statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13 juin 2014

La patience

 

Pour avoir longtemps côtoyé François Hollande, en ses « Clubs », au PS quand il est devenu premier secrétaire, au sein des réseaux qui ont porté et soutenu sa candidature à la primaire citoyenne, puis à la présidentielle, je m’amuse à dire quelques fois que « je parle le hollandais dans le texte ». Devenu Président de la République, le respect a installé la distance qui sied à la fonction, même si quelquefois l’humour (féroce), voire la « mise en boite » arrivent à prendre le dessus…

Ceux qui parlent un peu ce « hollandais » connaissent ses capacités tant à promouvoir les « talents des femmes », qu’à éviter les récifs et les écueils  de l’océan machiste (je vous conseille à cet égard la lecture de l’article du Monde d’aujourd’hui « Sylvia Pinel, ministre fragile d’un « domaine sinistré ») des plans personnels de carrières sur lesquels il doit constamment naviguer.

Une vague de nomination a marqué ces jours-ci sa volonté de mieux féminiser son cabinet. Ainsi, l’arrivée de Laurence Boone, une banquière de la City londonienne au poste de conseillère pour les affaires économiques, de Nathalie Ianetta, journaliste à Canal + comme conseillère sport, de Audrey Azoulay, numéro deux du Centre national de le cinématographie en tant que conseillère aux affaires culturelles, elles vont remplacer trois hommes, complèteront les profils de Sylvie Hubac (Directrice de cabinet) et Isabelle Sima (Chef de cabinet) qui dirigent depuis le début les équipes rapprochées du Président.

Mais ce n’est pas tout. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères vient d’annoncer la nomination de de trois femmes ambassadeurs (ambassadrices ?), à des postes de premier plan, et la semaine dernière, le ministère des droits des femmes communiquait que le seuil de 30 % de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 était dépassé. Ces résultats (+2% en un an), attestent de la réussite de la stratégie choisie par la France qui a fixé des quotas à ces entreprises.

La patience est une qualité en politique. Et cela, François Hollande me l’a appris … patiemment.

Pour la France aujourd’hui, il en va selon lui un peu de la politique comme du Mondial avec des années fastes et des années sans, comme en 2002 avec la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle et la déroute des Bleus, une « double catastrophe ». « Il y a des périodes où tout va mal, là, on va voir », a-t-il enchaîné hier en commentant le mach, d’ Andorre, dans un nouveau sourire, évoquant les temps présents.

Alors, que dire aujourd'hui aux députés socialistes impatients ? Certainement aussi que François Hollande a de la mémoire. Et qu’il n’oublie jamais rien !

 

Les commentaires sont fermés.