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11 mars 2010

Oukases et Commandement

 « J'ai, m'écrit un militant socialiste,  posté sur le groupe "Violence faite aux femmes", sur ton groupe de soutien et d'autres groupes pour les droits des femmes sur la Coopol - entende la Coopérative politique, le « Réseau social du Parti socialiste pour tous ceux qui veulent débattre et agir à gauche »-  des liens vers les articles de Midi-Libre portant sur ta "remise de médaille" et vers ton blog, accompagnés de résumés. 

Les animateurs de la Coopol ont considéré cela comme du "spam". La définition du spam : http://fr.wikipedia.org/wiki/Spam  "une communication électronique non sollicitée, [...] Il s'agit en général d'envois en grande quantité effectués à des fins publicitaire. 

A mon sens, il s'agissait seulement d'informer les militant(e)s du PS et les sympathisants ayant accès à la Coopol de l'injustice dont tu es victime.  

Je ne regrette rien : ton groupe de soutien sur la Coopol comportait 389 membres au moment où j'ai été puni (la première fois depuis que j'ai chopé des heures de colle au Lycée HenriIV de Béziers il y a quelques années déjà!) et traité de "maniaque de Geneviève Tapié" (l'expression vient des responsables de la Coopol).
Sérieusement, cet incident à mon sens montre la nervosité des responsables du PS et doit encourager toutes celles et ceux qui le peuvent à intervenir sur la Coopol pour te soutenir et soutenir les socialistes du Languedoc-Roussillon victimes des oukases de Solferino ».

 

            Des « maniaques », ici, c'est vrai,  on n'en manque pas !

            Prenons l'histoire de la Commandante Marie-Ange Parère*, première femme, en 1990 à diriger une caserne de sapeurs pompiers à Béziers, avant d'être, dans une indifférence quasi-totale, démise de ses fonctions par le maire Raymond Couderc en 1999, puis, moralement dégradée par sa hiérarchie, le SDIS de l'Hérault, placé pourtant sous la présidence d'un  élu, humaniste, socialiste de surcroît et donc par « principe » féministe (Martine Aubry l'a rappelé le 8 mars à Montpellier) ;  le tout pour avoir voulu remettre de l'ordre et exercer son commandement sur un Corps de 120 hommes... qui vraisemblablement n'en voulait pas !

            Quinze ans après, dans ses attendus, «  la décision de mettre fin aux fonctions de chef de la caserne de Béziers est illégale et la perte de ses prérogatives » - Mme Parère, privée entre autres de son logement de fonction, a passé 10 ans dans un placard du SDIS 34 à Vailhauquès - « ayant entraîné la déconsidération auprès de ses collègue et de ses supérieurs doit être réparée »,  la Cour administrative d'appel  de Marseille vient de condamner son employeur a lui versé 16 500 euros**.

            Le Colonel Christophe Risdorfer, patron du SDIS 34 a « donné l'ordre de payer » !

            Il ne manquerait plus qu'il ne le fasse pas !

            Mais l'honneur de cette femme vaut bien plus que cela. Depuis 10 ans la Commandante attend ses galons de Lieutenant Colonel.

            Vous auriez, Colonel Risdorfer, si vous les lui accordiez, c'est légitime, l'expression de tous mes respects.

            C'est ainsi qu'on s'exprime chez les pompiers, non ?

 

* Voir aussi sur ce blog : Colonel et Commandante, 15 MAI 2006.

** La Gazette de Montpellier, 11 MARS 2010

             

 

 

 

           

10:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je suis très heureux de vous voir évoquer l'affaire de Marie-Ange Parère, mais vous reprenez un extrait de mon article paru ce jeudi 11 dans La Gazette de Montpellier sous ma plume sans citer l'hebdomadaire, je trouve que c'est dommage.

Écrit par : AUBERT Jean-Marc | 11 mars 2010

Les commentaires sont fermés.