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29 novembre 2012

Projet de loi - Election des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires : L’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon entendue !

AssembléeDesFemmes_logo 2.jpgUn projet de loi présenté hier en Conseil des ministres définit un nouveau mode de scrutin pour les conseillers généraux qui s’appelleront désormais conseillers départementaux. Ce nouveau mode de scrutin privilégie l’ancrage territorial des élus tout en améliorant leur représentativité, et poursuit l’objectif de parité au sein des assemblées départementales qui ne dénombrent aujourd’hui que 13, 8% de femmes en France (9,8% en Languedoc-Roussillon, chiffres élections 2011).

 

            L’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon salue cette initiative. En traduisant une promesse du Président de la République, François Hollande,  lors des Etats généraux de la démocratie territoriale (octobre 2012), ce projet de loi  -qui acte une proposition que l’Association porte depuis plus de trois ans-  va transformer les conseils généraux en faisant des prochains conseils départementaux (élections prévues en mars 2015) les assemblées élues les plus paritaires : en 15 ans et 5 renouvellements un chemin immense aura été parcouru (Languedoc-Roussillon : 4, 8% de conseillères générales en 1998).

 

            Ainsi, lors du prochain renouvellement, deux conseillers départementaux seront élus dans chaque canton, au scrutin majoritaire à deux tours. Les candidats se présenteront devant le suffrage constitués en binôme. Chaque binôme devra être composé d’un homme et d’une femme (scrutin bi-nominal paritaire promu par l’Assemblée des femmes -Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon).

 

            Le nombre d’élus restant inchangé (186 conseillers généraux en Languedoc-Roussillon aujourd’hui), la carte cantonale de chaque département devra être modifiée afin de permettre l’élection de deux conseillers départementaux par canton et d’améliorer les bases démographiques. Selon le Ministère de l’intérieur, près des trois cinquième des cantons n’ont pas connu de modification géographique de leurs limites depuis 1801.

 

            Ainsi, à titre d’exemple dans le département de l’Hérault (49 cantons), et sur la base de d’une moyenne départementale de 20 000 habitants par canton, la ville de Montpellier devrait (au moins) conserver ses 10 conseillers départementaux. Le changement serait qu’elle verrait dans ce cas en 2015 l’élection de 5 femmes contre deux aujourd’hui. 

 

            Le projet de loi concerne également le scrutin municipal et intercommunal.

 

            Le seuil de population au-delà duquel les conseillers municipaux sont élus au scrutin de liste est fixé à 1000 habitants au lieu de 3500 aujourd’hui. On attend donc de l’abaissement de ce seuil une augmentation sensible de la proportion de femmes dans les conseils municipaux, la loi sur la parité ne s’appliquant qu’aux scrutins de liste (élections 2008, Languedoc-Roussillon : 48, 5% de conseillères municipales contre 34, 5% dans les communes échappant à la contrainte paritaire).

 

            Enfin, pour  les intercommunalités, le projet de loi prévoie que les lorsque les électeurs choisiront les conseillers municipaux dans les communes de 1000 habitants et plus, ce sont les premiers de liste qui auront vocation à siéger également au sein des intercommunalités.

 

            Pour mémoire, en 2008, la part des femmes dans les intercommunalités du Languedoc-Roussillon, s’élève à 23, 5%.

 

            Le projet de loi reste muet sur l’élection des maires (2008 : Languedoc-Roussillon, 11, 9% de femmes ; France entière : 13, 8%) et des présidents d’intercommunalité (2008 : Languedoc-Roussillon, 4, 5% de femmes ;  France entière : 7,7%).

 

            Malgré ces avancées importantes, qui ont, entre autres reçues pour la première fois  l’assentiment de l’Assemblée des Départements de France (ADF), l’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon, souligne, qu’en l’absence de législation, les femmes risquent pourtant de rester une fois de plus,  à la porte des bureaux des maires ou des présidents des intercommunalités.

 

            Dans l’esprit de la Constitution, elle appelle donc les partis et les groupements politiques à veiller à des dispositions intra partisanes et volontaristes au moment des investitures municipales et intercommunales, dans le respect du rôle qui leur est conféré et le respect de la parité. 

22 novembre 2012

Zéromacho

Le réalisateur de cinéma Patric Jean, réalisateur du film « La Domination masculine », me prie d’insérer ce message ce message relatif à la campagne Zéromacho, des hommes contre la prostitution, lancée aujourd'hui.
Il s'agit d'une campagne d'hommes affirmant leur refus de la prostitution, violence faite aux personnes prostituées dans tous les cas.

« Le réseau Zéromacho - des hommes contre la prostitution www.zeromacho.eu réaffirme son soutien à la proposition de loi Bousquet-Geoffroy visant à l’abolition de la prostitution, et à la volonté de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, d’aboutir en ce sens.

  • Parce que la prostitution n’est pas une relation sexuelle libre entre individus
  • consentants mais un système économique reposant sur la violence et la contrainte.
  • Parce que dans ce système les personnes prostituées ne sont pas des individus
  • proposant un rapport sexuel mais des produits.
  • Parce que dans ce système les « clients » de la prostitution ne sont pas des individus mus par des désirs sexuels mais un marché.
  • Parce que le moteur et la raison d’être de ce système, ce n’est pas la sexualité, mais l’argent.
  • Parce que seuls les pauvres sont prostitués.
  • Parce qu’un billet, aussi gros soit-il, n’effacera jamais une violence.
  • Parce que, quand on parle des « acteurs » de la prostitution, on oublie toujours les
  • producteurs : les proxénètes et les réseaux du crime organisé.
  • Parce que la sexualité, avec ses infinies possibilités, ne perdra rien avec l’abolition de la
  • prostitution.


La réalité de la prostitution, ce n’est pas le libertinage, c’est la misère et le crime organisé.

  • • Des trois principaux trafics illégaux (dont les armes et la drogue), la traite d’êtres
  • humains est le plus rémunérateur et le moins puni.
  • • L'entrée dans la prostitution se fait bien souvent à l'adolescence.
  • • 90% des personnes prostituées sont victimes de réseaux de proxénètes et de passeurs.
  • • La majorité connait des problèmes de dépendance alcoolique et de toxicomanie. Leur
  • espérance de vie est celle d'un sdf.

À tous ceux qui ne veulent voir dans le système prostitueur qu’une dimension sexuelle, à
tous ceux qui affirment qu’elle n’existe que pour répondre aux « besoins irrépressibles » des
hommes, nous répondons :

Osons la masturbation
les plaisirs, le désir, le sexe…
Refusons la prostitution
Payer, c’est imposer une violence !
Ce sont des hommes qui le disent


Merci à tou-te-s !

amicalement
Patric Jean pour Zeromacho
Patric JEAN

Black Moon Productions
26 Av Prince Charles 7350 Thulin Belgique
80 Quai de Jemmapes 75010 Paris France

17 novembre 2012

Feux présidentiels

AssembléeDesFemmes_REGION_logo 1.jpgDéçue par le Rapport Jospin, « qui ne remet pas en cause le scrutin uninominal, verrou de la parité » et reste muet sur un second verrou, le cumul des mandats dans le temps « au mépris du renouvellement générationnel », l’Assemblée des Femmes, Association nationale fondée par Yvette Roudy,  soutien la proposition du Président du Groupe socialiste de l’Assemblée nationale, le député Bruno Leroux : porter par référendum la question du cumul devant les françaises et les français.

            Une façon très radicale de souligner ce décalage récurrent qui intervient entre les engagements du Président de la République François Hollande et les faits. Concernant la parité, « toutes les grandes instances de la République, l'ensemble des autorités indépendantes, les instances qui s'occupent de régulation et les conseils d'administration des entreprises publiques seront composés selon le principe de parité» ( 40 engagements pour l’Egalité  du candidat François Hollande).

            Prenons à ce sujet les récentes nominations au Conseil d’analyse économique remanié par le Premier ministre. « Resserré » pour plus d’efficacité, le pourcentage de femmes vient d’y passer de 10,7% à 20% … mais comme elles ne sont toujours que 3 à y siéger, le « resserrage » pourrait ici s’apparenter si ce n’est à du « verrouillage », bel et bien ressembler à de l’enfumage.

            C’est bien le problème ! Et les femmes ne sont pas dupes, Le Réseau d’associations féminines Demain la Parité vient de le dénoncer.

            Le Président de la République, certes, il vient de réaffirmer son attachement « au respect de la parité » dans sa conférence de presse du 13 novembre,  n’est pas à l’origine de ces nominations.

            Ce qui n’est pas le cas du Conseil constitutionnel où il partage ce pouvoir avec les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.

            Le prochain renouvellement du Conseil constitutionnel prévu au début de l’année 2013 permettra alors de mesurer les puissances des feux présidentiels pour la parité.

A l’issue de dix ans de Droite au pouvoir, et de trois renouvellements, le Conseil Constitutionnel,  est aujourd’hui composé de 82%  d’hommes

16 novembre 2012

Révolution

AssembléeDesFemmes_REGION_logo 1.jpgJe n’ai toujours pas compris pourquoi la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale présidée par Catherine Coutelle députée PS de la Vienne s’était prononcée contre le scrutin bi-nominal paritaire,  approuvé par une majorité de Présidents de conseil généraux pour les prochaines élections cantonales.

  J’ai posé la question : en quoi ce mode de scrutin est-il « humiliant » pour les femmes ? Je n’ai pas de réponse. L’unique membre héraultais de la Délégation, député de Sète que j’ai « relancé » à ce sujet n’a pas jugé utile de me rappeler. Dommage !

 Et pas plus tard qu’hier,  dans Libération, Mme Coutelle relançait les choses : « «Coupler» une femme avec un homme, «c’est humiliant». La Présidente de la Délégation aux droits des femmes plaide pour un scrutin de liste. «C’est quand même un paradoxe. Pour les régionales et leurs listes "chabada", on ne dit pas qu’on couple 40 hommes avec 40 femmes !». Exact !

 

            Alors, on peut se demander si c’est l’idée même de « couple » qui coince !

 

            Selon le Petit Larousse, un couple est « un homme et une femme unis par le mariage ou par des liens affectifs ». Je comprendrais dès lors parfaitement la pensée de Catherine Coutelle s’il s’agissait d’instaurer des « liens affectifs » pour constituer le binôme paritaire proposé par le scrutin bi-nominal ; rappelons que le dispositif   suppose la diminution de moitié du nombre de cantons et la présentation de deux candidats, un homme et une femme dans chacun d’entre eux.

 

            Un « couple », c’est aussi toujours selon le dictionnaire, « un ensemble ordonnée de deux éléments ». La Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale me permettra-t-elle, respectueusement, de lui préférer cette définition, certes mathématique, mais plus proche de la réalité de ce projet ?

 

            Une définition que semble avoir parfaitement intégré une autre députée, Nathalie Appéré, PS, rapporteure de la proposition de loi relative à l’abrogation du conseiller territorial en débat à l’Assemblée à partir du 15 novembre.

 

            Selon cette dernière - qui rappelle que le Président de La République François Hollande a donné sa réponse dans son allocution devant les Etats généraux du Sénat du 5 octobre (favoriser la parité et la proximité)- , « le scrutin binominal mixte majoritaire devrait donc être retenu dans le projet de loi présenté en conseil des ministres le 28 novembre par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls ».

            Ces tandems femme-homme (préférables à des « couples ») qui présentent une réelle efficacité politique sur le plan de la parité, vont automatiquement entraîner un redécoupage énorme des cantons :  « le Conseil constitutionnel n’admet plus que le poids démographique entre deux conseillers généraux d’un même département puisse varier de 1 à 40. Le poids démographique d’un canton ne devra pas se situer au-delà ou en deçà de 20 % par rapport à la moyenne départementale ».

            Une preuve si besoin est que  la parité peut entraîner  une véritable révolution dans les départements.

06 novembre 2012

Messieurs les candidats

Dès le 15 novembre, le 76e Congrès du Parti socialiste de Toulouse (26/28 octobre 2012) trouvera sa traduction locale dans le renouvellement de ses dirigeant(e)s par les fédérations départementales.

            Celle de l’Hérault,  « mise en tutelle » pendant deux ans par la Direction nationale s’est vue privée de décider seule tant sur des questions concernant la gestion que l’octroi des investitures aux élections. Les succès engrangés ont validé des  choix nationaux même s’ils n’ont pas fait de la parité leur première priorité. L’invalidation de l’élection (à 10 voix de majorité) de la candidate de la 6° circonscription législative de Béziers en témoigne. Dans un Rapport de janvier 2011, l’Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon avait démontré, que sur les 9 circonscriptions héraultaises, la 6e était la plus difficile pour le Parti socialiste.

            Quatre candidats sont donc en lice pour le poste de Premier secrétaire fédéral, un poste clef, notamment pour la parité. En effet, la promotion des femmes socialistes aux responsabilités politiques se lit en France à l’aune de la sensibilité du Premier secrétaire fédéral à cette question.

            La lecture des professions de foi que les militant(e)s viennent de recevoir nous renseigne sur cette volonté clairement exprimée par seulement la moitié des candidats.

            Deux des impétrants sur quatre affichent un Comité de soutien dont le plus « paritaire »  propose 23,72 % de femmes contre 18,18% pour l’autre.

            Enfin, dans une belle unanimité, tous se proclament de François Hollande et apportent bien entendu leur soutien au Président de la République.

            A ce propos, ce dernier m’a écrit.

            Et il me dit (31 octobre 2012) entre autres « l’importance toute particulière » qu’il attache « au respect de la parité », en m’assurant de « sa détermination sans faille à faire observer les droits des femmes dans la société, à accroître les garanties d’égalité et à faire disparaître toute discrimination à leur égard (…) ».

            Au boulot, Messieurs les candidats !