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28 mars 2011

Notre président

La proportion de femmes élues aux élections cantonales d’hier a progressé en trois ans de 0,7% (13, 8% en 2011 contre 13, 1% en 2008)[1]. Cette progression traduit l’effet d’entraînement de la loi du  31 janvier 2007 qui a inauguré en 2008 avec une obligation « paritaire » qui conduit en fait les candidats aux élections cantonales à se présenter aux côtés d’une figurante (sic) ; 86, 2% des conseillers généraux en France sont  désormais des hommes.

            Dans les 5 départements de la Région Languedoc Roussillon (Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales), ce sont les catalans qui nous ont, cette fois ci sorti du déshonneur. L’élection d’une femme supplémentaire dans les Pyrénées –Orientales où leur représentation au Conseil général progresse de 3, 2% sauve l’honneur de l’Aude qui perdant une conseillère générale régresse de 2,9% tout en conservant un pourcentage de femme au Conseil général (14, 28%) supérieur à la moyenne nationale.

            Ailleurs, c’est le statut quo.

            Au final, donc, c’est aussi le statut quo au niveau régional : 18 femmes sur un effectif total de 186 conseillers généraux (soit 9, 7%) continueront comme avant à siéger dans les 5 assemblées.

            Ce qui signifie qu’avec une progression régionale égale à zéro il n’est pas pensable d’obtenir un jour la parité. Par contre, en France il y a un espoir : au rythme de 0, 7% chaque 3 ans, on peut espérer l’atteindre dans 52 ans. Soit en 2073 !

            Sauf si la Réforme des collectivités territoriales est appliquée. Puisque l’une des conséquences de la réforme est de diviser par 2 le nombre des élues, dans la Région, la parité dans les Conseils territoriaux ce sera non seulement jamais mais jamais- jamais, et dans notre pays dans le double du temps soit 104 ans,  en 2115.

            Cette démonstration par l’absurde pour vous dire qu’il y a péril en la demeure pour les femmes.

            Sauf si François Hollande, il a proposé hier « de changer les règles des scrutins pour les élections territoriales » décide de s’en occuper. Et devienne par conséquent non seulement le  candidat de l’alternance en 2012, mais aussi notre président.

 



[1] Sources : Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, Service du Premier ministre, Paris.

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