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28 avril 2010

A votre bon cœur !

Vous le savez, inlassablement, depuis plus de 10 ans, L'Assemblée des femmes du Languedoc Roussillon œuvre pour faciliter et promouvoir l'accès des femmes dans toutes les sphères de la vie publique, économique, sociale et professionnelle.

Et si dans notre Région, la législation relative « « l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » a permis de sérieuses avancées dans les Assemblées locales  -  53%  de femmes siègent aujourd'hui au sein de l'exécutif de la Région, les Agglomérations de Mende, Montpellier et Narbonne sont celles qui affichent les proportions les plus  significatives de vice-présidentes -,  des efforts demeurent encore à accomplir, notamment dans la vie économique.

Force est de constater en effet, que si les femmes ont aujourd'hui massivement investi le monde du travail, elles restent sous représentées dans les postes hiérarchiquement les plus élevés. La représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les postes de décision est pourtant un préalable pour une société démocratique.

Ainsi, les  travaux, que nous avons réalisés et publiés en 2008 et 2009, dans le Rapport « Les femmes sur la scène politique régionale. Radiographie de la parité en Languedoc Roussillon »[1] doivent être complétés sous l'angle économique. Une étude, des enquêtes sont en cours.

Par votre contribution[2], votre soutien, nous est indispensable.

 

Pour mémoire, L'Assemblée des femmes, Association Loi 1901 fondée par Yvette Roudy, ancienne ministre, a pour objectif la promotion des femmes dans la vie publique et leur participation dans toutes les sphères de décision.

Avec l'appui du Président de la Région, Georges Frêche, l'Association Languedoc-Roussillon s'est  donnée en 2008 les missions d'Observatoire régional de la parité  dont les activités  s'inscrivent dans le cadre de la Charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. L'Assemblée des femmes - Observatoire de la parité en Languedoc-Roussillon est membre du Réseau d'associations expertes de « L'Observatoire de la  parité entre les femmes et les hommes, Service du Premier ministre » à Paris.



[1] Rapport de L'Assemblée des femmes -Observatoire de la parité du Languedoc Roussillon - Document 87 pages - juillet 2009 - 12 euros - Disponible auprès de Monique Barbe, 6 rue Mauric Lacroux - 11300 Limoux.

[2] Cotisation 2010 : 31 euros - Chèque à l'ordre de L'Assemblée des femmes -Observatoire de la parité du Languedoc Roussillon, à adresser à : Monique Barbe, 6 rue Maurice Lacrous - 11300 Limoux.

11:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

23 avril 2010

Régions : les limites de la parité

J'ai déjà souligné sur ce blog l'effet très positif de la législation qui a permis aux dernières élections régionales une forte représentation des femmes non seulement dans les Conseils régionaux (près de 48%) mais aussi au sein de leurs exécutifs : celui de la Région Languedoc Roussillon, avec 53% de vice-présidentes est l'un des plus féminisés en France (Voir « 8 femmes », 24 mars 2010).

            On pouvait donc logiquement s'attendre à ce que « L'Association des Régions de France » (ARF) traduise ces avancées au cours du renouvellement de ses responsables qui a suivi le scrutin des 14 et 21 mars 2010. Et comme l'essentiel des membres  de l'ARF appartient au Parti socialiste -rappelons que c'est le Gouvernement Jospin qui a instauré la première législation sur la parité-, on pouvait logiquement espérer que de nombreuses femmes siègeraient désormais aux postes de responsabilités de cette très respectable institution.

            Eh bien non ! Sur les 30 postes de décisions (1 président, 3 vice-présidents, plus 26 président(e)s de Commission), on dénombre en tout et pour tout 3 femmes, soit une proportion de 10%  bien en deçà du poids de leur représentation dans les nouveaux Conseils régionaux.

            Et, comme l'Association des Régions de France (ARF) est « une force de proposition pour l'ensemble des Régions auprès du Gouvernement, du Parlement et des grandes institutions européennes », j'en déduis que la voix des femmes n'y sera que très peu entendue.

            C'est bien décevant.

            Car au moment où le projet de réforme territoriale prévoit dès 2014 de réduire la parité à la portion congrue (moins de 20%) dans les Conseils territoriaux, le lobby des régions pourrait manquer de crédibilité pour combattre ce dispositif calamiteux, par ailleurs vertement  dénoncé par le Parti socialiste dans une pétition « Défendons la parité ».

http://www.defendonsnosterritoires.fr/defendons-la-parite

            Et à l'heure où le PS débat de « la rénovation », peut-être pourrait-il rajouter à sa rubrique « Laboratoire des idées », la confection d'un petit manuel intitulée « Comment mettre en accord ses actes avec ses idées ? » ou encore,  «Comment  lutter en matière de parité contre la schizophrénie » ?

11:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

20 avril 2010

L’objectif de résultat

Une enquête d'opinion réalisée par l'Institut statistique européen Eurostat, révélait récemment que la question des inégalités des salaires était l'une principale préoccupations des françaises. Mais que par contre, seulement 16% d'entre elles s'estimaient concernées par l'égale représentation des hommes et des femmes dans les assemblées politiques élues autrement dit, « la parité ».

            Pourtant, l'histoire de l'égalité professionnelle ne peut faire l'économie des étapes de l'accès des femmes aux responsabilités politiques qu'elles soient élues ou membres de gouvernement.

            La réforme des collectivités territoriales vise entre autres à mettre un frein à ce processus d'égale représentation.  A titre d'exemple, en raison du changement de mode de scrutin, la part des élues locales en Languedoc Roussillon tomberait aux alentours de 15% ; il y en a aujourd'hui trois fois plus à la Région.

            Pour éviter ce recul de la féminisation des futures assemblées territoriales, la nouvelle Rapporteure générale de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, Mme Chantal Brunel, députée UMP de Seine et Marne a décidé de déposer à l'Assemblée nationale « une proposition de loi favorisant l'élection des femmes lors des scrutins uninominaux ». (Le Monde, samedi 17 avril 2010). Ce qui est une excellente initiative, puisque au-delà des seules assemblées locales, la loi portera aussi sur l'élection des députées. Et dans ces conditions, cette loi peut devenir une véritable révolution.

            Car aujourd'hui, seule la parité de candidature aux législatives est exigée par la loi. L'enfreindre, comme l'a fait gravement l'UMP en 2007 revient à écoper des pénalités sur la partie des financements publics calculée sur le nombre de candidatures : avec 26% de candidates, l'UMP s'est privé de 4 millions d'euros sur une dotation publique de 35 millions d'euros. Une « amende », somme toute à bas prix, représentant à peine un coût d'un  peu plus de 1%.

            L'efficacité de la proposition de loi de Mme Brunel sera jugée à l'aune de la rupture de ce processus hypocrite dont le Parti socialiste ne saurait être exonéré : seules 48 (20%) de ses 260 candidates (45,5%) ont été élues en 2007, preuve de la fragilité des investitures qu'elles avaient reçues.

            « L'important », précise Chantal Brunel, « c'est de fixer aux partis un objectif de résultat ».

            Le problème c'est qu'ils l'ont déjà.      La Constitution leur donne mission, outre, de concourir « à l'expression du suffrage », de respecter « les principes de la démocratie » et de « contribuer à la mise en œuvre du principe d'égal accès  des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

            Mais voilà, ils ne le font pas !

            Il restera donc à Mme Brunel de sortir l'artillerie lourde dans sa proposition de loi. C'est-à-dire de supprimer purement et simplement aux partis politiques qui n'auraient pas fait élire autant de femmes que d'hommes aux élections législatives, la deuxième partie de leur dotation budgétaire portant sur le nombre d'élus.

            Je souhaite que Martine Aubry y réfléchisse aussi. La « rénovation » passe aussi par là !

13:50 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (0)

08 avril 2010

La parité au Parti socialiste

A La Rochelle en août dernier, Martine Aubry avait promis la « rénovation » d'ici la fin de cette année : parité et non cumul plébiscités  au cours d'un référendum militant le 1er octobre suivant.

            Dans un rapport présenté à la Première secrétaire ces jours -ci ,  Medhi Ouraoui, préconise « un objectif minimum de 40% de femmes parmi les députées du PS en 2012 » (Midi-Libre, 8 avril 2010).

            Ce qui serait un réel progrès.

            La loi du 6 juin 2000 limite l'obligation de parité au niveau des candidatures présentées par les partis. Ces derniers se voient pénalisés financièrement s'ils ne respectent pas ce principe.

            Aux élections législatives de 2007, le Parti socialiste avait présenté 45, 2% de candidates. Au bout du compte, 48 femmes socialistes ont été élues représentant 25,6% du Groupe. Depuis cette date, le PS doit s'acquitter chaque année de 516 806,40 euros de pénalités.

            Atteindre l'objectif minimum d'au moins 40 % de femmes en 2012 parmi  les effectifs du PS à l'Assemblée nationale, ne se limite pas aujourd'hui à présenter 5% de candidates supplémentaires. Les résultats de 2007 mettent en lumière un fort différentiel de 20% entre la proportion de candidates et la proportion d'élues, qui ne s'explique que par la mauvaise qualité des investitures  accordées aux femmes.

            Le Rapporteur Medhi Ouraoui devra donc proposer à Martine Aubry des modes opératoires efficaces pour parvenir à bonne fin.

            Outre le principe de « la réservation des circonscriptions où le sortant socialiste ne se représente pas », proclamée par le PS tant en 2002 qu'en 2007, mais jamais réellement appliqué, une solution peut être trouvée dans l'application des règles de non cumul des mandats  (aussi  plébiscitées au cours de la consultation militante du 1er octobre), en attribuant les circonscriptions « libérées » à des candidates.

            Cela demande tant un fort volontarisme politique, qu'un oubli des soi de la part des élu(e)s en place. Et il semble bien que cela n'aille pas de soi. Pour le moment, « la direction du parti envisage une solution de compromis. La règle du non-cumul serait actée dans les termes prévus par le referendum militant d'octobre mais ne s'appliquerait qu'à partir de 2012, après les élections législatives ». http://partisocialiste.blog.lemonde.fr

            Autant dire aux calendes grecques ! Quant à Martine Aubry, elle renoncerait ainsi, une fois encore, à donner satisfaction aux militants.  

11:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

06 avril 2010

Promotion de Pâques de la Légion d’Honneur : une audoise, Gisèle Jourda, nommée Chevalier par le Président de la République.

photo gisèle jourda.JPG Sur sa « réserve présidentielle », et au titre  du Ministère de l'emploi, de la solidarité et de la fonction publique, le Président de la République vient de nommer Mme Gisèle Jourda, présidente de l'APAJH (Association pour l'aide aux jeunes handicapés) de l'Aude, au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur.

Membre fondatrice de l'Assemblée des femmes-Observatoire de la parité du Languedoc-Roussillon, sénatrice suppléante du sénateur Marcel Rainaud, président du Conseil général de l'Aude, conseillère municipale de Trèbes, Mme Jourda, cadre de la fonction publique territoriale et très proche collaboratrice du député maire de Limoux,  Jean-Paul Dupré, diplômée de Lettres modernes, titulaire de la Médaille communale d'argent, présidente fondatrice dès l'âge de 19 ans du Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples à Carcassonne, a toujours considéré « comme essentiel l'accompagnement des plus faibles face à une société ou le chacun pour soi prend de  plus en plus le pas  sur le chacun pour tous ».

Dans son village de Trèbes (Aude), Gisèle Jourda a été faite marraine du Corps des sapeurs pompiers.

L'Assemblée des femmes - Observatoire de la parité se félicite une fois de plus de l'honneur accordé par la République à l'une de ses membres.

L'Association  souligne que pour la huitième fois, depuis janvier 2008 la promotion de la Légion d'honneur, comportant 48,77% (396 hommes et 377 femmes) de femmes est paritaire. Elle observe que la parité est désormais en train d'entrer dans les mœurs,  tout au moins dans les promotions et nominations des Ordres Nationaux. L'Assemblée des femmes - Observatoire de la parité du LR, estime néanmoins qu'il reste encore beaucoup à faire en matière de représentation des femmes dans les institutions de la République, dans certaines de ses  assemblées politiques élues ainsi que dans les instances dirigeantes des entreprises.

 

18:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)