statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13 mai 2014

Un projet politique

 

Je reçois ces temps-ci beaucoup de courrier des « Listes féministes pour l’Europe », une initiative d’hommes et de femmes qui ont décidés de présenter des listes aux élections européennes, et je reconnais sur la photo, elles figurent parmi les « leaders », plusieurs militantes,  féministes c’est indéniable, mais aussi connues pour les responsabilités importantes qu’elles ont par le passé ( très récent) exercées dans les partis. A  savoir, le Parti socialiste, le Front de gauche, le Parti communiste, le Parti Radical de Gauche PRG…

 

            Ces personnalités qui déclinent un programme pour les femmes sont trop aguerries pour ne pas savoir que pour peser à Bruxelles ou à Strasbourg, il vaut mieux siéger dans un Groupe politique représenté dans l’ensemble des Etats membres. Chacun sait qu’en dehors de cela il n’y a point de salut.

 

            Quand après les élections de 1979, Yvette Roudy, fraîchement élue sur la liste du Parti socialiste des premières élections européennes au suffrage universel conduite par François Mitterrand, a voulu créer une Commission des droits des femmes, elle a dû son salut à un accord entre le Groupe socialiste de l’époque et le Groupe PPE (conservateurs) ; l’appui de Simone Veil, alors Présidente du Parlement européen, vous le comprendrez, n’a rien gâté. Aujourd’hui, cette Commission des droits des femmes existe toujours, fonctionne et porte, malgré les  quelques freins qui se sont manifestés au moment de l’entrée d’anciens pays de l’Est très catholiques, des projets « féministes » au sein de l’Union européenne. C’est cela un projet politique.

 

            Et sauf à vouloir emm… François Hollande, ce n’est, vous en conviendrez pas un projet politique, je me demande comment le Mouvement (franco français) des « Listes féministes pour l’Europe », s’il a des élu-e-s, arrivera à se faire entendre dans une Assemblée de 751 membres, issus de 28 Etats.  

            Je ne parle que de ce que je connais bien, le Parti socialiste. J’y observe aujourd’hui une tendance déplorable à voir des sortant-e-s ou des candidat-e-s non investis, et donc déçus de n’avoir pas été choisis, à se lancer dans la dissidence. Juste pour embêter ? Car, ne pas être content, c’est comme vouloir emm… le Président de la République, ce n’est pas un projet politique.

Les commentaires sont fermés.