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02 novembre 2010

« Martine Aubry a fait une tentative d'OPA »

Je vous en déjà parlé dans mon précédent billet (voir « Post mortem », 28 octobre 2010), mais aujourd'hui, la lettre hebdomadaire Objectif -LR.com, Le news de l'économie régionale , http://www.objectif-lr.com,  donne un autre éclairage de ce « Journal d'une curée de campagne » que vient de publier le journaliste Gérard Laudinas, l'auteur  revient sur les élections régionales très mouvementées de mars dernier.

 

Comment la petite phrase sur « la tronche pas catholique » de Laurent Fabius a-t-elle pu refaire surface des semaines après avoir été prononcée par Georges Frêche ?
Gérard Laudinas : Le journaliste Jacques Molénat remet son article, non annoté, avant sa parution prévue en décembre 2009 dans L'Express. La rédaction en chef du magazine repère la petite phrase et Laurent Fabius, de même que Martine Aubry, en sont informés. Paul Alliès, qui est adjoint à la rénovation au PS, et un proche de la secrétaire nationale, la pousse alors à porter le fer contre Georges Frêche, au motif qu'elle ne pouvait pas laisser passer cette nouvelle saillie. Dès lors que Martine Aubry l'a fait, les médias nationaux se sont greffés sur l'histoire et tout cela a viré, comme je l'ai écrit, en « curée de campagne »... ce qui n'a cessé de surprendre Georges Frêche.

 

Elle a motivé la candidature d'Hélène Mandroux aux élections régionales de mars 2010, face au président sortant. Mais pourquoi parler de « tentative de coup d'état », comme le fait votre éditeur ?
Gérard Laudinas : Je parlerais plutôt d'une tentative d'OPA de Martine Aubry sur le PS du Languedoc-Roussillon. La secrétaire nationale cherchait depuis longtemps déjà à rétablir son autorité localement, en particulier sur la fédération de l'Hérault qui lui a causé tant de soucis. Ensuite, une sorte de relation gagnant/gagnant s'est instaurée entre Frêche et Aubry. Plus il tapait sur elle, plus elle renforçait sa stature nationale. Plus elle le victimisait, plus il s'attirait la sympathie de l'électorat local, qu'il a même élargi.

 

Vous avez côtoyé Georges Frêche avant, pendant et après cette campagne. Voyait-il vraiment Christian Bourquin comme son successeur naturel ?
Gérard Laudinas : Je l'ai vu la dernière fois il y a un peu plus d'un mois. Il m'a répété à nouveau que le temps des Catalans est venu, même si pour lui, la politique n'était pas une affaire de sympathie. S'il trouvait des qualités à Christian Bourquin, il lui reconnaissait avant tout d'avoir fait basculer à gauche le département des Pyrénées-Orientales. Par comparaison, il disait, en petit comité, que Damien Alary n'a fait que succéder à d'autres personnalités de gauche, comme Gilbert Baumet, le maire de Pont Saint-Esprit (30) *.

 

Propos recueillis par Anthony Rey

 

* président du Conseil général du Gard jusqu'en 1994.

16:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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