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26 août 2014

La grande histoire

Sous la plume de Philippe Palat, Midi-Libre, http://www.midilibre.com, revient ce matin et pendant trois jours sur la création  du titre quelques jours à peine après le Débarquement.  « La scène se déroule à Limoux, dans l’Aude (…)  Ils sont cinq,- dans la clandestinité -, en ce début d’été 1944 dans la salle du Café Négrail ( …) Jean Graille, Madeleine Rochette, Georges Morguleff, Françis Vals et Jacques Bellon qui imaginent les contours et les options que le MLR (Mouvement de Libération de la Résistance) exprimera demain dans une presse nouvelle, libérée elle aussi des pesanteurs antérieures ».

 Plus tard, Rue d’Alger à Montpellier, - dans les locaux confisqués par le MLR à l’Eclair, journal collaborationniste et qui seront le siège de Midi-Libre jusqu’au début des années 80 -  un nom a jailli : Midi-Libre ! Et ce 27 août 1944, le  premier numéro affiche d’emblée la couleur, « les ambitions du journal dont le ton ne trompe pas : des informations exactes, des renseignements précis, une libre critique et se consacrer à la recherche de la vérité ». Sortis de la clandestinité, ensemble, les fondateurs confirment : «  La liberté de la presse est rétablie, et nous en userons dans l’intérêt général ! ».

Voilà l’histoire. L'histoire d'une conquête dans  la restauration de notre démocratie.

L’histoire raconte aussi que les parts du nouveau Journal avaient été, au sein du MLR, réparties, selon leurs poids, entre les différents Réseaux fondés, pour l’essentiel par des socialistes.

Alors surgissent ici mes souvenirs de jeune militante… Tenez, au hasard, celui d’un jeune professeur d’histoire du droit débarqué tout droit de Toulouse à  l’Université de Montpellier, qui vitupérait  en exhortant ses « camarades fondateurs du Midi-Libre »  de « rendre au Parti leurs participations » afin de  canaliser un titre qu’il jugeait insuffisamment « docile »…

Il avait dans sa fougue, et certainement ses impatiences oublié l'essentiel. "Que dans les moments difficiles, il y a toujours la volonté qui triomphe, l'unité qui permet d'avancer et la solidarité qui fait que nous sommes la France ».  (François Hollande, 25 août 2014)