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01 février 2011

La confiance règne

Les français en ont marre.

            Ils le disent au CEVIPOF (Centre de recherche politiques de Science Po) dans une étude sur la « confiance en politique » conduite en décembre 2010 et dont Le Monde (Mardi 1er février 2011) publie les résultats en exclusivité.

            Ce qui est nouveau, par rapport au baromètre précédent réalisé en 2009, c’est que cette année,  le moral des femmes s’est davantage dégradé que celui des hommes : en un an, la « lassitude » a gagné 12 points parmi les femmes contre 8 points dans l’ensemble de la population.

            Et à la question qui leur a été posée,  sur le niveau de confiance des élus locaux, la côte du conseiller général chute  vertigineusement de 15 points chez les femmes  (et 19 points parmi les professions intermédiaires).  «Par crainte du déclassement social » analyse Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF.

            Cela est très possible. Mais certainement pas suffisant.

             Mr Perrineau semble avoir oublié que la Loi du 31 janvier 2007 qui « contraint les candidat(e)s aux élections cantonales à se présenter au côté d'un(e) suppléant(e) de l'autre sexe », a assigné les femmes dans un rôle de faire valoir des candidats masculins.

            Et que les conseillers généraux de droite comme de gauche n’ont pas voulu du scrutin de liste paritaire pour l’élection de ces futurs conseillers territoriaux que la Loi de réforme des collectivités territoriales prévoit à l’horizon de 2014, car ils redoutaient d’être contraints de laisser leur place à une femme.

            Dans un article publié en avril 2010 (Revue de « Choisir la cause des femmes », n° 110),  la conseillère générale des Pyrénées –Orientales, Ségolène Neuville, n’y va pas par quatre chemins: « Le choix du scrutin uninominal dans la réforme est donc mûrement réfléchi : il va permettre de faire avaler la réforme aux 4000 conseillers généraux, chacun espérant conserver son mandat ».

            La comparaison entre les éluEs avant 2014 et la projection en 2014 réalisée par l’Observatoire régional de la parité du Languedoc Roussillon démontre que, dans notre Région, le  poids des élues territoriales (conseillères générales élues en 2008 + conseillères régionales élues en 2010) va chuter de 17% à 9%, soit de 8 point dans 3 ans.     

            Un pas déterminant et décisif pour la parité. Les femmes, semble –t-il viennent de montrer qu’elles ne sont pas prêtes de l’oublier.

09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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