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27 octobre 2009

Devoir de mémoire

Le député maire de Narbonne, Jacques Bascou, a donné le nom de Françis Vals, au nouveau gymnase du collège Jules Ferry de Narbonne.

            Je salue cette initiative qui sort des oubliettes celui qui fut à la fois une grande figure de la politique locale et une star du ballon ovale, Françis Vals. Car, non content d’être l’auteur de l’essai de la victoire qui a fait du Racing Club de Narbonne un champion de France en 1936, Françis Vals, un ancien instituteur de Leucate, était devenu par la suite un acteur politique majeur. Député maire de Narbonne jusqu’en 1971, un temps président du Conseil général de l’Aude, signataire du traité de Rome, parlementaire européen, président de la Commission des finances, président de la Commission du développement, signataire des accords ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), président du Groupe socialiste européen, il présida aussi le tout jeune Conseil régional Languedoc-Roussillon, élu en 1973 pour la première fois, à la suite des lois sur la décentralisation de 1972.

            J’avais fait, sans le nommer, référence à Françis Vals dans un précédent billet (« Les bonnes feuilles de Midi-Libre … aujourd’hui », 19 septembre 2009) en rappelant le soutien déterminant que Georges Frêche lui avait apporté à l’occasion de cette élection.

            Mal m’en a pris.

            Des commentateurs de la galaxie dite « anti-fréchiste », zélés dans le confort douillet de leur anonymat ont cru bien faire pour servir leurs desseins anti-socialistes de salir la mémoire de celui, je m’en honore qui fût mon ami, Françis Vals.

            Non, Françis n’était pas comme le prétendent ceux qui ne connaissent le Parti socialiste qu’au travers de mémoires doctement écrits, cet « homme de paille » que Georges Frêche aurait en 1973 placé à la Région pour gouverner à sa place. Le dire, c’est insulter sa mémoire et Bascou l’a bien compris.

            Les vrais historiens du PS languedocien vous diraient que les deux hommes, Vals et Frêche avaient du Languedoc –Roussillon une véritable vision. Et que le premier, voyait dans le second, de trente ans son cadet,  celui qui serait le plus à même d’incarner et de porter ses convictions, ses valeurs, et son engagement au service de la Région.

 

11:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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