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17 décembre 2010

La Rose

Les droits des femmes en économie avaient été pourtant affirmés bien avant la parité en politique (2000). Leur éligibilité dans les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) date de 1924 quand les femmes n’ont obtenu le droit de vote en France qu’après de hautes luttes au lendemain de la Résistance (1944).

Pourtant ce n’est qu’en 1980 que la CCI de Montpellier a élu sa première Vice-présidente, Mme Olga Bernabé. Pourrait-on dire en cela que cette pionnière a ouvert la voie à Mme Gabrielle Deloncle dont la liste vient de sortir victorieuse des nouvelles élections ?

La longueur du chemin parcouru depuis 1924  par deux femmes pour se hisser au plus haut niveau du pouvoir économique montpelliérain n’a d’égale que les montagnes de roses qui n’ont certainement pas tapissé leur parcours. Mais à y regarder de plus près, les deux, la première est la fondatrice de l’Association des femmes chefs chef d’entreprise (FCE), la seconde des Femmes de décision et d’action (FDA), partagent une sacrée dose de courage et de détermination.

Bref, Madame Deloncle est la première présidente d’une Chambre de Commerce et d’Industrie du Languedoc Roussillon ; sa liste présentait la particularité régionale d’être la plus féminisée. Ce qui m’autorise à conclure que les femmes font gagner et pas perdre comme l’accréditent certains de nos responsables quant ils faut les écarter d’investitures par ailleurs très convoitées.

Tenez, prenez du côté de la Rose, les élections cantonales.

La Direction du Parti socialiste qui, dans l’Hérault a retiré l’investiture à une femme que les militants avaient élue pour porter leurs couleurs dans leur canton, a dealé avec les Verts le retrait de deux  de ses candidats  pour protéger dans leurs cantons le devenir de deux « poids lourds », sortants du Conseil général. En échange, et, au motif, notamment de la préservation de la parité, deux femmes vertes devront se coller à la tâche aux Matelles et à Mauguio, où il est clair que la Rose ne leur fera pas de cadeaux.

Non seulement, la Direction du PS prend les femmes pour des Mimi (la femme de Mickey) mais sa patronne montre une fois de plus qu’elle se contrefiche de la parité. Dans le meilleur des cas, le Conseil général de l’Hérault continuera a afficher le pourcentage le plus bas de conseillères générales dans son assemblée, mais battra le record du nombre de suppléantes qui attendront pendant trois ans sur leur banc de touche que leur titulaire passe de vie à trépas. En espérant que d’ici là, la Rose ne dépérisse pas.

 

09:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Excellent résumé... Au nom de la tutelle la parité a été sacrifiée...

Écrit par : mimilarose | 19 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.