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06 septembre 2010

Pourquoi ?

Dans l'océan d'inquiétudes que suscite le sort que réserve aux femmes le projet de réforme des retraites, c'est en soi une bonne nouvelle : le Grand Orient de France (GODF), a franchi un « pas décisif » en autorisant l'ouverture aux femmes de ses portes qui jusqu'ici leur demeuraient fermées. « On ne peut plus refuser qui que ce soit pour quelque discrimination que ce soit, y compris le sexe », a déclaré le nouveau grand maître, Guy Arcizet, élu le 2 septembre à Vichy.

            Cette décision, acquise toutefois à une courte majorité (51%), est importante. Elle consacre l'accès des femmes à l'un de ces nombreux réseaux où, parce qu'elles n'ont pas droit au chapitre, les inégalités se forgent indirectement.

            Une récente étude sur la place des femmes dans les syndicats montre que les démarches engagées par les principales centrales en Europe pour promouvoir l'égalité d'accès des hommes et des femmes aux postes de décision ont rencontré de nombreuses résistances. Et si la CES (Confédération européenne des syndicats) évalue à près de 43% la part des femmes syndiquées en Europe, tous les pays affichent un lourd déficit de représentation dans les instances de direction des syndicats.

            Ce n'est certes pas l'unique cause, mais l'une des raisons qui peut constituer une réponse au commentaire que fait Mme Agnès Maillard. Elle s'interroge en ces termes à propos de mon billet d' avant hier « Pensions de retraite, l'autisme des pouvoirs publics » : « Nous sommes une minorité maltraitée, une minorité qui représente tout de même la moitié de la population. La question est : pourquoi ne parvenons-nous pas à défendre nos droits alors que d'autres lobbies, représentant peut-être 5 ou 6% de la population arrivent infailliblement à imposer leurs vues sur la scène politique? »

 

12:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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