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23 juin 2014

« Ces mots stupides… »

Le Premier ministre, Manuel Valls étaient hier dans l’Aude, à Trèbes, participant à une visite privée organisée par les socialistes du département.

Et ce matin, l’excellent Jean-Pierre Lacan, raconte dans Midi-Libre, www.midilibre.com.  Je bois du petit lait. Christian Bourquin, le Président du Conseil régional du Languedoc Roussillon était absent. Mais, « S’il avait fait le voyage, à Trèbes ce dimanche, il aurait été content » !

Rappelons que l’élu s’oppose à la fusion des deux régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées proposée par le Président de la République François Hollande. J’avais entendu du catalan Christian Bourquin, quelque part, outres quelques  anathèmes du type « la carte des copains », élaborée « sur un coin de table » (dans le bureau du Président ? Impossible, la table est ronde !), pour disqualifier sans appel les contours des 14 nouvelles régions. Ainsi que, derechef, son projet de « Faire plier l’Elysée ».

Le « voyage » (« Ces mots ont été inutiles et blessants »), que lui a envoyé hier en direct de Trèbes, Manuel Valls  a suffi à renforcer mon  doute quant aux capacités présumées du Président de Région Languedoc-Roussillon à  «Faire plier l’Elysée », autrement dit, vous l’aurez compris, François Hollande.

Un hiatus, intéressant à commenter, demeure pourtant.

Car dans cette affaire inscrite à l’Ordre du jour du Parlement ces jours –ci, le Président de la Région Languedoc-Roussillon et aussi sénateur est bien et bel juge et partie,  puisqu’il va décider au Sénat d’une loi qui risque de lui faire perdre un beau mandat. Sauf bien entendu, s’il décidait de concourir pour présider l’une de ces 14 nouvelles régions qui seront créés.

Rien ne le lui interdit. La loi sur le non cumul des mandats qui écarte tout parlementaire d’un exécutif local n’est applicable –principe de non rétroactivité – qu’en 2017.

Oui mais voilà ! Le sénateur Bourquin a beau s’être inscrit, plutôt qu’au Groupe socialiste,  au Groupe des radicaux chers à Jean-Michel Baylet (RDSE), ardent défenseur du cumul, Christian Bourquin n’en demeure pas moins membre du Parti socialiste.

Et sauf erreur ou omission de ma part, une disposition intra partisane a adjoint  ses membres à répondre à une injonction : pas de cumul entre un mandat de député et de sénateur, et celui de maire, maire adjoint, président ou vice-président d’un conseil régional ou d’un conseil général.

Ici, c’est l’honneur du Parti socialiste; l’éthique réduite à néant qui « blessent »  tant l’opinion que les militants.

Alors, je ne suis pas Présidente de Région. Mais si je l’avais été, au lieu de ces propos « inutiles et blessants », j’aurais demandé au Premier ministre et au Président de la République de penser d’abord à ma Région. En leur proposant quelques solutions pour résorber ces tristes 14% de chômage, par exemple, pour réaliser enfin la liaison LGV Montpellier –Perpignan dans les meilleurs délais…

Je ne doute pas que M. Bourquin qui connaît mieux que moi la question puisse avoir aussi d’autres idées à proposer ! Sauf à s’enferrer encore, comme le fredonnait une romance de notre prime jeunesse, dans « Ces mots stupides »… chantés par Sacha Distel.

 

17 juin 2014

Week-end politique sans femme

 

Un week-end politique entre hommes dans la presse. C’est Isabelle Germain des Nouvelles news  qui pointe du doigt deux photos.

La première publiée par Le Parisien le 14 juin pour illustrer un article sur la présidence de l'UDI. Sans femme.

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La seconde, publiée le lendemain par le Journal du Dimanche agrémente "L'avertissement de Valls aux frondeurs du PS". Et pas aux frondeuses?

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Apparemment, il n'y en a pas ! Mais le "vrai" pouvoir s'affiche entre hommes, pas vrai ? Ah bon? Et la parité, alors ?

15 juin 2014

Prochaine Assemblée des femmes du LR le 11 septembre 2014 à la Cité médiévale de Carcassonne (Aude)

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 La prochaine Assemblée Générale de l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du LR,  aura lieu, à l'invitation de Christine Pujol, Présidente du Groupe Hôtels Cité, 

à

l'Hôtel de la Cité

Cité Médiévale de Carcassonne (Aude)

le

 Jeudi 11 septembre 2014, à 18 heures

 

A cette occasion, et à l’issue du débat parlementaire qui se terminera le 26 juin,  nous accueillerons Sébastien Denaja, député, Rapporteur sur Projet de Loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes à la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, au cours d’une Conférence/débat :

 

Pas de liberté réelle pour les femmes sans engager la France sur le chemin sans retour de l’égalité.

 

L’invitation à cette Conférence, l’Ordre du jour de l’Assemblée générale de l’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du LR, ainsi que les modalités d’organisation de cettemanifestation, vous parviendront vers la fin du mois de juillet.

En attendant, je vous propose de retenir cette date importante dans l’agenda de nos travaux, et, si vous ne l’avez déjà fait,  de pourvoir au règlement de votre cotisation 2014 (bulletin de cotisation joint Bulletin cotisation 2014.pdf). Ce dont nous vous remercions.

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13 juin 2014

La patience

 

Pour avoir longtemps côtoyé François Hollande, en ses « Clubs », au PS quand il est devenu premier secrétaire, au sein des réseaux qui ont porté et soutenu sa candidature à la primaire citoyenne, puis à la présidentielle, je m’amuse à dire quelques fois que « je parle le hollandais dans le texte ». Devenu Président de la République, le respect a installé la distance qui sied à la fonction, même si quelquefois l’humour (féroce), voire la « mise en boite » arrivent à prendre le dessus…

Ceux qui parlent un peu ce « hollandais » connaissent ses capacités tant à promouvoir les « talents des femmes », qu’à éviter les récifs et les écueils  de l’océan machiste (je vous conseille à cet égard la lecture de l’article du Monde d’aujourd’hui « Sylvia Pinel, ministre fragile d’un « domaine sinistré ») des plans personnels de carrières sur lesquels il doit constamment naviguer.

Une vague de nomination a marqué ces jours-ci sa volonté de mieux féminiser son cabinet. Ainsi, l’arrivée de Laurence Boone, une banquière de la City londonienne au poste de conseillère pour les affaires économiques, de Nathalie Ianetta, journaliste à Canal + comme conseillère sport, de Audrey Azoulay, numéro deux du Centre national de le cinématographie en tant que conseillère aux affaires culturelles, elles vont remplacer trois hommes, complèteront les profils de Sylvie Hubac (Directrice de cabinet) et Isabelle Sima (Chef de cabinet) qui dirigent depuis le début les équipes rapprochées du Président.

Mais ce n’est pas tout. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères vient d’annoncer la nomination de de trois femmes ambassadeurs (ambassadrices ?), à des postes de premier plan, et la semaine dernière, le ministère des droits des femmes communiquait que le seuil de 30 % de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 était dépassé. Ces résultats (+2% en un an), attestent de la réussite de la stratégie choisie par la France qui a fixé des quotas à ces entreprises.

La patience est une qualité en politique. Et cela, François Hollande me l’a appris … patiemment.

Pour la France aujourd’hui, il en va selon lui un peu de la politique comme du Mondial avec des années fastes et des années sans, comme en 2002 avec la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle et la déroute des Bleus, une « double catastrophe ». « Il y a des périodes où tout va mal, là, on va voir », a-t-il enchaîné hier en commentant le mach, d’ Andorre, dans un nouveau sourire, évoquant les temps présents.

Alors, que dire aujourd'hui aux députés socialistes impatients ? Certainement aussi que François Hollande a de la mémoire. Et qu’il n’oublie jamais rien !

 

08 juin 2014

Petit précis (extrait)

Des élections sénatoriales auront lieu le 28 septembre prochain ; les sénateurs (et les sénatrices, elles sont aujourd’hui 22, 2%), élus en 2008 sont renouvelables dans la moitié des départements.

La Loi du 3 août 2013 a modifié leur mode d’élection.

Dans les départements élisant un ou deux sénateurs, c’est le cas par exemple dans l’Aude, le scrutin uninominal s’applique et chaque candidat doit se présenter avec un suppléant appartenant au sexe opposé.

Dans les départements comportant 3 sénateurs et plus, l’élection se fait selon un scrutin de liste. Une obligation de parité légale par alternance (par exemple, une femme, un homme, une femme…) est prévue.

Enfin, et c’est une innovation, les listes des grands électeurs proposées par les municipalités sont désignées de la même façon par contrainte légale de parité alternée.

A l’occasion du renouvellement du 28 septembre, le législateur a voulu imposer de nouvelles règles pour féminiser la Haute Assemblée qui en a bien besoin. Ainsi puisque près de 73, 3 % des nouveaux sénateurs seront élus à la proportionnelle, on peut logiquement en déduire que la moitié, soit environ 36% des nouveaux élus seront des femmes. Sur le papier, cela permettrait d’enregistrer une progression de la représentation féminine de 15%... et d’enregistrer au final un sénat qui ne serait plus composé que de 63% d’hommes au lieu de 78% aujourd’hui.

La féminisation du corps électoral –dont le ministère de l’intérieur reste encore très jaloux de sa composition dans les élections antérieures – a pour objectif de mieux « contenir » les stratégies de contournement de la parité ; on peut penser qu’un corpus mieux féminisé puisse être moins porté à la tentation.

Car, tel Satan sur les esprits faibles, la tentation peut toujours surgir.

Prenez par exemple un département élisant quatre sénateurs. Prenez par exemple une formation suffisamment représentée pour lui assurer au moins deux élu-e-s, et par conséquent, une femme et un homme.

Oui mais voilà, me direz-vous, qu’est qu’on fait si deux hautes personnalités masculines briguent puissamment les deux premiers postes ?

C’est très simple. Vous présentez une liste officielle bien estampillée. Vous prenez une femme. Vous la couvrez de fleurs et vous la placez juste derrière le premier prétendant.

Après, vous suscitez une liste faussement dissidente que conduira le deuxième prétendant –avec bien entendu une autre femme en deuxième position. Vous hurlez à la trahison … mais vous convoquez Satan pour assurer le partage de vos voix. En laissant vos deux candidates à la porte de la Haute Assemblée, il vous faudra quand même, pour être tout à fait crédible un  peu sangloter sur leur sort,    mais, vos deux amis seront élus. Le temps effacera la « forfaiture »….

Extrait du « Petit précis de contournement de la parité ».