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15 juin 2009

On n'achève pas les partis!

Que Mr Valls, député maire socialiste d’Evry ou Mme Felippetti, députée de Moselle et candidate malheureuse aux élections européennes, 3e de la liste elle a ratée une « reconversion » anticipée an Parlement européen, se le tienne pour dit ! On n’achève pas les partis politiques et «  ceux qui vendent la peau de l’ours, et s’attendent à voir le PS s’affaisser jusqu’à trépasser risquent à avoir à attendre longtemps ».

Le problème, c’est que ces « jeunes pousses » comme on les appelle ne semblent pas le savoir. Alors, à chaque élection ratée-il est vrai que depuis quelques temps ils ont de l’entraînement-, ils ressortent leur credo : changer le nom, jeter la référence au « socialisme », démodée à leurs yeux aux orties, oublier la rose, bref, tuer le parti … et bien entendu, « organiser des primaires » auxquelles l’un des deux au moins se porte lui même déjà candidat.

Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’en temps de paix, à gauche, un parti ne meurt pas. Il se déchire, se désunit, mais survit sans qu’on ait à dresser son acte de décès : le  sauvetage des naufragés de la SFIO par le PS de François Mitterrand en 1971 est un cas d’école. Et que seules des guerres et des révolutions peuvent emporter un groupement politique. Et encore ! Le Parti communiste interdit en 1939 a repris des forces en 1941 ; Daniel Mayer a ranimé la SFIO clandestine ; après la Libération, les vieux partis de gauche on repris les rênes en torpillant le rêve d’un « parti de la Résistance ». Seule exception, la mort « assistée » du PSU de Rocard en 1990, faisant signer son acte de décès par ses derniers militants.

Il est vrai que Mr Valls en son temps se prévalait de cette formation ou tout au moins de son leader. Mais à y regarder de plus près, je ne crois pas qu’il puisse s’inspirer de cette « fin de vie » pour torpiller le Parti socialiste.

Alors, à ces « jeunes pousses » dont l’existence tient au fil des propos que leur accordent les médias, je conseillerais quand même avant de parler de se plonger dans ces « Tombeaux pour la gauche »*. Ils pourraient au minimum mieux nourrir leur réflexion.

 

* Jean-Pierre Rioux, Tombeaux pour la gauche, Presse de science Po.

 

19:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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