statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06 novembre 2013

Un long silence du PS

Quand j’évoque des craintes sur les chances de conserver à gauche et au PS la mairie de Montpellier menacée par des divisions internes en évoquant les élections municipales de 1983, les socialistes avaient entre autres perdu Grenoble et Nantes, j’entends dire que je suis « passéiste ».

 

Dans un article du Monde daté du 6 novembre 2013, « Des élections de Dreux à celles de Brignoles, les socialistes n’ont rien appris », Françoise Gaspard, historienne et sociologue, ancienne députée d’Eure et Loir et ancienne maire (PS) de Dreux, vient très opportunément à ma rescousse. 

 

Extraits :

 

« Dans un contexte économique, social et politique étrangement comparable à celui de l’automne 1983, l’élection du candidat du Front national à une cantonale partielle à Brignoles (Var), en octobre a fait l’écho à l’élection municipale partielle de Dreux (Eure et Loir), trente ans plus tôt. Le 4 septembre 1983, la liste du FN conduite par Jean-Pierre Stirbois y avait en effet obtenu 16,7%.

La similitude de ces deux événements mérite qu’on y réfléchisse. Dix huit mois après la victoire de François Mitterrand à la Présidence de la République et l’arrivée d’une majorité de gauche  à l’Assemblée nationale, l’état de grâce post électoral avait laissé place au désenchantement.

Des pans entiers du secteur industriel s’effondraient, le prix de l’essence ne cessait d’augmenter, entraînant dans son sillage l’impopularité croissante du  gouvernement. Le Gouvernement Mauroy avait du se résigner à une rigueur budgétaire dont le premier effet allait être l’augmentation des impôts (…)

Depuis l’élection de François Hollande, la droite se remet mal de son échec. En 1983, elle n’avait pas non plus digéré sa défaite de 1981 (…). Le RPR de l’époque en était venu à entretenir avec le FN une relation pour le moins ambiguë (…)

Il n’est certes pas aisé de parler du rôle positif de l’immigration en période de récession. Pourtant le PS paie le prix de son long silence et d’une absence d’analyse interne sur le caractère historique et inéluctable des migrations (…) La surenchère d’un discours sur les étrangers, copié sur celui de la droite, qui elle-même court après l’extrême droite a pour seul résultat de  renforcer le Front national. Les français qui ont voté pour François Hollande ne l’ont pas élu pour que la gauche ouvre un boulevard à Marine Le Pen comme elle le fait en cette fin d’année ».  http://www.lemonde.fr

Les commentaires sont fermés.