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15 septembre 2011

Ils, elles se mouillent !

Elles sont dix, vingt, trente peut-être, toutes élues de l’Hérault, du Gard, des Pyrénées-Orientales à se jeter à l’eau, pour ramer (a contre courant ?) afin que nous soyons mieux représentées : seule une femme,  sur les  21 postes de  députés que dénombre la Région Languedoc Roussillon, siège à l’Assemblée nationale et moins de 10% dans les conseils généraux.

            Le pire est-il à venir pour l’Association des femmes politiques progressistes* ?

            Rien ne permettant d’affirmer le contraire, elles anticipent : «  Qui se présentera aux prochaines législatives (pour être élue) ? Qui succèdera a qui aux prochaines élections territoriales ? ».

            J’ai quelques idées.

De son côté, l’Observatoire régional de la parité du Languedoc Roussillon a démontré.

 

            Ainsi, une méthode de féminisation de la représentation nationale  proposée en février 2011[1], fixe aux formations politiques des règles de féminisation des circonscriptions[2]. On obtient au bout du compte près de 45% d’élues aux élections de 2012.  « Il faudra de la contrainte » nous a déclaré en Assemblée générale le 10 février dernier à Montpellier,  Bruno Le Roux, membre de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, et porte parole du candidat à la primaire François Hollande.

 

            Des projections ont aussi pointé du doigt l’immense danger pour la parité que représentait la Réforme des collectivités territoriales[3]. Un mode de scrutin bi-nominal, une méthode qui a fait ses preuves au Pays de Galles au moment de l’élection de son Parlement en 1999 a été suggérée. Elle se traduit ainsi : chaque formation politique doit présenter deux candidats, un de chaque sexe. Il n’est pas nécessaire de doubler le nombre de circonscriptions électorales mais d’en fondre deux en une.

Pour le Languedoc-Roussillon, ce système permettait d’obtenir 82 conseillères territoriales en 2014, contre 49 élues actuellement (31 conseillères régionales et 18 conseillères générales).

Cette proposition, publiée dans Le Monde sous la plume de Françoise Gaspard[4]a reçu le soutien de deux présidents de Conseil général : Philippe Adnot, président du conseil général de l’Aube, et François Hollande, président du conseil général de la Corrèze. 

 

*Association des femmes progressistes politique. Présidence : Anne Yvonne Ledain, Vice-présidente de la Région LR.



[1] « Législatives 3012. Objectif : parité des éluEs. Proposition de méthode pour féminiser la représentation nationale ». Rapport de l’Assemblée des femmes –Observatoire régional  de la parité du Languedoc Roussillon. Doc. 40 pages. Janvier 2011.

[2] Le Monde, 23 février 2011. « Comment amener les partis politiques à respecter la parité. Une étude réalisée en Languedoc Roussillon propose une méthode de féminisation ».

 

[3] « Les femmes dans les Conseils généraux du Languedoc Roussillon. Aujourd’hui après les élections cantonales, demain, avec la réforme territoriale, à la Région et au Département. Rapport de l’Assemblée des femmes –Observatoire de la parité du Languedoc Roussillon. Doc. 34 pages. Avril 2011.

[4] Le Monde, 15 juin 2010. « Pour sauver la parité, vive le scrutin bi nominal ». Françoise Gaspard, sociologue

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