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16 juillet 2014

14 Juillet

 

Dix jours avant vous recevez une lettre. François Hollande, Président de la République « vous prie de lui faire l’honneur d’assister à la cérémonie qui aura lieu le 14 juillet à 10 heures à l’occasion de la fête nationale ».

 

Le jour J, « soyez à l’heure vous a indiqué le Protocole de la Présidence », vous vous installez à votre place, dès potron-minet. Il fait froid, mais aux premières loges –ou presque-, sur la Place de la Concorde, face à la Musique de la Garde Républicaine qui s’installe déjà. Déjà, une heure avant l’arrivée du Président, le spectacle est permanent. Ballet des autorités militaires qui procèdent aux derniers réglages, valse des voitures qui déposent ministres, ambassadeurs, corps constitués à la tribune officielle, va et vient des journalistes et des photographes, vous reconnaissez Frédéric planté au milieu de la place au milieu de militaires empressées ;  téléphone vissé à l’oreille, sûr, le Corrézien fidèle ajuste les détails…

 

Ce qui vous frappe, c’est le silence.

 

Et puis la musique. IL arrive. Dans un véhicule de commandement, entouré par la Garde Républicaine ; François Hollande, tête à droite –certainement pour saluer le PC (poste de commandement) qui vous fait face - a quelque chose de martial. Vous réprimez votre envie d’applaudir ; mais non, à côté de vous, d’autres le font, c’est donc permis !

 

La patrouille de France qui déboule par surprise au-dessus de votre tête vous arrache une petite larme juste avant le défilé des troupes à pied.

 

Ce sont les Ecoles qui ouvrent la marche. Polytechnique, Saint-Cyr, Ecoles navale, Ecole des officiers de l’armée de l’air… Peu de filles ; moins d’un quart, certainement.  Mais toutes –question de taille probablement- ferment la marche. Alors l’élégance des uniformes des polytechniciennes ou des saint-cyriennes, vous offre l’image gracieuse de leurs  jupes qui virevoltent ensemble à chacun de leur pas… Superbe !

 

Le défilé des troupes montées de  la Garde Républicaine vous plonge dans « Guerre et Paix », avant qu’un engin de l’artillerie hippomobile de la Guerre de 14 ne vous ramène à la réalité. Car vous en auriez presque oublié ces soldats en tenue de poilus, avec uniforme (bleu) et équipement d’époque qui font face depuis le début à la tribune présidentielle. La Grande Guerre –commémoration du centenaire de la Première guerre mondiale oblige -  a aussi défilé sur les Champs Elysées.

 

Quand soudain, une « armée » de jeunes gens, blancs, gris, noirs, déboulant de vers l’Assemblée nationale envahit la Place de la Concorde. Un œil à votre programme vous indique que chacune des nations belligérantes a dépêché la semaine dernière à Paris quatre jeunes, deux filles et deux garçons Le chorégraphe Montalvo en a fait un ballet de 250 danseurs pour célébrer « la paix au service de la justice et de la liberté ».

 

Mozart, par la Musique de la Garde Républicaine, et peu avant midi, des colombes dans les mains des danseurs s’envoleront dans le ciel.

 

« Sublime ! », vous textote Joëlle, votre copine de Castres; elle était dans la confidence. 

 

 

 

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