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26 juin 2010

La parité tombée à l’eau

Tout compte fait, La Barbe, (Voir « La Barbe »,  24 juin 2010),  elles ont entièrement raison.

            J'ai reçu hier soir une lettre de la sénatrice du Puy de Dôme Michèle André, suite au courrier expédié aux sénateurs (voir « Une occasion historique de concilier scrutin majoritaire et parité », 18 juin 2010)  dont je lui avais tenu copie. Elle me dit :

 

1er ) Qu'en sa qualité de Présidente de la Délégation des droits des femmes au Sénat, elle a recommandé à la Commission des lois que l'élection des futurs conseillers territoriaux porte « non sur un candidat unique, doublé d'un remplaçant, mais sur un « binôme paritaire » constitué  de deux candidats de sexe différent ... ». Bref, la proposition développée par Françoise Gaspard dans Le Monde du 15 juin 2010 (Voir « Pour sauver la parité, vive le scrutin uninominal », 16 juin 2010).

2e ) Qu'en l'espèce, la dite Commission des lois  a voté contre sa proposition qui était celle d'ailleurs que les Associations avaient présentée au cours de l'audition du 3 juin 2010 à laquelle je participais.

 

            La question tient en 10 mots : combien de femmes à la Commission des lois du Sénat ? Certainement pas plus que la proportion de femmes qui siègent dans la Haute Assemblée : 21, 9 % (2008). C'est-à-dire en dessous du seuil critique de 30% pour vraiment y peser.

 

            Alors ? C'est la parité tombée à l'eau. On va bien nous mettre, histoire de nous amuser quelques pénalités au niveau local pour les partis politiques qui ne présenteront pas assez de candidates. Mais c'est une mesure pour faire des ronds dans l'eau. Appliquée aux élections législatives (18, 5% de députées en 2007) elle n'a pas produit les effets escomptés. A moins d'un renforcement très dur de ces « amendes » au point de les rendre, comme le dit encore la sénatrice Michèle André « insupportables aux partis ». Mais les partis, cela va de soi, sont représentés par leurs élus à la Commission des lois.

 

            Notre dernière chance est l'inconstitutionnalité du projet de loi de réforme territoriale dans son ensemble.

 

            A moins qu'une majorité au Sénat se dégage la semaine prochaine pour rejeter la loi.

 

            Reste que tout de même la parité, vu par les sénateurs,  aura bien pris l'eau. Et c'est  la démocratie en sort mouillé.

 

15:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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