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15 novembre 2010

36 virgule 36

36,36 ce n'est pas la température du Gouvernement après le remaniement, mais l'idée que se fait le Président de la République de la parité : les femmes représentent à peine un gros tiers de l'effectif des ministres de plein exercice, les secrétaires d'Etat, elles ont beau être 3 sur 8, ne siégent pas au Conseil des ministres.

            Ce n'est  certes pas une catastrophe mais un état s'esprit qui a le don de m'énerver : a chaque fois qu'il faut faire, comme ils  le disent « un gouvernement resserré », ce sont les  femmes qui trinquent, rappelez vous les « jupettes ».

            Le problème, c'est que ces pratiques font école même dans les endroits où l'on se croyait préservées.

            Prenons par exemple José Luis Zapatero, le Chef de l'Etat espagnol. A son arrivée en 2004, il nomme 15 ministres dont 8 femmes et une vice -présidente. Vainqueur des élections législatives de 2008, il reconduit un Gouvernement paritaire. Mais quand il remanie parce que cela barde en Espagne à cause de la crise, la vice-présidente est passée à la trappe au profit d'un gros bras du PSOE, et la proportion de femmes ministres est réduite à peau de chagrin.

            Ce qui m'énerve le plus c'est que dès lors, au niveau inférieur des partis chacun se sent autorisé à faire de même.

            Je participais ces jours -ci en  Espagne, où plutôt en Catalogne,  à un Colloque sur « Les Violences Machistes dans le Couple », c'est comme cela qu'ils disent !

            Il y a d'ici fin novembre des élections régionales. Tous les chefs de parti avaient (très joliment en fixant les affiches comme des bannières sur les poteaux d'éclairage des villages) affiché. Eh bien, devinez quelle est la formation politique qui présentait des femmes leader ? Le PP, le Parti populaire qui a de bien minces chances face à Montilla  le président sortant de la Junta de Catalona, et chef charismatique du PSC (Parti socialiste catalan).

            Alors, pour me remettre un peu de cœur à l'ouvrage, j'ai couru voir « Potiche », le dernier film de François Ozon.

18:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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