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30 mars 2010

Maison closes

     Réouverture des Maisons closes : c'est le cadeau aux femmes que nous fait la nouvelle Rapporteure générale de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, Service du Premier Ministre à Paris, Chantal Brunel, députée UMP  qui propose ainsi de faire de la prostitution une activité professionnelle..

            Dans un communiqué, le Mouvement Citoyennes Maintenant, « s'indigne de la remise en cause du principe éthique et humaniste du respect sans condition du corps humain en général et du corps des femmes en particulier »  et appelle tous les défenseurs des droits de l'être humain à s'unir pour combattre cette indignité.

            Le Mouvement Citoyennes Maintenant rappelle en outre :

« En 1946, il a été mis un terme à un régime « réglementariste » que la France avait d'ailleurs, inventé et expérimenté, en interdisant les maisons de prostitution qui se sont révélées être, en fin de compte, des établissements à risque sanitaire, de séquestration et de traite des femmes.

En 1960, en ratifiant la Convention des NATIONS UNIES de 1949, puis en adoptant ,notamment, les deux Ordonnances  qui posent le socle de notre système, la France est définitivement entrée dans le champ des pays abolitionnistes et interdit donc de tirer profit de la prostitution d'autrui. »

Comment, s'interroge le Mouvement,  des «  représentant(e)s élu(e)s du Peuple français pourraient, au mépris de tous les droits fondamentaux, proposer une loi qui va à l'encontre de tous les principes que défend notre pays ? ».

« Certains pays européens réglementent le proxénétisme. Ce sont eux qu'il faut  gagner au principe abolitionniste et non le contraire, alors qu'il est démontré que ces pays sont désormais confrontés à des problèmes très durs de criminalité organisée.

Cette proposition aberrante est en fait « cousue de fil blanc ».Sous couvert de vouloir se préoccuper du « bien-être » des prostitué(e)s, il s'agit en fait de se préoccuper surtout du confort  des clients dont la demande est incessante et de drainer, à travers des réseaux hôteliers  « honorables » les énormes profits dégagés par la prostitution.

 Le cynisme de ce projet est intolérable : il va permettre d'organiser l'exploitation sexuelle des femmes en situation de  précarité et de pauvreté  en se donnant la bonne conscience d'être dans la nécessité d'aménager une fatalité.

Des milliers de femmes, françaises et étrangères, continueront, sous le label d'une « profession » qui, elle, ne sera jamais « honorable », d'être contraintes par les coups et les viols par les trafiquants internationaux qui ne peuvent que se réjouir à chaque fois que saute un  verrou abolitionniste ».

citoyennes maintenant
Adresse(s) de messagerie :
  citoyennes@gmail.com

 

 

08:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Bonsoir,

la prostitution, travail du sexe.

En cas de refus répété d'un emploi conforme à sa formation les indemnités de chomage seront perdues.

Donc, à quand des emplois de "travailleuses du sexe" proposés par pôle emploi ?

A quand les proxénètes de tous bords rebaptisés "Entrepreneurs" du sexe ?

J'ai mal à ma France et cela me remémore deux citations.

"Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu’au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur demander pardon."
Alfred de Vigny

Et, concernant la parité.

"Il n'est nullement question de faire gouverner la société par les femmes mais bien de savoir si elle ne serait pas mieux gouvernée par les hommes et par les femmes"

John Stuart MILL

Ne pas pénaliser la prostitution mais le proxénétisme et l'usage (le "client")

Merci de votre lecture.

Écrit par : Francis | 30 avril 2010

Si l’Etat a parfaitement le droit et le devoir (au nom de la protection de la liberté de chacun) de pourchasser les proxénètes qui imposent, généralement par la violence, leur déchéance à ces filles soumises, s’il doit (au nom de la lutte contre le trafic des êtres humains) pourchasser les hôteliers véreux qui tirent profit de la prostitution, s’il peut même (au nom de la tranquillité des lieux publics) interdire le racolage, à quel titre pourrait-il interdire à une femme (ou à un homme) de « vendre ses charmes », selon l’expression consacrée, dès lors qu’elle est consentante (ou il) et qu’il n’y a pas trouble à l’ordre public ?

Alors ? Eh bien, finalement, il vaut sans doute mieux, comme toujours, être intransigeant sur les principes. Quitte, en effet, à fermer les yeux de temps en temps. Non, il ne faut pas rouvrir les maisons closes ce qui reviendrait à tolérer les maison de tolérance et à donner la bénédiction de la République à la prostitution. Il faut poursuivre la lutte contre le proxénétisme, contre les hôteliers véreux et complices, contre la racolage et refuser le principe du moindre mal qui n’est jamais rien d’autre qu’une forme de capitulation par lâcheté.

Écrit par : gode | 25 juillet 2010

Les commentaires sont fermés.