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27 octobre 2010

Le « Grand »

A son entrée dans la cathédrale de Montpellier ce matin, le cercueil de Georges Frêche porté sur les épaules de six costaleros*, ondoyait au dessus de la foule au même rythme, avec la ferveur d'un  paso, dans les rues de Granada pendant la Semaine sainte.

            A l'intérieur, le peuple des plus proches, celui des élus, du protocole, serrés les un contres autres. Ils étaient venus de partout : de Chalabre, aux confins de l'Aude et de l'Ariège, des Corbières, de Mende, de la Canourgue et de la Margeride en Lozère, des Cévennes  gardoises, des Pyrénées, de  l'Ardèche, du Puy de Dôme, de Lyon, de Bruxelles, du Mans... que sais-je ? Le silence était absolu.

            Sur le parvis, une foule, immense, compacte, celles des socialistes, du peuple de gauche,  des amis, des montpelliérains, des languedociens débordait depuis le matin des rues adjacentes, de la Place de la Canourgue en surplomb, toute  proche.

            Au sortir de la dépouille, telle la salida eglesia qui consacre en Espagne le rite du passage du paso de l'ombre de l'église à la lumière, la foule a crépité d'applaudissements, longtemps,  pendant tout le passage du cercueil.

            Moment intense d'émotion.

            Georges Frêche est parti, comme il a vécu, en Grand !

 

 

* C'est le nom donné aux personnes chargées de transporter dans les rues les scènes de la Passion du Christ qui forment les processions de la Semaine sainte en Espagne.

http://wikipedia.org/wiki/Costaleros

 

15:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Les images vidéo des obsèques de Georges Frêche: http://tinyurl.com/36ufho6

Des milliers de personnes debout dans le froid pendant plus de deux heures, un silence impressionnant coupé d'applaudissements durant le discours émouvant et juste de Raymond Dugrand et celui de Gérard Collomb, des applaudissements interminables à la sortie du cercueil, et "le temps des cerises" chanté par Yves Montand qui accompagnait le convoi. "Montpellier la surdouée" et toute la Région, ont fait à Georges Frêche des adieux inoubliables.
Tout le PS était là, et toutes et tous ont tenu à manifester que Georges Frêche restait bien le premier des nôtres.

Écrit par : Yves Epain | 28 octobre 2010

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