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26 mai 2012

« Liberté, Egalité, Parité, toujours ! »

Nous ne devrions pas avoir à écrire ni à signer ce texte. Les femmes n'ont-elles pas les mêmes droits civiques - celui de voter et d’être éligible- que les hommes depuis 68 ans déjà? Des lois dites de parité n'ont-elles pas été votées dès 1999, première mondiale érigeant en principe le fait de favoriser l'égal d'accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives ? Et ne vient-on pas de nommer le premier gouvernement paritaire de la 5eme République? Alors comment se fait-il que le pouvoir soit en fait toujours aussi viril ?

 

L’exclusion des femmes demeure une réalité dans les instances de pouvoir: l’Assemblée nationale élue en 2007 lors de dernières législatives était à 81,5% masculine. Depuis 1988, sur les 577 circonscriptions, 413 n’ont envoyé aucune femme à l’Assemblée. Cette année, l'UMP n’a investi que 28% de femmes candidates aux législatives. Le classement de notre pays concernant la proportion de femmes parlementaires empire avec les années : la France est aujourd’hui à la 69eme place au niveau mondial.

 

Cette exception française et cette résistance de l’Assemblée Nationale, - institution pourtant emblématique de la démocratie représentative - incarne le fait qu’au-delà des équations individuelles, l’inertie d’un ordre sexué perdure. Celui-ci puise ses racines dans notre histoire, y compris démocratique : la citoyenneté à la française pensée par les Lumières fait encore de l’ombre aux femmes qui ont été exclues d’un universalisme en réalité masculin. Leur sexe faisant d’elles des êtres d’instinct plus que de raison, elles ont été exclues de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, du suffrage universel, du Code civil…  Il nous reste encore à mener un travail de désacralisation de ces principes, entamé par les mouvements féministes pro-parité des années 90.

 

En conséquence, le monde politique se caractérise encore aujourd'hui par un sexisme ordinaire, parfois inconscient. L’inclusion des femmes, telle que nous venons de le voir au sein du gouvernement, n’est ainsi pas contradictoire avec la persistance de leur exclusion du pouvoir. Il s’exprime par la désignation de candidates dans des circonscriptions  « difficiles », voire « ingagnables », mais aussi par le fait qu’elles sont souvent choisies pour leur cumul de différence (sexe, origine réelle ou supposée , âge, affiliation associative, etc.) plutôt que pour leur engagement partisan. Elles sont donc moins autonomes par rapport à celui qui leur a fait la faveur de les choisir.

 

Enfin, cette mandature se clôt sur des tentatives de remise en cause de la parité. En atteste la réforme territoriale, qui, en remplaçant les conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux élus au suffrage uninominal, le mode de scrutin le plus défavorable à la parité, aura pour conséquence de faire reculer de manière spectaculaire les progrès accomplis depuis 2000 au niveau des collectivités locales.

 

Renaît, avec le renouvellement de l’Assemblée nationale,  l'espoir de voir la parité progresser de nouveau. Nous, militantes féministes, nous, candidat-e-s aux législatives, nous, universitaires, nous voulons participer à l’ouverture d’une nouvelle ère de la parité. Pour y parvenir, nous défendons un renforcement des lois dites sur la parité. Afin que la sanction financière ne soit pas qu’incitative mais aussi contraignante, nous soutenons une suppression pure et simple de toutes les aides publiques aux partis qui ne respectent pas la parité des candidatures aux législatives. Afin de lutter contre la professionnalisation et la confiscation de la vie politique, nous défendons une limitation du cumul des mandats simultanément et dans le temps. Nous nous mobiliserons enfin pour que la constitution « garantisse » et non plus seulement « favorise » l'égalité, changement sémantique préalable à des mesures plus ambitieuses encore.

La question du partage du pouvoir ultime, le pouvoir politique, est centrale. Remettre en cause le monopole du pouvoir par la moitié masculine de la population n'est ni anecdotique, ni l'apanage d’une élite, ni un luxe outrancier en période de crise. C'est questionner le sens de notre démocratie, la place qu'occupe chacun-e d’entre nous et la manière dont nous voulons vivre et décider ensemble. Toutes et tous ensemble.

 

Tribune à l’initiative d’Osez le féminisme ! et du Réseau féministe « Ruptures »

 

Tribune ouverte à signatures de militantes et d’associations féministes, de candidat-e-s aux législatives de 2012 et d’universitaires.

Signatures à transmettre à contact@osezlefeminisme.fr avec la façon dont le/la signataire souhaite être présenté-é

 

 

 

22 mai 2012

Harcèlement sexuel : Rencontre entre les ministres et les associations dans les locaux de l'AVFT

Communiqué de presse des Associations

Le lundi 21 mai 2012 a eu lieu dans les locaux de l'AVFT une réunion de travail entre Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits des femmes, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, les associations AVFT, Marche Mondiale des Femmes, Femmes solidaires, CLASCHES et une avocate spécialisée1.
Cette démarche, initiée par les deux ministres, est à la fois historique et à la hauteur des enjeux politiques, juridiques et humains soulevés par le harcèlement sexuel et l'abrogation du délit.
Lors d'un échange de plus d'une heure, nous avons :
- Evoqué l'impact de l'abrogation du délit français de harcèlement sexuel sur les droits des femmes à travers le monde ;
- Défendu la proposition de loi de l'AVFT dans son intégralité ;
- Expliqué pourquoi les deux propositions de loi déjà déposées par des
sénateurs, sans aucune concertation avec les associations spécialisées, sont inacceptables ;
- Demandé la possibilité de mettre en cause la responsabilité conjointe du sous-traitant et de
la société qui y fait appel, en cas de harcèlement sexuel commis sur une salariée du sous-
traitant.

 - Insisté sur la nécessité de procéder aux réformes garantissant les droits des victimes de
harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur et la recherche.
Compte tenu de nos échanges et de la nécessité de conjuguer la qualité des travaux législatifs à l'urgence de combler le vide juridique, les deux ministres se sont engagées à présenter le plus rapidement possible un calendrier des réformes.
Nous avons indiqué que nous continuerons la mobilisation engagée par les associations pour une loi conforme aux intérêts des victimes.




 

21 mai 2012

Le sens de la parité

François Hollande s’y était engagé à plusieurs reprises pendant sa campagne. Le nouveau Président de la République l’a fait : pour la première fois en France, un Gouvernement est également composé de 17 femmes et  de 17 hommes.

Le sens de la parité n’est pas cette parfaite répartition numérique. Mais bien celui de la prise en charge immédiate d’une question qui, par une décision du Conseil constitutionnel s’est inscrite de manière imprévue dans l’agenda politique, je veux parler de la suppression du délit de harcèlement sexuel.

Par une action interministérielle exemplaire deux ministres de plein exercice, deux femmes, Mme Najat Vallaud-Belkacem - Ministre des Droits des Femmes - et Mme Christiane
Taubira - Garde des Sceaux, reçoivent dès ce lundi 21 mai à propos du dossier, trois des associations les plus impliquées : L'AVFT (association contre les violences faites aux femmes au travail),
la Marche Mondiale des Femmes,  et Femmes Solidaires.

C’est là le sens même de la parité. Et la valeur ajoutée du volontarisme d’une personnalité politique de premier plan, François Hollande.

Le banquet des gourmandes

Invitation

L'Association " Femmes Victoire Esthétique"  initiée par la Docteure Carole Faure pour promouvoir " Le droit à la beauté médicale à l'hôpital" vous invite au prochain " Banquet des gourmandes", en vue de recueillir des fonds pour favoriser l'esthétique des femmes atteintes du cancer du sein ou de tout autre cancer.

 

Une initiative à laquelle l'Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du LR s'est associée, soutenue par la maire de Montpellier Hélène Mandroux  et à laquelle je souhaite vous voir  participer nombreuses et nombreux.

 

 Rendez-vous donc est donné:

 

le Samedi  9 juin 2012 de 10 heures 30 à 17 heures

 

à la Maison des relations internationales, 

 

 Hôtel de Sully, Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier.

 

 Détails et inscriptions :

 

Association Femme Victoire Esthétique - 1, rue Massilian - 34000 MONTPELLIER

 

 femme.victoire.esthetique@gmail.com

http://femme-victoire-esthetique.org

 

 

 

 

 

 

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