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29 juin 2011

Assignation à résidence

Ce n’est ni du FMI, ni de New-York que je veux vous parler, mais plus modestement, du Parti socialiste et de Montpellier.

            Je m’explique.

            On se souviendra de la décision de Martine Aubry. D’abord, d’exclure de la formation qu’elle dirige les 58 candidats et candidates qui avaient accepté de figurer sur la liste des élections régionales conduite par Georges Frêche l’année dernière ;  ensuite, de décréter la mise sous tutelle de la Fédération socialiste de l’Hérault. Il est vrai, qu’au dernier Congrès de Reims,  la Première secrétaire candidate aujourd’hui à l’investiture pour la présidentielle de 2012, l’avait emporté d’une (très) courte tête, après quelques « ajustements » de certains résultats, notamment dans son département du Nord.

            On se souviendra aussi de la mise au pilori du Sénateur Robert Navarro qui a suivi. Premier secrétaire de la puissante Fédération socialiste de l’Hérault, ce dernier au Congrès avait eu l’outrecuidance de faire un autre choix que celui de Martine Aubry.

            En toute camaraderie. L’insolence d’une Section socialiste de près de 300 militants dirigée par une proche de Robert Navaroo  (300 militants à Montpellier, je précise, pas à Puisserguier ou a  Saint-Chinian) ajoutée à cette outrecuidance à fait le reste.

            Il reste que la candidate à l’élection primaire qui proclame ouverture et rassemblement s’en prend aujourd’hui à Mimi  la Rose en la jetant à la rue.

            Bref, la maison mère détruite, la Section Navarro dissoute,  Mimi la Rose elle existe, pour de vrai, elle a d’ailleurs été « figurante », non, je veux dire suppléante aux élections cantonales, vient d’être d’emblée placée en orphelinat ; bref dans la section de son domicile.  Et sans discussion du fait de l’exécutant tutélaire, Alain Fontanel, ami comme vous l’avez compris de Martine Aubry.

            Avec ordre d’y résider sous surveillance pendant deux ans.

            Mimi la Rose est triste. Il paraît que justement l’orphelinat  n’est pas des plus roses.

            Quant à Martine, elle versera certainement une larme, pendant qu’Aubry, forte du discours de rassemblement et d’ouverture qui sied à sa candidature du PS, un œil sur le fichier, un autre sur le comptage de ceux (et celles) dont elle n’a pas les faveurs, s’empressera de tenter de les détruire. Avec le Parti. Et l’espoir des français de se débarrasser de Nicolas Sarkozy.

12:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

19 juin 2011

L'Indépendant

AssembléeDesFemmes_REGION_logo 1.jpgSous la plume de Estelle Devic, l'Indépendant du 11 juin 2011 L'Indépendant sexisme 11 06 2011.pdf souligne les bons chiffres du Département des Pyrénées-Orientales publiés par l'Observatoire régional de la parité du Languedoc Roussillon que la journaliste n'oublie pas de citer.

Un geste professionnel et élégant qu'une femme préfet d'un département voisin n'avait pas eu dans des circonstances quasi similaires. Et qui appelle une réfléxion sur la neutralité de l'Etat.

09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

05 juin 2011

Bavardages

Je me rallie ce matin au propos de Sylviane Agacinski, philosophe, qui pointe du doigt  dans Le Monde[1],  les « bavardages contre le machisme (…) de certaines pseudo-féministes »,  soudain promptes au-delà de ce qu’il convient d’appeler « l’affaire DSK », à nous raconter leurs propres déboires, leurs propres expériences.

            Car la question n’est pas de connaître, comme en témoignent plusieurs femmes députées encore aujourd’hui dans le Journal du Dimanche[2],  le détail des « bons mots » machistes ou des blagues salaces qu’elles ont essuyées sur les bancs de l’Assemblée nationale, mais bien de s’interroger sur les raisons qui font que jusqu’ici on ne les a pas entendues. Ces députée, elles forment ensemble un groupe supérieur à la centaine, siègent pourtant au plus haut niveau du pouvoir politique. Leur rôle me semble-t-il était non seulement de dénoncer comme elles viennent de le faire, mais aussi d’exercer leur pouvoir d’initiative pour transformer non seulement les mœurs de la représentation nationale, mais aussi ceux de la société toute entière.

            Quand au milieu des années 1980, Yvette Roudy, ministre des droits de la femme (1981/1986) a présenté au Parlement un projet de loi « antisexiste », le ciel, comme elle l’a confié « lui est tombé sur la tête », et le projet de loi n’a jamais été inscrit à l’Ordre du jour.

            Son adoption aurait pourtant permis en jouant aussi un rôle de garde fou, de sanctionner les abus, et d’offrir aux associations féministes la capacité de citer, à l’image des associations anti-racistes,  les contrevenants à la loi devant la justice.

            Alors, je suggère aux femmes députées socialistes, qui ont si l’on peut dire, grâce à DSK, eu le courage de parler d’elles, de ressortir du tiroir des oubliettes  le Projet de loi de Mme Roudy ;  et à celles de l’UMP, qui sont prêtes,  comme le dit encore Mme Agacinski « à enfermer les femmes dans un statut de « travailleuse du sexe » en proposant la réouverture des maisons closes, de les soutenir.

            C’est ainsi qu’on change le monde !

           



[1] Pour une culture du respect réciproque. La question cruciale est celle de la survivance d’un mépris des femmes et de leur corps. Le Monde, Dimanche 5- Lundi 6 juin 2011.

[2] Sexisme ordinaire à l’Assemblée. Le Journal du Dimanche, 5 juin 2011.