statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08 juillet 2010

La vérité de Ségolène

 Dans un article d'avril 2010 paru dans le n° 110 du journal de « Choisir la cause des femmes », une conseillère générale d'un département du Languedoc Roussillon lève le voile sur les conclusions une enquête lancée durant l'été 2009 par l'Union des Conseillers Généraux de France (UCGF) pour recueillir l'avis des conseillers généraux sur les grandes lignes de la Réforme territoriale.

            « 906 réponses ont été analysées, dont 7,7% émanaient de femmes. A la question du mode de scrutin, plus de 65% des élus ont affirmés rester très attachés au scrutin uninominal  et 6,4% ont déclaré une préférence pour le scrutin proportionnel. Ces 6,4 % sont des réponses exclusivement féminines ». Merci, Ségolène on l'aurait compris. Mais c'est mieux encore de le dire !

            « L'argument avancé pour cet attachement au scrutin uninominal  est impressionnant de mauvaise foi (...) - ajoute-elle -,  la connaissance du canton est plus importante que l'étiquette », avancent les conseillers généraux.

            « Mais la véritable raison, c'est que le scrutin de liste paritaire éliminerait automatiquement entre un tiers et la moitié des candidats, au profit de candidates. Les conseillers généraux de droite et de gauche, ne veulent pas du scrutin de liste car ils redoutent d'être contraints de laisser leur place à une femme ».

            Vous pourriez croire que tout est dit. Mais non !

            Car la conseillère générale,  gageons qu'elle sait de quoi elle parle, conclut :

            « Le choix du scrutin uninominal dans la réforme est donc mûrement réfléchi : il va permettre de faire avaler la réforme aux 4000 conseillers généraux chacun espèrant conserver son mandat... ».

            Ce qui est certainement aussi le cas des 1,5% de conseillères générales qui selon l'enquête ne sont pas prononcées en faveur des femmes, ou encore à la moitié des élues départementales (12,3% en France) qui n'ont pas jugé utile de répondre à la question qui leur été posée.  

            Merci donc, Ségolène au prénom prédestiné d'avoir dévoilé cette belle vérité ! Je salue votre témérité !

07:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Quelle analyse, 7,7% sur 906!
Cela, madame, c'est ce que l’on peut appeler de la parité politicienne. Avec 0,8% d’analyse, donc même pas dix% c’est dire s’ils sont pour l’égalité des sexes.

65% d'élus masculins ont affirmés rester très attachés au scrutin uninominal et seulement 6,4% d'élues ont déclaré une préférence pour le scrutin proportionnel.
Tiens donc!
Le monde bouge, on nous parle de parité, oui mais à une condition que celle-ci ne dérange pas ces messieurs, dont le machisme n'a d'égal que le mandat.
Et oui! Ils ont bien trop peur de laisser leur place.
On ne sait jamais, si une femme d’un coup faisait mieux qu'eux, vous vous rendez compte de ce cataclysme, l'effondrement d'une institution qui remonte à la nuit de temps ou l'homme velu, pas encore descendu de l'arbre, promenait sa femelle en la tirant par les cheveux.
Bon d’accord je vous l’accorde, cela a un peu évolué, il ne tire plus sa femme par les cheveux, il fait quelque fois le ménage, pas trop quand même, y a un statut à respecter, non mais !
Vous vous imaginez avec une femme à la tête de la nation ! Une vraie hérésie au pays des droits de l’homme, de la liberté, égalité, fraternité.
Combien de femmes présidentes de régions ?
Combien de femmes présidentes de départements ?
Le macho de France n’est pas prêt de céder sa place, le monde bouge et lui avance à reculons.

Pour vous mesdames.
Les femmes au fil du temps

Quelque temps après feue mitraille, retours au bercail.
Devant sa cuisinière au charbon, la ménagère 1950 retrousse ses manches.
Dehors, se promènent les élégantes,
Parées de longues robes et de petits souliers aux semelles de bois.
Ah ! Cruelle époque pour ces fleurs enfermées dans le cocon de la femme au foyer,
Qui attendent patiemment, éducation oblige, le retour de l’homme.

Les années ont passé, dans les usines aux murs enfumés elles ont enfin accès.
Se libérant du joug du foyer, découvrent la rudesse des doubles journées.
Et dans la solitude de ces années, enfantent, enfantent encore.
La lucarne magique a fait son apparition, brisant la monotonie installée,
On passe à présent ses soirées devant l’écran en noir et blanc,
Qui met un peu de rêve dans la solitude du foyer.

Un soir de mille neuf cent cinquante-quatre, le présentateur annonce ;
« Grégory PINCUS un contraceptif vient de tester! »
Révolution d’une ampleur inégalée, la liberté d’enfanter.
Finit les longues portées qui vous collent au tablier.
Les belles, longs fume-cigarette au bec, et bibi bien planté sur le chignon, paradent.
Une claque sur les fesses leur fait baisser la tête.

Bardot se montre en bikini
Le rideau se lève sur la révolution sexuelle des années soixante
Un vent de révolte se met à souffler, enfante le MLF,
Vise la disparition de toutes les institutions sexistes,
la destruction du système social qui les engendre,
Le droit pour chaque femme à disposer d’elle-même.

Antoine chante « Mettez la pilule en vente dans les monoprix »
Les Françoise, s’appellent SAGAN, les Giselle, HALIMI et Simone se nomme VEIL
Et l’on peut, en toute liberté une cigarette griller devant la télé.
Le choix est adopté, l’enfant désiré et celui pas né, avorté.
Mais, dans la rue rien n’a changé, l’œil du passant s’arrête toujours sur le mollet,
Une voiture passe, émet des sifflets outrageux.

La mini et le pantalon aguichant ont fait leur apparition.
La femme redevient l’objet sexualisé,
Au cordon l’ombilical une boucle dorée est accrochée.
Nues à l’affiche des cinémas, dépouillées dans la publicité.
Sur les plages le visage, la bouche et les seins refaçonnés,
Elles étalent tout ce que leurs sœurs avaient eut de mal à gagner.
Et tout est à recommencer.

Michel Degroise

Copier le pour vous, mais attention texte protéger extrait de mon recueil Les fleurs de lumière

Écrit par : Michel Degroise | 09 juillet 2010

Les commentaires sont fermés.