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12 janvier 2010

La parité hors de la loi

Une fois balayé devant sa porte, ou plutôt celle du PS (Voir « Pas de fourmi », 7 janvier 2010), il est normal de s’interroger sur ce qui se fait dans le camp d’en face ou chez la concurrence en matière de féminisation des têtes de liste pour les élections régionales.

            A la question que je lui ai posée, Emmanuelle Latour, Secrétaire générale de l’Observatoire sur la parité entre les femmes et les hommes, Service du Premier ministre, précise « que malheureusement ces données ne seront publiables qu’à la suite de l’enregistrement officiel des listes, soit le 20 février ».

             C’est juste. Toutefois, le site de WIKIPEDIA donne quelques indications.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_r%C3%A9gionales_fran%C3%A7aises_de_2010.

            Dans le camp d’en face, l’UMP, désigne 3 femmes pour conduire les listes en Région Midi-Pyrénées, Ile de France et Bretagne. Ces heureuses élues auront notamment pour tâche de « déboulonner » un poids lourd du PS, Martin Malvy en Midi-Pyrénées, et un sortant bien accroché (il a déjà fait deux mandats) en Ile de France, Jean-Paul Huchon.

            Côté concurrence, les Verts (Europe Ecologie)  très pro-paritaires dans les principes, font à peine mieux : ils désignent 5 femmes dans les 22 régions métropolitaines, ce qui fait un gros 22%. Mais là aussi, côté qualité des investitures, les candidates auront fort à faire contre les sortants. Toujours en Ile de France, mais aussi en Aquitaine et Poitou-Charente  avec  Alain Rousset (deux mandats à la clef) et Ségolène Royal dont on ne présente pas la ténacité.

            Quant au NPA, dans la Région dite « phare », selon Jean-Luc Mélanchon, il s’est bien gardé d’investir une femme pour conduire ses destinées. Et quant à donner des leçons, allons jusqu’au bout : ils sont 8 sur la photo  pour annoncer le 8 janvier « un accord presque finalisé avec la gauche de la gauche ». Mais, en y devinant à peine une silhouette féminine, on peut affirmer qu’ils  demeurent bien fâchés avec la parité.

            C’était donc la « parité hors de la loi », puisque vous le savez, les têtes de listes ne sont pas soumises à incitation légale.

18:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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