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03 octobre 2011

Remédier à une culture masculine dominante

 

Samedi 1er octobre, à Arles, François Hollande s’est engagé sur la création d’un Ministère des droits des femmes.

 

            C’est effectivement un des moyens à mettre en œuvre pour avancer dans ce domaine.

 

            Un ou une ministre chargé/e de l’égalité femmes-hommes. Oui. Mais rattaché (e) au Premier ministre et ayant une vocation interministérielle.

 

Yvette Roudy a été la seule à avoir, en tant que ministre des Droits des femmes[1]  ce statut de ministre déléguée auprès du Premier ministre. Cela ne s’est jamais reproduit. Lorsqu’il y en a eu, plus souvent d’ailleurs des secrétaires d’État, elles ont été rattachées au ministère des Affaires sociales. Il y a eu des gouvernements sans ministre ou secrétaire d’État chargé de ce dossier. Dans un gouvernement de gauche on a même vu une ministre, Martine Aubry[2] en charge de ce grand ministère social ne pas souhaiter qu’un tel département existe et finalement, pressé par les mouvements féministes, concéder à la nomination d’une déléguée dite interministérielle[3], mais sans pouvoir, sans cabinet, sans administration.

 

 

 

Pourquoi ce ministère ? Parce qu’il va falloir, avec énergie, éradiquer autant que faire ce peut les discriminations, directes et indirectes, qui lèsent la moitié de la population. Et ce ministère doit disposer d’une administration. Car dans ce domaine aussi on a assisté, il y a quelques mois, au démantèlement par la droite du service chargé des droits des femmes. Il faudra non seulement le reconstituer, mais lui donner le statut de direction. Ce qui lui permettra  de parler d’égal à égal avec les directions des autres ministères.

 

 

 

Et pourquoi ce - ou cette - ministre doit-il, doit-elle avoir une mission interministérielle ? Tout simplement, comme l’affirme Françoise Gaspard, sociologue et femme politique «  parce que toutes les politiques publiques doivent intégrer la dimension de l’égalité des femmes et des hommes (…).

 

            Et si la parité n’assure pas à elle seule une politique d’égalité, elle peut y contribuer.

 

 Elle permet en tout cas de remédier à une culture masculine dominante, trop souvent ignorante de l’expérience de la moitié de la société ».  

 

 

 



[1] Gouvernements Mauroy et Fabius, 1981/1986

[2] Gouvernement Jospin, 1997/2000

[3] Geneviève Fraisse, philosophe

 

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