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17 septembre 2012

La troisième femme

Aujourd’hui c’est jour de fête au Conseil général de l’Hérault, une troisième femme prend place dans l’hémicycle, faisant ainsi, parmi un effectif global de 49 membres,   bondir    la représentation féminine de deux points (de 4% à 6%). C’est  un pas de fourmi franchi par la suppléante d’un député contraint par la loi Républicaine  de choisir entre plusieurs mandats (député, maire adjoint, conseiller général), pour n’en conserver que deux.

            Un petit effort supplémentaire, monsieur le député, vous permettra, puisque vous êtes socialiste de tenir les engagements que vous avez pris avant votre élection auprès de votre parti : démissionner de votre appartenance à l’exécutif municipal de la ville de Montpellier.

            Bref, Mme Sylvie Buffalon devient conseillère générale de l’Hérault, la loi sur la parité imposant à tout candidat de se présenter avec un suppléant du sexe opposé. Nous lui souhaitons plein succès.

            Le problème s’est que « l’impétrante » ne se dit pas « féministe » (Midi-Libre Montpellier, 17 septembre 2012.

            Ah bon ? Je pensais pourtant qu’être féministe c’était vouloir l’égalité entre les femmes et les hommes –et c’est le sens même de la loi sur la parité qui vise l’égalité de représentation - , et qu’être socialiste, c’était aussi être féministe comme le proclame la Déclaration de principe du Parti socialiste (adoptée le 14 juin 2008) à laquelle je me permets très respectueusement de renvoyer Mme Buffalon : « Art 15 : Le Parti socialiste est féministe. Il agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la parité et la mixité de la société. Il garantit aux femmes l’accès aux droits fondamentaux qui assurent la maîtrise de leur corps. Il défend  l’égalité salariale et professionnelle entre les hommes et les femmes ».

            Quant au député en question, par ailleurs signataire de la Motion 1 présentée par Harlem Désir pour le Congrès de Toulouse du Parti socialiste, « nous voulons, dit ce texte,   aller jusqu’au bout des engagements pris devant les Français eux-mêmes issus de décisions prises par les militants. En appliquant de manière déterminée nos règles internes de non-cumul et en les étendant par la loi à tous les élus de la République », il a jusqu’au 30 septembre pour se mettre en règle.

            Au risque de trahir en cumulant son mandat de parlementaire avec un mandat dans un exécutif local,  l'engagement pris devant les instances et les militants du PS au moment de son investiture, puis devant les électeurs au moment de sa campagne pour les élections législatives.

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