes, et aussi du "beau monde" : Sébastien Denaja, député, rapporteur de la Loi du 4 août 2014 sur l'Egalité entre les femmes et les hommes, Eric Andrieu, Député au Parlement européen et Premier secrétaire de la Fédération socialiste de l'Aude, Tamara Rivel, Conseillère générale, représentant le Président Viola retenu à Paris, et Gisèle Jourda, sénatrice suppléante de l'Aude.

Dans la salle, des femmes maires, nombreuses, de élues et anciennes élues, venues aussi du Gard lointain  - notamment la Présidente de l'Association des maires du Gard, Pilar Chaleyssin - et de Lozère... ainsi que des militantes et des représentant-e-s d'association.

Tout cela, ajouté à la "magie" de la Cité médiévale sous la lumière de septembre, et à l'apéritif offert par Christine Pujol dans ses jardins mythiques de l'Hôtel de la Cité... Magique aussi !

Photo 1 : de gauche à droite, Christine Pujol, Eric Andrieu et Sébastien Denaja m'entourent ... 

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Photo 2 : Vue d'ensemble; la salle ouverte sur les Jardins de l'Evêque 

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Photo 3 : Nous attendons Gisèle Jourda, en campagne pour les élections sénatoriales 

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Photo 4 : la belle assistance !

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 Photo 5 : dîner... c'était aussi mon anniversaire ... et celui de Christine Pujol  (assise en face). A mes côtés, Pilar Chaleyssin, Jean et Yvette Fabre.

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Article La Dépêche 12 sept 2014.doc 

 

 

 

 

 

 

07 septembre 2014

Un couteau dans le flanc

 

David Revault d’Allonnes revient dans Le Monde daté d’aujourd’hui et de demain, (http:// www.lemonde.fr, (Le chef de l’Etat est confronté à l’irrespect généralisé de sa fonction), sur la situation du chef de l’Etat « fragilisé par ses proches (…) qui plus est avec une forme d’irrespect de plus en plus décomplexé pour la fonction et la personne. Comme si ses ministres, ses camarades, ses intimes s’étaient ligués pour lui faire subir les pires outrages politiques      (…) comme si, obsédés par la conquête du pouvoir, ils (les socialistes), en avaient oublié de penser son exercice, pour s’en disputer à l’avance les premiers rôles (…). Un système de pouvoir transformé en méthode de gouvernement dont M. Hollande paie aujourd’hui le prix ».

 

               Qu’il me soit donc permis, au nom de celui-ci, de remercier vivement cette ancienne ministre du logement qui moins de cinq mois après avoir quitté le gouvernement, sort un livre assassin sur « le président de personne ». Un ministre de l’économie qui conteste la ligne économique du gouvernement et moque ouvertement le Président de la République pendant des semaines. Un ministre de l’éducation nationale qui démissionne, surtout pour des raisons tactiques, à huit jours d’une rentrée scolaire. Un député, qui dix-huit mois après l’affaire Cahuzac, accepte un poste de secrétaire d’Etat sans piper mot de ses irrégularités fiscales.  Et une ancienne compagne qui dévoile brutalement son intimité…

 

S’ajoute à tout cela, la guérilla  de ces  députés « frondeurs ». Elus pour l’essentiel dans la foulée de la victoire de François Hollande, il est clair que ces derniers s’ils avaient placé beaucoup d’espoir (pour leur carrière) en 2012, ont reçu en retour le choc des municipales et des européennes.

 

               François Hollande le sait. Il sait que pour tenir il est désormais condamné à endurer les avanies de la gauche et des socialistes.

 

               Merci au Monde de l’avoir dit si clairement  ce matin.

 

               Et d’avoir démontré comme le chef de l’Etat, vivait depuis de longs mois, « handicapé », un couteau dans le flanc.