statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

04 décembre 2013

Le pari de François Hollande

 

Il l’avait annoncé à Reims, dans on discours de candidat du 8 mars 2012, « autant de femmes que d’hommes dans toutes les instances de la République ».

            François Hollande vient de gagner un pari important : cette année, 45% de femmes figurent parmi les candidats admis au concours de l’ENA contre 28, 75% l’année dernière. C’est un pas de géant que la nouvelle directrice Nathalie Loiseau nommée en 2012 a franchi.

            Yvette Chassagne, l’une des premières femmes a entrer dans cette grande école crée en 1945, m’avait confié un jour la reconnaissance qu’elle continuait à porter bien des années après à Michel Debré qui avait insisté auprès du Général de Gaulle pour que les femmes y soient admises. Pionnière, c’est elle qui avait été la première femme à exercer la fonction de préfet.

            Comme quoi, il ne faut jamais désespérer et toujours tenir bon.

           

            Tenez ! Prenez par exemple le Conseil économique social et environnemental de la Région Languedoc –Roussillon (CESER LR). Au dernier renouvellement d’octobre 2013, le service de presse de cette Assemblée s’est beaucoup félicité de compter un tiers de femmes dans ses rangs. Contre moins d’un quart dans le Conseil sortant.

 

            Le Premier ministre avait pourtant insisté avant l’été auprès des Préfets de Région, pour inciter les CESER à atteindre l’objectif  constitutionnel de parité. C'est-à-dire, à sortir d’une logique de « quota » qui agissait depuis longtemps  comme un « plafond de verre » dont chacun se satisfaisait,  pour embrasser le principe de « parité » (50/50).

 

            Le 18 septembre 2013, les sénateurs ont introduit par amendement dans la Loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, une disposition spécifique à l’égale représentation des femmes et des hommes dans les CESER. Le 7 novembre 2013, le Rapporteur de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, M. Sébastien Denaja, député de l’Hérault, s’est montré très attentif à cette mesure que je défendais.

 

            Ainsi, si cette législation est adoptée, on pourra toujours regretter qu’il faille contraindre par la loi le partage du pouvoir entre les femmes et les hommes . Mais, vous verrez,  paradoxalement,  ce sont ceux qui justement freinent la parité encore aujourd’hui qui seront les premiers à exprimer ces regrets.

 

            Je vous prends les paris. François Hollande l’a bien fait ? Avec succès pour l’entrée des femmes en masse à l’ENA.

Les commentaires sont fermés.