statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15 septembre 2012

Explication de texte

A l’examen de la liste des signataires du texte présenté par Harlem Désir au Congrès de Toulouse du Parti socialiste (Motion 1 : Mobiliser les Français pour réussir le changement), il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’elle sera largement majoritaire lors du vote des militants.

            Il m’a paru intéressant d’examiner sur trois questions sur lesquelles je me suis exprimée ces temps ci, la parité,  le non-cumul des mandats, les modes de scrutin,  quels sont les engagements que prend le Parti socialiste pour les trois, quatre années à venir.

           

            Concernant l’égalité homme-femme, les signataires (dont je suis) proclament « qu’elle commence au sein du Parti socialiste ». Cela tombe bien, je vous l’ai dit ces jours –ci, il y a des progrès à faire ! Pour cela, des moyens sont proposés :

-         d’abord, « un ou une Secrétaire national adjoint-e à la parité sera nommé-e auprès du Secrétaire national aux élections, afin de préparer la mise en œuvre de la parité aux différentes élections ».  C’est élémentaire. La Commission des élections qui prépare les investitures est le point central de la prise de décision.

-         Ensuite,  pour permettre aux femmes d’être mieux représentées dans les cénacles où se décide le devenir des carrières politiques, Harlem Désir s’engage clairement : « Nous serons également garants de la parité au sein de toutes les instances du Parti, tant au niveau fédéral que national ». Bravo !

-         Enfin, gageons que si c’est bien de le dire, c’est mieux encore de le faire. Aussi, pour border les choses, c'est-à-dire pour bien faire entrer ces principes dans les têtes des leaders, ces derniers seront convoqués à Paris pour recevoir l’explication de texte nécessaire, à savoir « une formation » adaptée. On avance !

 

S’agissant du non-cumul des mandats, j’observe avec plaisir que l’item est lié à la parité, « nous voulons, dit la Motion,  aller jusqu’au bout des engagements pris devant les Français eux-mêmes issus de décisions prises par les militants. En appliquant de manière déterminée nos règles internes de non-cumul et en les étendant par la loi à tous les élus de la République ». Ce qui signifie :

-d’une part, que les députés et sénateurs socialistes  doivent se mettre sans tergiverser en conformité avec la règle intra-partisane de non cumul, et ceci avant même qu’une loi soit votée pour interdire à tous parlementaires l’appartenance à un exécutif local.

- d’autre part, que ceux (et celles) des socialistes  qui ne l’auront pas fait d’ici le 30 septembre ne pourront invoquer aucune excuse.

 

Un deuxième item est aussi évoqué en même temps que la parité : la révision des modes de scrutin. Ce qui signifie que les rédacteurs du texte ne se sont pas bornés à proclamer l’égalité de représentation, mais ont analysé  avec pertinence quels moyens étaient nécessaires pour y arriver. A savoir :  

-         l’introduction d’une part de proportionnelle aux législatives. Il faudra ici que la loi impose la parité par alternance.

-         « le durcissement des sanctions contre les partis qui n’appliquent pas la parité ». Le mieux serait de les priver de tout financement. A cet égard, les adversaires de ce dispositif ont déjà sorti le bâton de l’inconstitutionnalité pour s’en protéger ! Il faudra ici certainement ferrailler.

et, last but not the least, « en modifiant également le mode de scrutin des conseillers généraux afin de permettre là aussi la progression de la parité et du renouvellement ». Le scrutin bi-nominal (on divise le nombre de cantons par deux et dans chacun d’entre eux on élit deux conseillers titulaires, un homme et une femme) qui allie ancrage territorial et parité a certainement un avenir.

Les commentaires sont fermés.