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16 novembre 2012

Révolution

AssembléeDesFemmes_REGION_logo 1.jpgJe n’ai toujours pas compris pourquoi la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale présidée par Catherine Coutelle députée PS de la Vienne s’était prononcée contre le scrutin bi-nominal paritaire,  approuvé par une majorité de Présidents de conseil généraux pour les prochaines élections cantonales.

  J’ai posé la question : en quoi ce mode de scrutin est-il « humiliant » pour les femmes ? Je n’ai pas de réponse. L’unique membre héraultais de la Délégation, député de Sète que j’ai « relancé » à ce sujet n’a pas jugé utile de me rappeler. Dommage !

 Et pas plus tard qu’hier,  dans Libération, Mme Coutelle relançait les choses : « «Coupler» une femme avec un homme, «c’est humiliant». La Présidente de la Délégation aux droits des femmes plaide pour un scrutin de liste. «C’est quand même un paradoxe. Pour les régionales et leurs listes "chabada", on ne dit pas qu’on couple 40 hommes avec 40 femmes !». Exact !

 

            Alors, on peut se demander si c’est l’idée même de « couple » qui coince !

 

            Selon le Petit Larousse, un couple est « un homme et une femme unis par le mariage ou par des liens affectifs ». Je comprendrais dès lors parfaitement la pensée de Catherine Coutelle s’il s’agissait d’instaurer des « liens affectifs » pour constituer le binôme paritaire proposé par le scrutin bi-nominal ; rappelons que le dispositif   suppose la diminution de moitié du nombre de cantons et la présentation de deux candidats, un homme et une femme dans chacun d’entre eux.

 

            Un « couple », c’est aussi toujours selon le dictionnaire, « un ensemble ordonnée de deux éléments ». La Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale me permettra-t-elle, respectueusement, de lui préférer cette définition, certes mathématique, mais plus proche de la réalité de ce projet ?

 

            Une définition que semble avoir parfaitement intégré une autre députée, Nathalie Appéré, PS, rapporteure de la proposition de loi relative à l’abrogation du conseiller territorial en débat à l’Assemblée à partir du 15 novembre.

 

            Selon cette dernière - qui rappelle que le Président de La République François Hollande a donné sa réponse dans son allocution devant les Etats généraux du Sénat du 5 octobre (favoriser la parité et la proximité)- , « le scrutin binominal mixte majoritaire devrait donc être retenu dans le projet de loi présenté en conseil des ministres le 28 novembre par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls ».

            Ces tandems femme-homme (préférables à des « couples ») qui présentent une réelle efficacité politique sur le plan de la parité, vont automatiquement entraîner un redécoupage énorme des cantons :  « le Conseil constitutionnel n’admet plus que le poids démographique entre deux conseillers généraux d’un même département puisse varier de 1 à 40. Le poids démographique d’un canton ne devra pas se situer au-delà ou en deçà de 20 % par rapport à la moyenne départementale ».

            Une preuve si besoin est que  la parité peut entraîner  une véritable révolution dans les départements.

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