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18 mai 2014

Criminel

Si j’avais dû avoir de la sympathie pour José Bové, c’est vrai, le personnage peut être attachant, l’article paru ce matin dans le Journal du Dimanche, «Cantat chante pour Bové », aurait tôt fait de doucher mes enthousiasmes : l’ex leader de Noir Désir a apporté hier son soutien à la tête de liste écolo aux européennes lors d’un meeting à Bordeaux.

            Il est vrai que l’ex leader de Noir Désir, Bertrand Cantat peut faire valoir une vraie expérience européenne : celle de la prison de Vilnius (Lituanie) où il a été incarcéré à la suite d’un crime de sang perpétré sur la personne de sa compagne, l’actrice Marie Trintignant, laissée morte sous ses coups.

            Je veux bien admettre le droit à la rémission et à l’oubli de ce criminel, mais il y a des limites. Et des principes sur lesquels je ne saurais transiger. Rien ne saurait justifier la violence d’un homme sur une femme ; rien ne saurait justifier la domination masculine qui y conduit.

            Et c’est en cela que José Bové est très décevant.

            Sous ses aspects bonhommes, sympa, son style, (regardez, je-suis-un-paysan-- je –ne- suis pas- comme- les –autres- je- parle- cash…), de fait il n’hésite pas pour glaner quelques voix à surfer comme une mouche attirée par le miel sur la « gloire » d’un chanteur plus noir encore que le peu d’estime qu’il mérite.

            En soutenant la modification du Traité Constitutionnel en 2012, José Bové s’était qualifié.

            Hier à Bordeaux, la mémoire  de Marie Trintignant  vient de le placer hors-jeu.  

           

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