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09 février 2010

Brins d'enfance de Line Fromental

Line Fromental.JPGLes Dimanche, « les souliers blancs qui blessent au contrefort... et l'élastique de la chaussette en laine qui étrangle le mollet sous le genou ! », le ton est donné d’emblée par Line Fromental dans des « Brins d’enfance »* qu’elle vient de publier aux Editions du « Papillon rouge ».

            « Quand je serai grande, je serai architecte ». Elle est devenue pharmacienne, a épousé un médecin, et, peut-être lassée des vapeurs du laboratoire, s’est mise à écrire, elle a travaillé dans la presse écrite, avant de nous offrir les brins de cette enfance qu’elle nous raconte avec talent.

            Dans les années 1950, le Mas de Londres, une commune proche de Saint Martin de Londres,  abrite la maison du Tonton et de la Mamé, un Mas, blotti contre l’Eglise, au village, c’est Le Château, et si c’est bien loin d’être le luxe,  elle y passe ses congés, ses vacances,  pour Line,  sans coup férir,  c’est la vie de château.  

             Pensez ! « Au Château, Mamé est sonneuse de cloches… » ; à la campagne, « la cloche de l’église rythme le quotidien … », et « sonner la cloche donne des avantages … » à cette petite fille qui pointe du doigt, déjà, ses différences : « entrer dans le chœur, exclusivement réservé aux garçons et aux hommes, curé et acolytes, pour réparer un peu l’innommable injustice ». Et de la Mamé, dont on dit qu’elle n’a jamais travaillé :   « Je ne comprends pas bien : elle travaille toute la journée ».

            Avec justesse, Line va alors nous brosser un dessein de femme, veuve, un enfant de six ans sur les bras, un autre qui allait venir au monde. Alors, il faut se débrouiller. On l’aide un peu dans le village pour les vignes, mais il faut survivre. Seule,  elle cultive un jardin, élève poules et lapins et… brode, brode, brode … Des bas de soie, (pour les industriels de Ganges ?) « sans quitter son mas, toute la journée, toute l’année »,  à en perdre la vue.

            Tout y est dessiné, illustré.  Le trait de l’auteure est sûr : la cheminée, la maison des animaux, le camion de Caizergues l’épicier, la chambre où l’on étale les cartes de Mamé (son « Trésor » de cartes postales) sur le lit.

            « Et puis, Mamé nous a quitté… ». Pas sûr!

            Car si vous allez sur le haut du village au Château, vous verrez qu’elle est toujours là !

 

* Brins d’enfance – Line Fromental – Le Papillon rouge Editeur-         224 pages – 19, 90 euros.

 

 

18:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Merci pour cette découverte !

N'y a-t-il pas un erreur dans le titre ("Lise" dans le titre, "Line" dans le corps de l'article) ?

Écrit par : Pénélope | 10 février 2010

merci pour ce petit moment de fraicheur et de tendresse.
claude oliard

Écrit par : oliard | 07 avril 2010

Bonjour,
Un(e) certain(e) Fromental aurait écrit :
"Si le fer et le feu sont les crimes des hommes, c'est l'insatiable douceur des femmes qui rachètera l'humanité"
Est-ce Line Fromental ou quelqu'un d'autre ?
Quelqu'un peut-il me renseigner ?

Écrit par : lebrun | 21 août 2010

Bonjour,
Un(e) certain(e) Fromental aurait écrit :
"Si le fer et le feu sont les crimes des hommes, c'est l'insatiable douceur des femmes qui rachètera l'humanité"
Est-ce Line Fromental ou quelqu'un d'autre ?
Quelqu'un peut-il me renseigner ?

Écrit par : lebrun | 22 août 2010

Réponse au mail de M/Mme Lebrun du 21 août 2010

"Si le fer et le feu sont les crimes des hommes, c'est l'insatiable douceur des femmes qui rachètera l'humanité"...
Désolée, je n'ai pas écrit cette belle phrase, bien qu'il m'arrive d'avoir des pensées du même ordre. Mais ne pensez-vous pas que l'auteur en est plutôt un homme ?
Cordialement,
Line Fromental

Écrit par : Line Fromental | 23 août 2010

Les commentaires sont fermés.