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29 septembre 2012

Patriotisme

A moins d’un mois du Congrès du Parti socialiste de Toulouse (26/28 octobre 2012), il semble que la politique devrait prendre le pas sur les seules discussions des plombiers ; je veux dire les chefs de motion, ces textes soumis au vote et qui déterminent à la fois la politique à tenir dans les années à venir et … plus encore l’identité de ceux (et celles ?) qui seront chargés de veiller si selon les matériaux choisis,  la tuyauterie ne fuit pas.

            Bref, chacun, commerciaux aguerris, cherche à placer ses représentants, tout en gardant en tête l’enjeu territorial (les municipales de 2014 par exemple), même si le Congrès n’est pas, par définition, un enjeu de territoire. Dans ce contexte, le rôle du Congrès se borne aujourd’hui à réussir des transitions : l’application du non-cumul des mandats appelle l’émergence de personnalités nouvelles. En ce sens, le choix des « mandataires » (des chefs de file) de Motion qui n’est pas neutre sous-tend de véritables débats.

            Ceci étant dit – et supposé comme étant une fois pour toute réglé -, le Congrès est la colonne vertébrale du soutien au Président de la République, et au sein de la Motion Désir/ Ayrault/Aubry dont rien ne permet de penser qu’elle ne sera pas majoritaire, le groupe des « hollandais historiques » (ceux qui croyaient depuis toujours au dessein de François Hollande et ne faibliront pas) a la responsabilité de construire une majorité à l’intérieur de la majorité.

            Cela implique de la part de chacun d’entre eux un comportement actif, des initiatives pour mener la bataille du budget, de la pédagogie sur la question européenne, de la fermeté vis-à-vis des parlementaires signataires de la Motion majoritaire qui voteraient contre le traité (le « non de soutien » de 25 députés socialistes), ou encore ceux qui n’auraient pas décidé  de s’appliquer le non-cumul des mandats.

            Cela implique l’expression publique des responsables et la prise de parole des militants pour rappeler entre autres que le parti socialiste n’est pas un simple outil pour se forger des carrières et mettre bien en évidence que le "non de soutien" aura dans le parti  pour corrolaire un "non à la représention". 

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